Quand j’ai quitté définitivement le monde du travail en 2017, j’ai eu peur.
Peur de m’ennuyer, peur de m’isoler, peur de me sentir inutile, peur de perdre l’identité que me procurait ma job, peur de manquer d’argent.
Difficile de faire autrement quand ton banquier discrédite ton plan de retraite et que tout le monde a sa petite théorie sur tout ce qui peut mal aller.
J’ai douté. Plus que je l’ai laissé paraître.
Certes, neuf ans plus tard, je constate que j’étais dans le champ. Et mon banquier aussi!
Voici un bilan 100% honnête:
Le hamster
Le 9 à 5 est un tourbillon. Inutile d’essayer de nager à contre-courant, on se laisse porter par la vague et on subit.
Un courriel avec un petit drapeau rouge, une rencontre urgente, un collègue malade, une restructuration organisationnelle, un accident sur la 40… On est toujours en réaction.
C’est seulement une fois couché dans son lit, tous les écrans fermés, qu’on sort enfin la tête de l’eau. Les grandes questions existentielles surgissent (surtout le dimanche soir).
Or, une fois retraité, ce moment de lucidité devient quasi-permanent. Sans toutes les distractions, ça laisse beaucoup de place à la réflexion.
Qui suis-je vraiment, derrière les étiquettes apposées par la société? Quels sont mes intérêts réels, au-delà de ceux inscrits dans mon CV? Quelle est MA définition de la réussite?
Le métro-boulot-Costco-dodo est étourdissant, mais la vie à l’extérieur de la matrice l’est tout autant. Du moins, dans les premiers temps.
Quand toutes les remises en question étouffées pendant des décennies émergent enfin, le petit hamster se fait aller!
De workaholic à funaholic
Nous ne sommes pas programmés pour vivre librement.
Nos parents, nos profs, puis nos patrons nous disent quoi faire et dictent notre emploi du temps. On suit la parade! C’est sécurisant et confortable.
Puis, à la retraite, on se retrouve comme un wagon sans locomotive. Habitué à se laisser porter par la routine, on ne sait plus trop comment occuper ses journées.
Pour ma part, j’ai vacillé durant plusieurs mois.
Au début, je voulais trop en faire. Chaque heure non-travaillée se devait d’être une expérience extraordinaire. J’avais L’OBLIGATION de savourer chaque instant à fond.
Un pique-nique avec un ami, un 5 à 7 avec un autre, un film au cinoche entre les deux. Je poursuivais machinalement la course effrénée que j’avais entamée dans le monde corpo.
De workaholic à « fun-aholic »!
Pas facile de se défaire de la culture de la performance. Ironiquement, ça m’a pris pas mal d’efforts pour devenir moins performant (et plus heureux).
L’enrichissement involontaire
Au niveau financier, j’ai fait l’inverse. J’ai dépensé très peu lors de mes premières années de retraite.
Dès la deuxième année, en 2018, les indices boursiers ont reculé et j’ai eu la trouille. Surtout que plusieurs économistes annonçaient le début de la fin.
Donc, nous avons mangé moins de Damas et plus de Mama Bangkok.
Puis, contre toute attente, la bourse s’est enflammée. Avec des dépenses modestes et des rendements annuels de 15-20%, l’enrichissement fut quasi-inévitable.
Même l’inflation n’a pas été de taille contre la machine à croissance qu’est la bourse.
Parmi les 72 scénarios que j’avais analysés avant de dire adieu à mon boss, aucun ne s’est approché de la réalité. En fait, l’astrologie aurait probablement donné des prédictions plus justes!
Bref, j’ai aujourd’hui beaucoup plus de latitude budgétaire. Je pourrais me payer un gros pickup, si l’envie me prenait. 😉
À mi-chemin entre LEAN FIRE et FAT FIRE, je suis désormais CHUBBY FIRE.
La petite vie
À la retraite, plus on passe du temps en couple, confinés à un petit espace, plus nos défauts sont exposés, voire amplifiés. Vous en avez eu un aperçu durant la pandémie.
Dans mon cas, la retraite a révélé mon côté hyperactif, neat freak et impatient.
Je suis du genre à passer l’aspirateur, à pleine vitesse, en époussetant les meubles au passage et en écoutant de la musique à tue-tête.
Pas idéal pour Van-Anh qui pratique la méditation et le yoga!
Je me souviens d’une fois où elle a levé les bras en l’air en signe de victoire quand je lui ai annoncé que j’allais écrire un article de blogue à la biblio. « Alléluia!!! »
Une fois retraité, la petite routine peut vite devenir écrasante. D’où l’importance d’initier des projets qui donnent un nouveau sens à son existence.
Comment faire?
En arrêtant de se regarder le nombril et en levant les yeux vers le monde, il est extrêmement facile de trouver quelqu’un à aider ou quelque chose à embellir.
Voilà, selon moi, l’ultime façon de se réaliser (et de donner un break à sa blonde).
Le niveau supérieur
Est-ce que je vous ai dissuadé de vouloir prendre une retraite hâtive?
Bien que ce mode de vie requiert un effort d’adaptation, je crois qu’il permet de débloquer le niveau supérieur de la pyramide de Maslow.
Les questionnements et les remises en question, quoique inconfortables, mènent à une meilleure version de soi-même.
Après plusieurs essais et erreurs, je me suis bâti une « vie sur mesure ». Une vie extraordinairement lumineuse et satisfaisante.
Ma recette:
- Passer l’hiver au Vietnam et l’été à Montréal.
- Partir en voyage à quelques heures de préavis.
- Aider les autres.
- Planifier les journées, une heure à la fois, selon la météo.
- Réaliser des projets, à mon rythme, selon mes valeurs.
- Me déplacer à vélo ou à pied.
- Me réveiller sans cadran.
- Prioriser ma santé.
- Faire des rencontres inspirantes.
- Créer.
- Vivre.
Van-Anh et moi, n’arrivons toujours pas à y croire. Régulièrement, nous nous regardons en disant « C’est quand même pas normal ce qui nous arrive! »
C’est avec beaucoup d’humilité et de gratitude que nous vivons notre « best life ».
Qu’est-ce qui vous inquiète le plus par rapport à la retraite?

Salut JS,
C’est un arrêt de 6 mois pour épuisement professionnel qui m’a obligé d’apprendre à ralentir et à sortir de l’anxiété de performance. Ça été anxiogène au début, je me cherchais des objectifs, des projets, tout pour remplir l’impression de vide d’être devant une infinité de choix.
J’ai fini par ralentir et finalement me reposer. Apprendre le bonheur du rythme lent, la créativité que catalyse l’ennui.
Finalement, au moment de retourner au travail, les conditions de retour progressif me semblaient trop contraignantes, elles me mettaient en plein visage les raisons qui m’ont mené à l’épuisement… J’étais guéri et je ne voulais plus accepter de revenir au même rythme.
Par chance, ce 6 mois d’arrêt m’a permis de passer de la phase d’accumulation à la phase de decaissements en douceur. On ne le lit pas souvent, mais ce changement est difficile, c’est contre nature après des années frugales à investir de décaisser. Ça et le repos forcé m’a ouvert la voie toute grande pour passer au mode FIRE. Je ne suis pas retourné au travail finalement…
Salut Étienne,
Je suis content d’avoir de tes nouvelles!
Ça prend souvent un événement déclencheur pour nous forcer à sortir de notre zone de confort. Moi aussi, à l’époque, j’ai été témoin de plusieurs collègues qui sont partis en congé de maladie à cause d’épuisement. Je me voyais comme la prochaine victime.
Pour ce qui est du décaissement, oui, en effet, c’est un choc. J’envisage en parler dans un prochain article. Nous avons encore parfois du mal à dépenser.
Profite pleinement de ta liberté!
Toujours très intéressant de vous lire. J’aime lire les commentaires des gens aussi.
Je trouve le décaissement plus difficile comparé au fait d’avoir économisé pour ramasser de l’argent. Comme si ramasser de l’argent nourrissait mon besoin de sécurité et décaisser venait ébranler ma sécurité financière. Est-ce que vous avez déjà abordé ce sujet ? Quelqu’un d’autre l’a mentionné un peu plus tôt dans les commentaires ici.
Merci Tess!
J’aborderai justement ce sujet dans un prochain article. J’ai déjà un brouillon.
Ma blonde et moi avons encore de la difficulté à dépenser (comme tout le monde). Le muscle frugaliste est trop développé!
Restez à l’affût!
Bonjour,
Est-il possible de connaître le montant de l’actif et le passif que vous aviez quand vous avez pris votre retraite?
Merci
Bonjour Nathalie,
Étant donné que mon identité est connue, je choisis de tracer une ligne entre ma vie personnelle et ma vie publique. Je préfère ne pas divulger mon actif (pour le moment).
Certes, tous les blogueurs ont à peu près le même montant au moment de se déclarer FIRE.
Ils n’ont normalement pas de passifs, souvent une propriété payée et un actif net d’environ 500k-600k$.
Un actif net de 500 K avec une maison payée, ça m’apparaît peu. J’imagine que Jean-Sébastien voulait plutôt dire « portefeuille net ».
Salut R911,
500k en placements + une maison payée.
Ceci implique de vivre avec 20k$ par année, sans devoir payer de loyer ou faire des paiements hypothécaires.
Merci ! Oui le muscle frugaliste est vraiment développé, c’est devenu une seconde nature. Dans mon cas, j’ai peu de rêves dispendieux, ça ne m’attire pas. J’ai tellement eu peur de vivre ma vie les poches vides mais je ne souhaite pas mourir les poches pleines non plus.
Tess,
Je recommande le livre « Die with Zero ». Il y a un risque de manquer d’argent, mais il y a aussi le risque d’avoir trop.
J’en parlerai dans un prochain article…
Au plaisir!
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Je suis rendu retraité depuis Septembre 2025. J’ai été « forcé » de quitter la compagnie à laquelle j’étais actionnaire et que nous avions vendu en 2022. Comme il arrive souvent dans ce genre de transaction, le nouveau management place ses pions et l’ancienne garde est poussée dans le précipice ! 🙂 Je n’étais plus heureux de toute façon et c’était clairement la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Je viens de franchir mes 50 ans et j’avais prévu depuis longtemps ce jour ou je quitterais (ou que je me fasse « quitter ») donc j’avais investi dans l’immobilier et à la bourse depuis 2003. La finalité est que je goute désormais à la liberté, une liberté qui m’était accessible depuis près de 8 ou 10 ans mais la peur de l’inconnue m’a fait accrocher à une job que je n’aimais pas. Ma créativité est maintenant revenue et j’ai la tête plein de projets. J’ai des journées tellement remplis de chose que j’aime faire. La cerise sur le sunday est que mon décaissement est bien plus bas que l’augmentation de ma valeur. La roue est en partie et elle ne semble pas vouloir ralentir!
Félicitations Steve!
Tu avais un plan B, alors disons que ça aide pas mal à relativiser ce genre de situation. Ce qui aurait pu être perçu comme un malheur (pour la plupart des travailleurs) est pour toi un bienfait.
Après quelques mois de liberté, tu dois commencer à trouver ton rythme. En plus, le beau temps arrive!
Quand tu veux pour une bière en terrasse!
*** Et oui JS nous serions dû pour un petit lunch ensemble ! 🙂
Chubby FIRE ????????????
Prendre sa « retraite » c’est aussi prendre du temps pour découvrir qui on est réellement. Notre style de vie est souvent façonnée par les autres, familles, amis, collègues, qui pensent nous connaitre et qui s’attendent à ce que l’on fasse ceci ou cela. C’est surtout ça qui est désemparant, retrouver sa voie, ce qui nous rend heureux, sans agir en fonction des autres.
Et ça prend du temps pour le réaliser… d’où l’idée de commencer jeune ????
Bravo pour ce parcours !
Bon ben je crois que les bonhommes sourires font des points d’interrogation …
Bonjour,
Je veux simplement te remercier d’avoir partagé ton parcours et de continuer de le faire.
J’ai vraiment beaucoup appris grâce à ton blog et surtout tu m’as donné un point de vue différent qui m’a fait remettre en question beaucoup de choses que je croyais être inévitable.
J’ai ensuite lu d’autre blogs, écouter des podcast et lu plusieurs livres et j’ai finalement pris le contrôle de mes finances et investit moi-même.
Je suis sur la voie d’être financièrement indépendante dans 9 ans, et je suis confiante de pouvoir aider mes enfants dans leurs apprentissages financiers.
Tout ça c’est parce que je suis tombée par hasard sur ton blog, il y a quelques années.
Alors un gros merci pour le partage, tu changes des vies 🙂
Merci infiniment lilc!
J’apprécie vraiment vos bons mots.
J’ai moi-même été influencé par des blogues américains en début de parcours. Si tout le monde redonne au suivant, le monde deviendra meilleur.
Mes plus sincères voeux de liberté!
Salut David!
Mon budget n’est pas obèse, mais légèrement enveloppé.
Je dirais même que cette réflexion devrait débuter avant la retraite. Le regard des autres nous mène parfois à prendre des décisions ridicules. Il suffit de marcher au centre-ville durant le Grand Prix pour le constater. 😀
À bientôt mon ami!
Je suis pas mal dans le minimalisme … mais comment ça prend réellement pour prendre une retraite comme la vôtre ? Vous ne mettez jamais de chiffre. Vos placement c’est quoi? Économiser juste en 10 ans ??si vous vous l’avez fait . Je pense que je pourrais le faire . Personne ne met leurs actifs sur YouTube . Mouillez vous un peu !! Haha . Je veux une vie libre comme la vôtre !! Merci!
Une règle du pouce est d’avoir en caisse 25 fois votre cout de la vie car ça correspond à un rendement de 4%). Donc, il vous faut commencer par savoir combien ça vous coute de vivre. Vous pouvez aller voir sur le site de la RRQ qui a un excellent calculateur de retraite.
Si vous visez FIRE avec des enfants, et que vous êtes à la recherche d’inspiration et/ou de motivation via les données, je publie ouvertement mes chiffres sur mon blogue (actifs, passifs, actif net, budget, valeur et composition du portefeuille, etc.). Ça peut vous donner une idée…
Merci de penser aussi à ceux.celles qui ont des enfants et qui doivent donc prévoir davantage.
Ça me fait plaisir ! 🙂
Si je peux aider les familles avec de jeunes enfants à planifier/atteindre FIRE et à les encourager/motiver durant leurs parcours, j’aurai atteint mon objectif ! 🙂
Salut Mathieu,
Plusieurs blogueurs partagent déjà leurs chiffres et ils sont pas mal toujours similaires.
Les couples ont normalement environ 1M$ (environ 500k – 600k$ par personne) au moment de se déclarer FIRE.
Mon cas n’est pas bien différent.
Ce montant est calculé grosso modo en multipliant les dépenses annuelles par 25 (ou par 33 pour les plus conservateurs).
Le parcours vers la l’indépendance financière m’a pris environ 14 ans. J’explique les détails dans mon livre, La retraite à 40 ans. Voici un résumé: Mon plan pour la retraite
Depuis quelques années, j’investis dans XEQT. Voici mon article sur le sujet: Les nouveaux FNB dont votre banquier ne vous parlera jamais
Voici un exemple concret qui illustre le processus pour devenir millionnaire: Comment investir en bourse et devenir millionnaire?
Bon parcours vers la liberté!
Pour ma part, quand je mettrai en oeuvre mon plan de décaissement flexible, car entre-temps je reste encore en phase d’accumulation accélérée, je ne pourrai pas choisir XEQT comme moteur de croissance anti-inflation à long terme (15 ans et +) parce que je serais bien trop surpondéré en actifs canadiens, puisque je compte sécuriser au moins 5 ans de décaissement dans le FNB fonds monétaire ZMMK (il rapporte le taux directeur), alors que le Canada ne représente que 3 % de la capitalisation mondiale! Dans une répartition entre eux deux de 85/15 ou 75/25, on verra. Je songe à VXC qui est très bien diversifié sur le plan mondial, mais sans le Canada : https://global.morningstar.com/fr-ca/investissements/fnb/0P00013MBZ/cours
PFG,
Je ne savais pas que vous étiez encore en phase d’accumulation. C’est le mot « accélérée » qui me fait peur. Soyez prudent. Pour ce qui est de VXC, je sais qu’il s’agit d’un fonds de qualité. À vous de définir la diversification qui vous convient!
Souviens-toi, j’ai commencé sur le très, très, trop tard pour mon âge, faute de moyens auparavant, même si je m’intéressais aux finances personnelles depuis déjà bien longtemps déjà. Je lisais, m’informais dans le vide!
Ma phase d’accumulation « concentrée et accélérée » a été planifiée de 2018 à 2028 inclusivement. Après quoi, j’arrête d’investir tous mes droits de cotisation du CELI, je récupère ma capacité d’épargne pour la consacrer à l’établissement du plancher de mon fonds d’urgence, et je mets en oeuvre mon plan de décaissement flexible (de 3,5 à 4 voire même 5 % les belles années) anti-inflation à long terme tel que résumé ci-haut. Je balance encore, comme moteur de croissance à des fins de protection de mon pouvoir d’achat, entre ZSP, toujours et encore, et cette fois, sans doute, VXC pour sa diversification mondiale. Ce dernier n’est pas un tout-en-un, il suit un indice mondial qui est rééquilibré de façon interne comme ZSP selon exactement la capitalisation mondiale excepté le Canada dont je n’aurai pas besoin avec autant de ZMMK à l’abri des fluctuations boursières.
À noter que ZSP comporte un sérieux paradoxe par rapport à VXC : même s’il est concentré sur les 500 entreprises transnationales les plus dynamiques du marché américain qui est en fait global puisqu’il en représente 60 % de la capitalisation, et VXC aussi bien diversifié mondialement que possible avec 12 000 entreprises dont beaucoup de transnationales européennes, entre autres, ZSP comporte un meilleur rendement et moins de volatilité!
Je ne cours jamais entre-temps que le risque tout à fait « moyen » de l’économie américaine la plus représentative et dynamique, la plus résiliente de la planète (cadran de risque à 75 pour ZSP et à 65 pour XEQT), car même le maudit Toupet orange en folie tout le tour de la tête de linote n’a pas réussi à la jeter à terre bien qu’il s’y ingénie à fond la caisse.
Il ne reste plus qu’à être chanceux jusqu’à terme en évitant une séquence noire au moment de devoir transformer et adapter mon plan de transition actuel.
Je n’y aurai investi au total que 35 % de mes avoirs, donc j’ai été et demeure très prudent et conservateur, je respecte ma tolérance au risque personnelle et intime, ne crains rien!
Je ne m’inquiète pas pour vous PFG. Je sais que vous avez les choses bien en main.
Je souhaite que le rally boursier extraordinaire sur lequel nous surfons depuis quelques années se poursuive.
Bonne suite!
Adriano de passive income investing sur youtube publie son portfolio à tout les mois.
Merci pour le partage Milke!
Salut J-S, merci de continuer à documenter ton parcours et à partager tes réflexions avec la communauté FIRE du Québec.
Je pense que le « bon équilibre » est un aspect qu’on sous-estime souvent dans le mouvement FIRE : même une fois l’indépendance financière atteinte, l’équilibre n’est jamais vraiment « atteint » une fois pour toutes.
Dans notre cas, après 5 ans en mode Coast FIRE, on réalise encore à quel point les projets évoluent, les besoins changent et les remises en question reviennent constamment. Les enfants grandissent, notre vision de la vie change aussi, donc il faut continuellement s’adapter et ajuster le plan.
Ce n’est pas toujours simple à vivre, malgré l’immense privilège que cela représente! Mais en même temps, sans cette indépendance financière, on n’aurait probablement pas la liberté de faire ces choix-là et de réorienter notre vie au fil du temps.
Salut Retraite101!
La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut constamment s’adapter. J’imagine qu’avec des enfants ce fleuve ressemble plus à des rapides de classe 6. 😉
Avec la liberté vient des responsabilités. Il s’agit d’un privilège, mais aussi d’un certain fardeau mental additionnel. C’est tellement plus simple de suivre aveuglément le troupeau.
Je te souhaite de trouver l’équilibre et j’espère bien te croiser cet été!
« J’imagine qu’avec des enfants ce fleuve ressemble plus à des rapides de classe 6. » Exactement 😛 😛 😛
Oui, j’espère bien qu’on va se croiser cet été. Un BBQ FIRE peut-être ? 😉 La formule de l’année dernière était parfaite…
Retraite101,
Je m’enligne pour organiser mon BBQ au début de l’été. Je te consulterai pour la date.
Bien hâte de te voir!
Super ! 😀 Excellente nouvelle ! 😀
Bonjour…!
Retraitée depuis 4 ans et demie, c’est la pandémie qui m’a fait réfléchir.
Au premier confinement, à quitter pour 3 semaines (qui fut plutôt 3 mois), un retour progressif au bureau (PVM) et ne pas faire 3 heures de train – par jour – la question s’est imposée: si j’ai adoré mon premier 50 ans, que ferais-je de mon 50 ans suivant?
Comme il n’y a pas de chiffre magique pour tous, tout fut révisé. Dépenses assez simples, FNB répartition d’actifs, plan financier. Delà j’ai pris ma décision.
J’ai conservé un rythme tout doux – Lève très tôt, j’ai approché mes journées selon mes envies et météo. C’est encore le cas aujourd’hui.
À refaire? Je l’a prendrais plus tôt!
Merci pour vos partages – Vous êtes inspirants tous les deux. ????
Merci pour votre témoignage Sylvie!
La pandémie a forcé bien des réflexions. Parfois, ça prend une telle situation pour briser le statu quo.
Moi non plus, je n’ai aucun regret. Je ne sais pas comment je pourrais retourner dans le 9 à 5.
Profitez bien!
Vous sentez-vous aussi, par les temps qui courent à leur perte globale, comme du baloney entre deux tranches de pain blanc? Allez, déballe les chiffres d’horreur en toute transparence? 🙂
PFG,
Les chiffres d’horreur? Lesquels?
Je vous souhaite le meilleur de tout : la santé, rien que la santé à tout point de vue, très, très longtemps. C’est la base sans quoi rien ne va plus du tout, peu importe ton degré de liberté et d’aisance matérielle — toutes deux indissociables.
Il faut voir à quel âge en moyenne, selon les statistiques les maladies chroniques de plus en plus graves s’emparent de la plupart d’entre nous, au Québec et au Canada. À en tomber sur le cul!
À cet égard, la décade septuagénaire que j’ai entamée donne le ton à tout le reste du temps à vivre malgré tout, tant bien que mal.
Collectivement, nous n’avons rien investi dans la prévention et, maintenant, nous en payons le prix fort avec le vieillissement accéléré de la population.
Bonjour PFG,
Je vous en souhaite tout autant. Portez-vous bien mon cher!
Nos plus grandes richesses sont la santé (mentale et physique) et les relations humaines. Malheureusement, la vie moderne va souvent à l’encontre ce celles-ci.
Ce que tu décris est tellement vrai, sauf qu’à part ceux qui vivent la même chose que vous, personne ne va vous croire 😉 bien content de savoir qu’on est à la même place. On ne fait pas les mêmes choses, mais on les fait pour nous, pour vrai, pour les bonnes raisons.
Prenez soin de vous, à la prochaine!!
Sylvain & Mélanie
Salut Sylvain!
Faire la bonne chose, pour la bonne raison. Voilà ce qui résume ma nouvelle philosophie.
Nous sommes à la même place mon ami.
Portez-vous bien, à très bientôt!
« Quels sont mes intérêts réels, au-delà de ceux inscrits dans mon CV? »
Pour moi tout est dans cette phrase. J’ai l’impression de passer à côté de ma vie parfois. Je considère que je n’ai pas beaucoup de passions, car ma véritable passion c’est la découverte du monde. Je vis donc cette passion que quelques semaines par année et quelques semaines à l’organisation de ce voyage. En voyage j’ai vraiment accès à la meilleure version de moi-même et j’ai hâte de me découvrir un peu plus à la retraite.
Je suis privilégié, je pourrai prendre ma retraite du gouvernement à 54 ans avec un REER et CELI bien garnis. Personne n’en parle mais quand tu es au gouvernement tu ne peux pas partir avec ton fonds de pension et si tu quittes tu dois attendre 65 ans pour en bénéficier, c’est très rigide.
Sinon « Qu’est-ce qui vous inquiète le plus par rapport à la retraite? », je dirais de tomber malade et de ne pas pouvoir en profiter comme je veux.
Merci pour votre blogue, j’aime bien vous suivre.
Merci Marc-Oliver pour ce premier commentaire!
Je te rejoins là-dessus. Moi aussi, en voyage, je pense que je suis la meilleure version de moi-même. Les rencontres, les découvertes, les expériences, les goûts, le bruit, tous les sens sont stimulés à fond.
Puis, quand je reviens à Montréal, après 3 mois, j’ai un petit down. Disons que le niveau d’énergie et de dynamisme n’est pas le même. C’est gris, il y a des nids de poule partout et les rues sont désertes (par rapport à l’Asie).
Je te souhaite d’atteindre ton objectif et, surtout, d’avoir la santé pour en profiter.
Au plaisir de se croiser quelque part dans le monde!
Ayoye J-S
Tu décris EXACTEMENT mes états d’âme en ce moment !!
Je reviens de mon 3 mois annuels en Asie ( Thailande et Philippine ) et je suis pas mal Downer et je me demandais un peu pourquoi , tu viens de répondre à la question : toutes est gris, y’a pas de monde dans les rues , pas de sourire ,ça coûte 3x le prix on en a pas pour notre argent ici et je manque cruellement la mer c’est à peu près ça tellement que je me dis que ce 3 mois annuels ailleurs est peut être malsain car c’est comme aller skier dans les Alpes et revenir au Mont Blanc assez pour être déprimé !
Merci d’avoir mis des mots sur ce que je vivais je me sens moins seul mais je vais continuer d’aller en Asie jusqu’à ma mort !!
Salut Marc,
Les occidentaux ont des maisons immenses avec des cinéma-maison, des gyms, des piscines, des SPA, etc. Résultat: Nous avons perdu le sens de la communauté. Chacun dans sa cabane à regarder des séries télé. Une vie confortable et tellement plate.
Je m’enmuie du dynamisme et de l’effervescence du Vietnam. C’est là-bas que ça se passe!
En Asie en 3 mois j’ai pas ouvert la télé une seule fois ! Pas entendu Trump une seule fois ça c’est des vrais vacances!????
Que ce sois un lundi ou un dimanche c’est là même chose là bas y’a de la vie ça bouge ! Pas d’arrêt d’un peuple entier comme ici le dimanche soir à 20 hr pour écouter la messe solonnel de Tout l’monde en parle ou Ya du monde à messe ! Perte de temps !????
Marc,
Même chose pour moi!
Et dire qu’on pense que les jeunes retraités passent la journée devant la télé. 😉
Allo JS,
J’adore te suivre, bravo pour tes articles!
Je me demandais si ta conjointe et toi aviez sensiblement la même épargne et avez vous quitté vos emplois en même temps?
Crois tu possible un couple avec un FIRE à 40 ans et l’autre qui suit seulement 5-7 ans plus tard?
J’ai 39 ans, Je suis indépendant et je suis prêt à quitter le boulot. Ma conjointe possède une solide épargne mais pas FIRE avant 5-7 ans. Mes craintes sont surtout les attentes de ma conjointe envers les tâches ménagères, commissions, préparation des repas etc. N.b que nous avons deux jeunes enfants 4 et 5 ans. Les taches sont actuellement 50/50.
Au plaisir
Toi ou un lecteur peut me donner son point de vue?
Salut Justin,
Bravo d’avoir atteint l’indépendance financière! Tout un accomplissement!
Ma blonde et moi avons pris nos retraites à peu près en même temps.
Par contre, j’ai rencontré plusieurs jeunes retraités qui ont quitté leurs emplois respectifs à plusieurs années d’intervale. Tu as mis le doigt sur le principal enjeu. Celui/celle qui travaille déverse parfois les tâches sur l’autre qui reste à la maison. Le retraité devient en fait homme/femme au foyer.
Je pense qu’il faut avoir une bonne discussion en couple (même peut-être faire un petit contrat) avant de dire bye bye boss. Ne serait-ce que pour gérer les attentes de chacun.
Peut-être qu’un lecteur pourra témoigner de son expérience…
Merci pour ton article. Ayant pris ma retraite à 49 ans en octobre, j’ai freaké face au vide et suis retournée travailler à temps partiel et étudier à temps partiel aussi. J’arrête de travailler dans 3 semaines et je prends l’été off d’études pour profiter du beau temps de Montréal… je pense que la transition sera plus facile en été, même si les questionnements existentiels sont inévitables…
Timing parfait pour l’article, donc. Et très hâte de lire le prochain!!!
Félicitations Miss P!
J’ai atteint mon niveau supérieur grâce à la retraite. Mais, peut-être que le tien se trouve ailleurs (études, emploi, etc). La recette d’épanouissement est différente pour chacun. Donne toi le temps d’expérimenter.
Chose certaine, l’été est le meilleur moment pour plonger. La liberté est particulièrement savoureuse quand il fait soleil!
Salut J-S,
J’apprécie toujours autant te lire et ça tombe souvent dans les moments où je doute de mes plans FIRE, alors merci!
Je suis actuellement autour de 15-20% de mon objectif et je sens que j’entre dans le « boring middle » que j’essaie de rendre moins « boring »…! Je me rends compte que je ne sais pas trop à quoi mon Retire Early pourrait ressembler et c’est un peu décourageant être motivé par le dégout que le 9-5 inspire. Me semble c’est long, je sens que v’là 5 ans, quand j’ai commencé, ça allait prendre 15 ans, pis demain, je serai encore à 15 années de la liberté financière!
Je crois que c’est un bon plan pour moi cette affaire-là de liberté financière et tu me laisses entrevoir une recette possible qui me semble agréable.
Bien hâte de te lire au prochain post!
Merci beaucoup MrBrad!
Je comprends tes doutes et ton impatience. Certes, n’oublies pas que si tu as accumulé 20% du montant FIRE, tu n’es pas nécessairement à 20% du parcours. Tu es probablement plus avancé que tu le crois. Grâce aux intérêts composés, la croissance est exponentielle. La courte est quasi horizontale au début, puis vers 100k-200k elle explose.
Fais un tableau Excel ou utilise des applis comme ffpro.ca ou planifretraite.ca pour avoir une meilleure idée.
Bon parcours vers la liberté! Merci de revenir témoigner de la suite de ton aventure!
Après 9 ans de retraite, tu as encore du mal à y croire? Je ne sais pas si ça me rassure ou si ça m’inquiète ????
De mon côté, je suis en congé autorisé depuis 1 an et demi, et je viens tout juste de prolonger cette période d’une année supplémentaire.
J’ai de la difficulté à couper complètement le cordon. La peur me tient, même si je suis moi aussi dans « l’enrichissement involontaire” depuis le début du congé, une partie de moi se dit que ça ne peut pas durer indéfiniment.
Paradoxalement, ce lien avec mon emploi me sécurise, mais il m’empêche aussi de profiter pleinement de la liberté que je vis actuellement.
Dis-moi, la peur a fini par disparaitre ou tu as appris à vivre avec?
Salut Luc,
Mes peurs sont pas mal disparues.
Je ne peux pas imaginer comment je pourrais m’ennuyer. Mes journées sont trop courtes.
Et, la perte d’identité que j’ai subit est désormais insignifiante à mes yeux. L’étiquette que me procurait ma job est maintenant bien illusoire. Mon emploi, qui était au centre de ma vie, n’est qu’un souvenir flou. Ce que je considérais important à l’époque, c’est-à-dire les objectifs organisationnels, me fait sourire avec le recul.
Pour ce qui est de la peur de manquer d’argent, j’ai eu la chance de prendre ma retraite dans un contexte favorable. Par ailleurs, à la retraite, ce sont les 10 premières années qui sont critiques. Alors, j’approche le point où je peux cocher la case « finances ».
Je pense que le seul moyen de savoir est de l’essayer!
9 ans déjà hein?
Ce qui me décourage un tantinet avec les financiers et les articles qu’on voit encore régulièrement sur le sujet (la plupart du genre: les « chiffres ne tiennent pas la route », X ou Y pourrait arriver, ): ils ne vont jamais voir ceux qui ont essayé pour vrai et où ils en sont aujourd’hui.. à ma connaissance, personne n’a vécu d’échec financier. Oui certains retournent travailler par choix, mais j’ai jamais entendu une histoire qui disait que finalement, punaise, j’avais oublié de calculer l’inflation! Ou: ohhh une correction boursière, purée! j’avais pas pensé que ça pouvait arriver!
Bref on doit rappeler sans cesse que le 25x ou 30x les dépenses, c’est pour survivre aux scénarios des pires cas. Pas des scénarios optimistes, pas moyens, même pas des scénarios légèrement pessimistes, du genre qui donne le rendement de 2-4% net d’inflation souvent utilisé dans les calculs. C’est pour survivre à 40 ans de retraite de 1965-2005 (croissance qui ne dépasse guère l’inflation), ou de 1913 à 1953 (deux guerres mondiales et une grande dépression) ou encore, j’espère que vous avez l’estomac solide: de 1981 à 2021 (inflation 80s, crash dotcom 2000, grande récession 2008-2009, pandémie 2020).
Alors nous, on est tombé dans un scénario plutôt favorable. Ça donne quoi? Ça donne qu’à 3.5% de taux de retrait prévu initialement, aujourd’hui mon taux de retrait est tellement bas que c’en est presque ridicule. Je dois être créatif pour dépenser sans trop heurter mes réflexes frugaux et mon aversion innée pour la consommation superflue.
Sur ce, salutations Jeune Retraité, toujours un plaisir de te lire après toutes ces années, avant comme après le Jour L.
Un témoignage de Mr Jack!
Quelle belle surprise!
Je te rejoins à 100% là-dessus. J’ai fait une recherche « FIRE » dernièrement sur YouTube et les vidéos proposés étaient tous négatifs (probablement à cause de mon algorithme). Certes, la tendance est de dire que c’est un scam. Après la forte hausse de popularité du mouvement FIRE des dernières années, les gens commencent à abandonner.
Nous sommes tous deux bien placé pour savoir ça fonctionne. Peut-être même trop bien. Tellement qu’il faut réapprendre à dépenser.
Par ailleurs, tu as raison, après 10 ans à bloguer sur le sujet, à rencontrer des centaines de personnes, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui est retourné sur le marché du travail par manque d’argent.
J’espère te croiser prochainement. Portes-toi bien!
Mr Jack, c’est une belle surprise de te lire ici. Tu fais partie de ceux que j’ai lus et qui m’ont inspiré à mes débuts, tout comme FCLR, Mr Dividendes, etc. Au plaisir de te lire de temps en temps, ici comme ailleurs !
quel plaisir de te lire a chaque fois . merci pour tes conseils !
Merci beaucoup Isabelle! C’est mon plaisir!
Beau témoignage, merci du partage!
Ton « timing » retraite aura été assez excellent avec les rendements de 15-20% depuis (qui a l’air « facile » après coup mais tu as quand même commencé avec une drop de 20% fin 2018, baisse de 30-40% en 2020 et une autre de 15-20% en 2022 donc pas nécessairement reposant comme période) mais je me dis que la moyenne de 9-10% finira bien par rattraper un jour.
Notre couple devrait atteindre le million en placement d’ici 1-2 ans et avant nos 40 ans mais je fais plutôt mes scénarios basés sur 70-80% de nos actifs parce que je me dis que les 15-20% ne dureront pas un autre 10 ans avec les taux d’intérêts plus élevés/US qui vont devoir faire des choix un jour sur leur dette/CAPEX qui va représenter 2-3% du PIB des US ça commence à être beaucoup…
Bref, à voir et bonne retraite encore!
Merci Joel!
Félicitations! Vous serez bientôt millionnaire (en couple).
Je suis conscient de ma chance, alors je reste humble. Je ne pourrai jamais dire que je suis complètement sorti du bois.
Mes projections « réalistes » sont basées sur un rendement de 7% à long terme (sur 10 ans). Et, je garde l’équivalent de quelques années de dépenses en liquidités pour couvrir les fluctuations et les baisses.
La dette US est monstrueuse. Franchement, pour l’instant, je ne vois pas de solution. Si les É-U coulent, on coule aussi. À suivre…
Merci d’être une référence au Québec pour la communauté FIRE depuis des années. Présentement en vacances en France avec la famille et la semaine passée au Maroc. A+
Merci beaucoup Dividendes&FNB!
J’étais au Maroc en février, quel pays magnifique. Profite-en mon ami!
Bonjour je m’inscris à votre info lettre svp merci
Bonjour Ghislaine,
Pour vous inscrire à mon infolettre, vous devez entrer votre adresse courriel dans le champ dédié à cette fin sur la page d’accueil.
Merci!
Bonjour!
Le fait que tu écrives un billet de temps en temps sur ton blogue est la meilleure preuve pour moi que tu vis vraiment la vie du jeune retraité! Si tu publiais un billet par jour, je commencerais à me poser des questions! Les idées de comment occuper son temps sont particulièrement inspirantes.
Salut Frederic,
Si je commence à publier des articles tous les jours et à vendre des formations et des conférences, tu seras que mon plan de retraite ne fonctionne pas. 😀
Ceci dit, j’aimerais quand même écrire plus, mais je manque de temps… 😉
Merci de me suivre!
Toujours très intéressant de te lire. Et de suivre l’évolution de ton aventure, au fil des années.
J’entame ma 7e année dans la zone FIRE.
Avec énormément de temps libre, c’est effectivement essentiel d’avoir des projets et trouver des sources de stimulation et de satisfaction. C’est quand même un bon défi de trouver un « nouveau sens à son existence » comme tu dis, maintenant que le travail n’est plus au centre de notre vie.
Patience, ouverture et calme sont de mises. Au début, je suis tombé dans le piège – classique – de l’éparpillement et de l’empressement.
J’ai traversé mon lot de mini crises existentielles, de remises en question, d’essais et d’erreurs. Cette « vie sur mesure », elle ne tombe pas du ciel. Elle se cherche, se trouve, se façonne. Elle change, parfois, au fil des découvertes.
Je partage d’ailleurs beaucoup des éléments qui se trouvent dans ta « recette », à la fin de l’article.
Au plaisir! 🙂
Merci Félix pour ton témoignage!
Bravo pour l’atteinte de ton objectif!
On peut voyager à bord d’un bateau de croisière dans les Caraïbes, comme on peut voyager à pied en solo au Bangladesh. Dans les deux cas on voyage, certes l’expérience n’est pas la même.
La deuxième option est beaucoup moins confortable, plus énergivore et plus déstabilisante, mais elle est radicalement plus « nourrissante ». C’est le genre de voyage qui change nos perspectives et qui nous rend meilleur.
Voilà une analogie qui illustre bien, selon moi, la différence entre la vie à la retraite et la vie dans le 9 à 5.
Holà Jean-Sébastien,
Merci pour ce bilan et pour l’humilité et la franchise qui tu y mets. Tes détracteurs vont pouvoir se servir de certains de tes arguments pour discréditer ton plan: « Ah, tu vois bien que ce n’est pas toujours rose, la retraite précoce! Il avoue avoir eu la chienne d’en manquer, que tous les jours ne sont pas roses! ». Je voudrais bien voir comment se passe leur quotidien, à ces salariés, endettés, prisonniers de leurs bébelles.
Avec le recul, je constate que lorsqu’on commence à se demander si on va en manquer, c’est qu’on a en suffisamment. C’est du vide qu’on a peur, en réalité, ayant été entrainés à suivre le troupeau, le mouvement. J’ai été plus frugale que jamais pendant mes premières années d’exploration de la liberté. C’est très difficile de se laisser aller à dépenser lorsqu’on a presque toujours visé plutôt l’accumulation.
Je suis une sacrifiée de la pandémie, invalide, handicapée depuis bientôt 5 ans. J’ai donc dû ranger mes ailes au fond de mon coffres à souvenirs car je ne peux plus voyager. En 2022, j’ai pris un coquet appartement à prix dérisoire et j’ai continué de vivre frugalement… jusqu’à il y a environ un an. Ma condition se détériorant (je dois être au repos, sans stimuli, de 15 à 18 heures par jour), je ne pouvais envisager de continuer à vivre dans mon appartement, fort joli, mais très bruyant car non insonorisé. J’ai même eu droit à une invasion de coquerelles, gracieuseté d’un gentil voisin. Comme j’ai beaucoup de temps, je me suis mise à faire des scénarios à savoir si je pouvais me payer quelque chose de plus luxueux et surtout insonorisé. J’avais beau faire tous les scénarios catastrophes possibles, j’en avais encore les moyens malgré tout.
J’ai donc pris mes meubles gratis de Buy Nothing et mon linge à 3$ et j’ai emménagé dans un beau condo en béton (MOI?, Oui, moi!), où je ne suis dérangée par rien pantoute, avec les électros fournis (le lave-vaisselle est maintenant mon meilleur ami ;o), cour aménagée, jardins communautaires, piscines intérieure ET extérieure (mon rêve car j’adore nager depuis toujours), et j’en passe. Pas besoin de voiture puisque je vis près des transports en communs et des commerces. J’ai créé de beaux liens avec certains de mes voisins, je barbote dans la piscine intérieure en regardant les tempêtes d’eau, de neige, de glace, de vent. Et j’en ai les moyens, étant donné que je continue de courir le beurre et le papier Q en rabais et que Flashfood est un grand ami. Je suis prête à payer plus cher pour le luxe de la paix mais pas pour des produits que je sais pouvoir obtenir à moindre coût. J’en ai les moyens parce que j’ai pris mes finances en main plus que jamais depuis une dizaine d’années, que je me suis éduquée financièrement grâce à toi, à Pierre-Yves McSween, à Nicolas Bérubé à certains autres.
Il y a un adage qui dit: L’argent ne fait le bonheur, mais ça rend le malheur plus confortable. Je peux t’assurer que c’est au moins ça de vrai. Je côtoie beaucoup de personnes dans ma condition qui ont dû retourner vivre dans le sous-sol de leurs parents ou de leurs enfants, faute de coussin financier, d’économies substantielles et/ou de programme d’assurances.
À toi et à Van-Anh, je vous souhaite le meilleur pour de nombreuses années. La route n’est pas toujours celle qu’on avait imaginé mais on finit toujours par s’accommoder. Je continue de te lire religieusement même si je me fais discrète.
Bonjour Gabrielle,
Je suis désolé de savoir que ta COVID longue persiste. La pandémie a laissé des cicatrices et a changé bien des vies.
Néanmoins, ton coussin financier et ta capacité d’adaptation font toute la différence. Au lieu de t’apitoyer sur ton sort, tu t’es rebâti une nouvelle vie. C’est admirable. Ce n’est pas la plage du Mexique, mais presque. 😉
Les gens fantasment sur la retraite précoce, mais, en réalité, la vie est une succession de défis et d’obstacles, retraité ou non. La façon que nous abordons ces enjeux détermine notre niveau de bien-être, bien plus que l’ampleur de notre actif net.
Ceci dit, l’argent aide quand même. Ça fait un GROS stress de moins.
Je te recommande le dernier spectacle d’André Sauvé (peut-être quand il sera en vidéo). Il aide à remettre tout ça en perspective.
En mon nom et celui de toute la communauté: Bon courage et porte toi mieux vite!
Wow! Que tu es inspirant, je suis à une année de la retraite à 55 ans.Imagine on me dit souvent :Qu’est ce tu vas faire?Tu es encore jeune pour prendre ta retraite.Je suis tellement tanné de répondre à cette question que je dis: je vais faire la même chose que toi mais à 55 au lieu de 65 ans.
Merci Stephane!
Et pourtant les billets de tirage de Loto-Québec se vendent toujours autant. J’ai vu les gens faire la file l’autre jour.
Si on leur demandait qu’est-ce que vous allez faire si vous gagnez 40M$, est-ce qu’ils auraient peur de s’ennuyer?
Bon sprint final vers la liberté!
Salut,
J’avais une question,
comment faites vous pour concilier arbitrage géographique et résidence dans un pays où le coût de la vie est inférieur au coût de la vie du Québec mais que létaux d’inflation est largement au-dessus ex Turquie.
Merci
P
Bonjour kpr3,
L’idée derrière l’arbitrage géographique est d’aller vivre dans un pays où le coût de la vie est moindre, comme le Vietnam. Ainsi, je n’irais pas vivre en Turquie où le taux d’inflation est de 26%. En tout cas, pas pour des raisons financières!
Toujours très intéressant de te lire!!!
Merci beaucoup Lola! 🙂
Pour ton article sur Die With Zero:
C’est une réflexion qui percole en moi depuis des années, et ce livre a mis finalement en mots ce que je ressentais depuis longtemps! Au cours des dernières années, j’ai vu deux personnes proches de moi mourir avec un magot important et ne pas en profiter. J’ai compris à la fin que pour eux, l’accumulation comptait plus que ce qu’ils comptait faire avec l’argent. Je suis proche de ton âge et je me rends compte que la valeur de l’argent a nettement changé avec le temps. Dix mille dollars ont beaucoup moins de valeur pour moi aujourd’hui que quand j’avais trente ans, nonobstant l’inflation.
Par contre, dans la trentaine et dans la quarantaine, j’ai accumulé les expériences de vie. J’ai commis quelques « erreurs » financières que je ne regrette pas du tout aujourd’hui avec le recul. Par exemple, sur un coup de tête, début quarantaine, je suis parti en Polynésie avec de l’argent retiré de mon CELI (sacrilège)! J’ai fait un voyage incroyable de six semaines que je ne pourrais jamais reproduire aujourd’hui. (Malgré cette dépense, quelques mois plus tard, je m’étais tout de même enrichi).
Bien que l’on ne puisse pas mettre en place un plan « Die With Zero » à l’épreuve de tout, je crois que ce livre est conçu pour les gens comme nous qui ont fait des efforts pour économiser et investir.
J’ai eu l’idée d’un compte « Die With Zero » qui serait, en quelque sorte, l’inverse d’un fonds d’urgence. L’argent dépensé dans ce compte ne serait pas comptabilisé dans un budget habituel, et serait dépensé sans culpabilité (mais pour des expériences de vie seulement, pas des biens matériels)!
A ce sujet, personnellement j’ai eu 50 ans cette année et j’ai décidé de cesser d’épargner. Selon mes savants calculs, si je décède à 85 ans, mes héritiers recevront 1,5 million en dollar d’aujourd’hui après impot. Ça devrait être suffisant.
Malheureusement, j’ai déposé environ 15000$ dans mes comptes d’épargnes depuis le début de l’année, alors je me dirige vers un échec lamentable. Mais je compte diminuer de beaucoup mes revenus prochainement, faire un déficit à l’automne et je recherche des projets qui résonnent pour dépenser le reste. Accumuler pour accumuler, à un certain moment ça n’a plus de sens.
Hate de voir le prochain article…
Salut Françcois,
Aussi étrange que ça puisse paraître, nous avons comme résolution de dépenser plus cette année. Accumuler des actifs devient indécent à un certain point. Il faut avoir le courage de dire « C’est assez ».
J’ai déjà abordé ce sujet: Le courage de dire: « je suis assez riche »
Merci de me suivre!
De mon côté les enfants me donnent tellement mal à la tête, et surtout les réactions de la maman qui vont avec, que le travail pour l’instant est presque perçu comme bénéfique pour ma santé mentale. Ça me donne une belle excuse de ne pas être à la maison et trainer dans les 5@7! J’ai espoir d’arrêter le travail dans 5 ans, quand les enfants seront plus âgés et autonomes!