La banque ne souhaite pas votre liberté financière

Est-ce que votre banquier sabote votre liberté financière?

La question de la semaine: « As-tu fini de basher les banques? C’est grâce à elles si tu es retraité aujourd’hui! »

Ma réponse: NON et NON.

Si j’avais suivi les conseils de mon banquier, je repasserais mes chemises à l’heure qu’il est. Et, la plage qui est sous mes fesses ne serait qu’une photo sur mon fond d’écran.

Personne ne souhaite votre indépendance financière, surtout pas votre banquier. Plus vous êtes enchaîné aux dettes hypothécaires, aux marges de crédit et à la surconsommation, plus la banque fait de l’argent sur votre dos.

Allez-vous l’enrichir davantage durant la saison des REER?

BMO & Martineau

Je me présente au comptoir de la BMO pour y déposer un chèque la semaine dernière. Le commis me lance « Bravo! Vous avez été préautorisé pour une marge de crédit de 20 000$. »

Mon compte bancaire est bien garni et je n’ai aucune dette, je réponds donc « Pourquoi faire? ». Tout sourire, le commis rétorque « Pour vous faire plaisir monsieur, une réno, un voyage… gâtez-vous! »

Même les vendeurs de Brault & Martineau sont plus subtils que ça! Au moins, ils m’offrent un café avant d’essayer de m’arnaquer.

Force est d’admettre, les produits financiers proposés à la banque sont souvent basés sur un script de vente plutôt que sur nos besoins réels.

Est-ce que les employés de banque sont à blâmer? Je ne crois pas. Je salue d’ailleurs leur courtoisie et leur gentillesse.

Reste que ces derniers ont l’obligation d’alimenter une machine qui carbure à l’argent… Le vôtre.

Les confessions d’un conseiller

Le dernier livre de Nicolas Bérubé, De zéro à millionnaire, expose les vraies motivations des banques. Marc-André Turcot, ex-conseiller financier d’une grande banque, y confesse que l’acquisition de clients et la vente de produits rentables étaient ses principaux objectifs.

Ce dernier n’avait pas le droit de proposer des FNB (qu’est-ce que c’est?) à ses clients. Des placements qui sont pourtant, à mon humble avis (et celui de la majorité des adeptes FIRE), les plus avantageux à long terme.

Les fonds d’actions présentés à la banque dans de beaux dépliants colorés sont sexy à première vue. Mais, en grattant un peu, on constate qu’il s’agit parfois de cochons bien maquillés.

En réalité, le taux de survie de ces fonds sur 10 ans est de seulement 54%. Quand leur rendement dégonfle, on les retire du marché et on efface ainsi leur mauvaise feuille de route (source).

Nicolas Bérubé l’illustre parfaitement: « C’est comme si un oncologue affirmait que la majorité de ses patients étaient en rémission, sans préciser qu’il parle uniquement de ceux qui sont encore en vie ». Dans les faits, 46% des patients sont morts!

« Cette offre est refusée! »

Imaginez un entrepreneur qui présenterait son plan d’affaires à l’émission Dans l’oeil du dragon et que Nicolas Duvernois lui disait « Je te donne une heure de mon temps en échange de 2% des profits futurs de ton entreprise. » Qui accepterait ce deal?

C’est pourtant ce que votre banquier vous offrira lors votre rencontre annuelle. Les frais de gestion sur certains produits proposés pourraient amputer votre rendement du tiers à long terme.

En vérité, investir en bourse est ridiculement simple de nos jours. J’y dédis moins de 10 minutes par année. Voici comment j’investis en bourse

Serait-il temps de dire « cette offre est refusée » et de prendre les choses en main?

Y a-t-il un banquier dans la salle? J’aimerais avoir votre perspective.

DANS MON PORTEFEUILLE

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96 commentaires

  1. Je viens de rapatrier mon CRI dans mon compte de courtage. Celui était chez Sun Life avec un membre de la famille. Ne faites pas cet erreur : pas si facile de congédier son conseiller, surtout quand il est de la famille. Bye, bye maintenant les frais de 1,1 % du fond + le 1 % de mon conseiller.

    1. Bonjour PTsigane,

      L’auto gestion n’est pas pour tout le monde. Comme poser de la tuile, comme compléter sa déclaration de revenus, comme changer ses pneus d’hiver, comme jardiner, comme cuisiner, etc.

      Par contre, c’est tellement plus satisfaisant et valorisant de faire les choses soi-même. On devient un être humain plus compétent.

      Je salue votre initiative. Bon succès!

  2. Bonsoir J.-S,

    Je dois remettre mon rap. Je suis à la retraite. Est-ce qu’il y a des fnb reer écoresponsables?

    Merci!

  3. En tant que banquier, je te confirme qu’il y a un fond de vérité dans ton exemple. Cependant, comme dans tous les métiers, il existe une diversité de banquiers mais aussi de clients. Idéalement, chacun devrait trouver le type de banquier qui lui convient. Se faire offrir une marge de crédit ou des fonds à 2.3% de frais de gestion ne suffit pas à discréditer le système.

    Prenons mon exemple personnel. Bien avant d’être banquier, j’avais un conseiller qui m’avait encouragé à maximiser mes RÉER à chaque année. Même chose pour le REEÉ le CELI qui avaient été ouverts aussi tôt que possible. Bien sur les frais de gestions de plus de 2% auraient pu être un boulet sur le long terme mais vu les sommes modestes (moins de 100,000$ a l’époque) ses conseils en valaient le coût. J’avais peu d’expérience dans le domaine et grâce à lui, j’ai été capable d’aller chercher toutes les subventions gouvernementales, retours d’impôts etc et il m’a rassuré durant les crises de 2000, 2003 et 2007 donc, j’ai continué d’acheter des actions plutôt que de paniquer et tout mettre dans des CPG. Il m’a aussi conseillé de mettre mes surplus de liquidités en remboursement de capital sur mon hypothèque. Évidement, en 2012 après avoir lu tous les incontournables en matière de finances personnelles et avoir découvert Mr Money Mustache et Andrew Hallam, j’ai pris mes placements en main et j’ai tout mis dans des fonds indiciels comme ZCN, VTI et VXUS

    Si M et Mme tout le monde suivait les conseils de base d’un « bon » banquier, il y aurait beaucoup moins de gens qui seraient à 1 chèque de paie de se retrouver dans une situation précaire. Je regarde autour de moi et très peu de gens se donnent la peine de suivre les recommandations de bases et laissent ainsi de l’argent sur la table. Seulement avec les REEÉ, nous avons été cherché plus de 100,000$ en subvention et en rendement et je prévois utiliser le capital pour « remplir » les comptes CELIAP de nos enfants dans quelques années ?

    Nous avons des cartes de crédit autorisées pour plus de 25,000$ et de la disponibilité sur nos marges de crédit qui nous permettrait d’acheter un chalet ? du crédit autorisé bien géré qui donne une cote de crédit de 900 ça peut être utile…

    En conclusion, les pièges à éviter ne sont pas les produits offerts mais l’utilisation qu’on en fait. Il fait aussi trouver un banquier dont la personnalité correspond à ce qu’on a comme objectif. Je me souviens avoir demandé à un conseiller financier s’il était riche (ou en voie de le devenir) et il m’avait répondu en riant «moi,  je fais rouler l’économie! » j’ai changé de conseiller peu de temps après…?

    En conclusion, si mes clients se contentaient de faire que la moitié de ce que je leur conseille, ils seraient TOUS FCKING RICH! Sérieusement, il y a des gens qui font littéralement tout pour saboter leur avenir financiers, c’est pathétique ?

    1. En tant quancien conseiller pendant 15 ans dans une banque, je seconde ce que tu affirmes.

      Je trouve cet article sensationnaliste au max et profiteur de bank bashing. Si juste 1/3 de mes client avaient suivis mes conseils, cela ferait 1/3 qui seraient plus autonomes financièrement.

      Il fait de la projection en affirmant que tous veulent devenir autonomes financièrement et tous veulent en faire plus tout en faisant moins.

      Ce n’est pas le cas … malheureusement. L’indépendance financière c’est pas juste un calcul rationnel. C’est une façon de penser, une psychologie. Et aussi plate que cela puisse paraitre c’est pas pour tout le monde

      1. Les gens n’ont effectivement pas tous les mêmes attentes que nous en matière de finances.

        Si on faisait un parallèle avec le monde des voitures, nous on serait du genre à s’acheter une Yaris 2007 avec 268,000km au compteur d’un particulier sur Kijiji alors que les gens « normaux » préfèrent acheter un Grand Cherokee 2023 au concessionnaire avec un programme complet d’entretien, la garantie prolongée et le financement sur 84 mois

        Bref, quand je vois que je veux plus que la personne devant moi, j’adapte mes propositions pour m’arrimer a client sinon, c’est contreproductif.

        Une des raisons principale qui incite les banques à offrir plusieurs produits (parfois inutiles) à leurs clients est de faire en sorte que tous les produits financiers soient chez nous et pas avec la compétition. La mode actuelle est de signer des ententes avec des grandes entreprises afin de lier encore plus la clientèle en orientant leurs choix de consommation.

        1. Re-bonjour Le Barbu,

          Je comprends, il faut respecter la demande du marché. Si tu ne vends pas le produit, le client ira chez le voisin pour l’acheter. Il n’y a pas si longtemps, les pharmacies vendaient des cigarettes. 😉

          Je ne comprends pas la signification de ta dernière phrase: « La mode actuelle est de signer des ententes avec des grandes entreprises afin de lier encore plus la clientèle en orientant leurs choix de consommation. »

          1. C’est parce que j’ai bifurqué sur un autre sujet. Depuis quelques années, les banques signent des ententes avec des chaînes de dépanneurs pour y installer leurs guichets ou avec des bannières de poste d’essence pour des rabais de quelques sous/litre etc. Ça l’air anodin mais au final, c’est une couche supplémentaire sur le contrôle du portefeuille à mon avis.

          2. Merci pour l’info Le Barbu!

            Les actionnaires des banques (j’en suis) veulent de la croissance année après année. Donc, j’imagine que les PDG doivent trouver le moyens de nous gratter quelques dollars de plus chaque année pour toucher leur bonus de 5M$.

            C’est un cycle sans fin (auquel je participe indirectement).

      2. Bonjour Simple millionnaire,

        Je ne pourrais pas publier un tel article dans Le Journal de Montréal, j’en conviens. Certes, dans la cadre d’un blogue 100% dédié à l’indépendance financière, j’ai l’impression de toucher ma cible.

        À part l’argument que les gens ne souhaitent pas atteindre la liberté financière, qu’est-ce qui vous choque dans mon texte?

    2. Salut Le Barbu,

      J’espérais avoir la perspective d’un banquier. Merci beaucoup pour ton témoignage!

      Mon article est teinté par mes mauvaises expériences, c’est certain. Mon conseiller à l’époque était hyper sympathique, ses conseils étaient cohérents quant à la fiscalité, reste que les produits proposés semblaient être principalement motivés par l’atteinte de ses bonus.

      Encore de nos jours, juste le fait que la plupart des FNB ne soient pas proposés aux clients est inacceptable. Surtout quand on sait que les banquiers eux-mêmes investissent dans ce type de produit.

      Comme tu dis, on ne doit pas discréditer tout le système. Certes, il faut être TRÈS vigilant et ne pas confondre « rencontre avec un conseiller » et « éducation financière ».

      Si tu veux donner tes coordonnées aux nombreux lecteurs à la recherche d’un conseiller, n’hésite pas! 🙂

    3. J’ai toujours de la difficulté lorsqu’on doit trouver un professionnel qui est « compétent/bon ou qui « nous convient ». Tous les dentistes savent faire un traitement de canal, tous les coiffeurs peuvent faire une coupe de base, tous les électriciens peuvent remplacer une prise etc…. Avec les conseillers financiers (les courtiers immobiliers sont dans le même panier) c’est du gros n’importe quoi… On fait comment pour trouver un conseiller « qui nous convient » de toute façon?
      Bref je ne suis pas un fan…

      1. Bonjour Alain, on comprend dans votre commentaire que vous avez peut-être eu des mauvaise expériences avec des conseillers financiers et/ou des courtiers immobiliers. Quand vous dites que dans les autres métiers il n’y a pas de différence entre les individus, je ne suis pas d’accord. C’est vrai qu’à peu près n’importe qui peut faire le travail « de base » mais c’est quand on va au-delà de la base que ça peut se compliquer. Pour trouver chaussure à son pied, le meilleur moyen que je connais est le bouche à oreille. Quand un client te dis: « moi, je crois pas à ça les RÉER » il y a des conseillers qui comprennent à qui ils ont affaire et d’autre non!

      2. Bonjour Alain,

        D’après mon expérience, cette variabilité dans la qualité du travail s’applique à tous les métiers. Il est surprenamment difficile de trouver un bon dentiste. Même les professions régies par un ordre comptent dans leur rang des bons à rien. J’ai un exemple de dermato en tête.

        Je pense que le bouche à oreille (avec vérification auprès de l’AMF) est le meilleur moyen de dénicher la perle rare.

        Des suggestions?

    4. Bonjour Le Barbu,

      Par hasard, vous ne seriez pas conseiller en Belgique ? Moi je veux bien de vrais conseils que je suis prête à suivre pour devenir FCKING RICH! 😀

      1. Julie,

        À ma connaissance, Le Barbu pratique au Canada.

        Je cherche activement des conseillers ou planificateurs que je pourrais recommander aux lecteurs. Pour l’instant, mon appel est sans réponse…

  4. Je crois comme d’autres lecteurs l’ont souligné, pour des immigrants comme moi, le banquier était ma première école pour se lancer dans l’investissement. Arrivée d’un autre pays, le REER, Reee, CELI …tout cela c’est du chinois donc quand je traitais avec la banque. L’autorité de la banque aide à faire confiance et se lancer vite. C’était ma première école même si cela m’a coûté effectivement cher.

    1. Bonjour Simpledar,

      J’ai beaucoup de difficulté à comparer une banque à une école, mais je comprends très bien votre situation. Le monde des finances est intimidant et c’est rassurant de sa faire accompagner. Et, j’imagine que c’est pire en tant qu’immigrant.

      Certains clients verront cet accompagnement comme une transition vers l’autonomie, d’autres utiliseront ce service toute leur vie. Libre à chacun!

      J’en profite pour inviter les lecteurs à visiter votre blogue, simpledar.com. Au plaisir!

      1. « une première école qui coûte cher »…. Tellement!
        Environ un an après mon arrivée au Canada, ma conseillère financière me parle du CELI et me conseille d’en ouvrir un.
        Elle me calcule le montant maximum autorisé que je peux mettre dessus et me préviens du max de cotisations annuelles.
        Parfait, je remplis mon celi et respecte scrupuleusement les maximums annuels suivants.
        3 ans plus tard, l’ARC me rattrape, en me disant que je dépasse de 10 000$ le max permis et me demande les intérêts correspondants : Lors de la première rencontre, ma conseillère avait calculé comme pour un canadien d’origine, présent depuis ses 18 ans et l’origine du CELI. Alors que dans mon cas, il fallait calculer le max permis à partir de ma date d’arrivée au Canada….
        (ça s’est bien fini : ils ont accepté d’annuler une partie des intérêts, et pour le restant, c’est l’institution financière qui m’a remboursée. Mais tout de même!)

        (Sans parler du fait que jamais n’a été évoqué les multiples possibilités d’investissement dans un CELI. Pendant des années, c’est resté pour moi un simple compte d’épargne, au taux d’intérêts rachitique.)

        1. Bonjour DP,

          On moins la banque vous a remboursé. Pour les CELI, c’est une autre histoire… Vous ne regagnerez jamais les rendements potentiels perdus.

          Je parle à tellement de gens qui pensent qu’un CELI est un produit financier vendu à la banque. C’est impressionnant! On dirait que le concept est mal expliqué par les conseillers à la banque. Ils n’ont peut-être pas intérêt à le faire.

  5. Merci JS. Je trouve plutôt intéressant de tomber sur ton article aujourd’hui. Merci encore pour cette prise de position constante à maintenir son autonomie financière. La semaine dernière, j’ai moi-même publié un article dans ce sens. Le monde de la Bourse est intimidant, tu as parfaitement raison. La plupart des gens ne savent pas qu’on peut démarrer en Bourse simplement avec un compte CELI. Pourtant, c’est relativement facile. Je serais bien curieuse d’avoir tes commentaires à ce propos. Et merci encore de nous partager tant de bon conseils !

    1. Merci Pauline!

      Vous avez mis beaucoup d’énergie sur votre article, ça se voit. Pour les intéressés, voici le lien: Débuter en bourse avec un compte CELI

      Que ce soit dans un CELI, un REER ou un REEE, investir en bourse est désormais une histoire de quelques heures. Les nouveaux produits (ex. FNB) et les plateformes gratuites (Disnat, Banque Nationale, Questrade et Wealthsimple) rendent le processus ridiculement simple et économique.

      1. Bonjour,

        Sauf erreur, vous proposez d’investir soi-même (à travers les FNB par exemple) des sommes versées dans un régime enregistré d’épargne-études? C’est possible?
        Mes économies sont investies dans le secteur immobilier et mon employeur retient une importante part de mon revenu pour entretenir la « Cadillac » (dit-on) des fonds de pension privés (à prestations déterminées), mais l’utilisation des REEE, pour mes enfants, m’intéresserait.
        Merci de votre éclairage!
        MD

  6. Bonjour! Je pense que la majorité des gens n’ont pas les moyens de se passer de conseiller financiers. Le niveau de litératie financière n’est pas très élevé quand on sort du cercle des adeptes FIRE et autres qui s’intéressent aux questions de finances personnelles. Je regarde autour de moi, et il y a tellement de gens qui n’ont pas d’intérêt pour le sujet.

    Quand tu renouvelles ta location de voiture tous les 4 ans, que tu manges au resto tous les midis, que tu changes de cellulaire aux 2 ans, est-ce qu’investir à tous les mois dans un FNB indiciel (malgré toute ses vertus sur le long terme) est vraiment LE geste à poser pour prendre le contrôle de ses finances personnelles?

    Alors si un conseiller financier qualifié, professionnel, qui travaille vraiment pour son client, réussit à lui faire adopter de saines habitudes et à investir dans un portefeuille diversifié qui lui convient, je dis bravo, malgré les frais de gestion.

    Comme dans toute chose, le mieux est parfois l’ennemi du bien.

    Je fais un parallèle avec les changements climatiques: malgré toutes les statistiques et les données qui pointent dans la même direction, la majorité des citoyens ne sont simplement pas capables de voir plus loin que le bout de leur nez. Il faut beaucoup de patience, de persévérance, et un peu de naïveté, pour éduquer les gens, sachant que la majorité du temps, c’est peine perdue.

    Merci pour la conversation! 🙂

    1. Salut Steve,

      Bon point! J’imagine que le conseiller devient un coach du « Gros bon sens financier » pour bien des clients. Il y a certainement du bon là-dedans. Je serais par contre curieux de savoir combien d’entre eux respectent les recommandations.

      Dans cet article, je me permet d’être très critique à l’endroit des banques puisque je m’adresse aux adeptes FIRE qui ont pris leurs finances en main. Les surconsommateurs, tel que décrit, ne lisent surtout pas mon blogue.

      Aussi, j’avais envie de faire un article « coup de poing » parce que je trouve que les grands médias sont trop gentils envers les banques. Les émissions de télé, les articles de magazine et les podcasts financiers sont presque toujours indirectement commandités par une banque ou teintés par les citations d’un banquier. Comment pouvons-nous être impartial quand Desjardins paient notre salaire?

      Merci de contribuer à la réflexion!

      1. Tellement d’accord, les banques sont des intouchables…j’ai essayé de parler à quelques médias concernant un cas vécu comme entrepreneure et c’est un sujet sensible que de pointer la banqueS (ou autre j’imagine) et leur contrats de prêt aux entreprises à petits caractères. La suprématie des banques est telle, qu’elles ont leur propre ombudsman, qui est rarement de votre côté au final.
        Bref, entrepreneurs et investisseurs attention à ce que vous allez signer, votre conseiller n’est pas rémunéré par vous.
        Merci JS pour cet article

        1. Merci Chantal!

          Les banques forment un oligopole immensément puissant. Elles auront toujours le gros bout du bâton puisqu’elles sont essentielles. Nous sommes dépendants des comptes bancaires, hypothèques, prêts, etc. D’ailleurs leurs bénéfices ont augmentés significativement durant la pandémie.

          Le seul moyen de ne pas en être victime est d’en devenir un actionnaire. If you can’t beat them, join them.

      2. Ces personnes pourraient bénéficier des services d’un conseiller budgétaire de l’Acef https://monacef.ca/ C’est un obnl et ils sont indépendants.
        Certaines entreprises offrent des conseils financiers dans leur programme d’aide aux employés (encore ici, il n’y a pas de conflit d’intérêt l’objectif étant le mieux-être de l’employé).

  7. Merci beaucoup J.S. de ton partage, comme toujours, éclairant et généreux en informations nous permettant de rendre possible notre indépendance financière!

  8. Salut JS,

    Pour répondre à la question, ici un ancien directeur de comptes (donc l’équivalent du conseiller mais au niveau des entreprises).

    De mon expérience, je dirais qu’il y a toute sorte de clients et il y a toute sorte de banquiers… On nous accusait en même temps d’endetter tout le monde (en étant trop permissif) et également de refuser beaucoup trop de prêts… Un petit peu contradictoire.

    Quand j’ai commencé dans ce domaine, j’étais super motivé à l’idée de travailler avec des entrepreneurs qui réalisent des projets et dont la motivation allait être là rentabilité, l’optimisation et développement mais la réalité était tout autre et fini par ressembler aux finances personnelles… La plupart cherche un confort, ne pas se remettre en question et… Payer le moins d’impôt possible même si ça veut dire faire moins de bénéfices!

    Bien sûr ce n’était pas une généralité mais ça ressemble à la population en générale.

    Pour vous donner une idée, une des activités que je devais réaliser dans le cadre de mes « objectifs » était d’accompagner quelques clients de façon plus personnalisée sur leurs objectifs à court et moyen terme et les aider à réaliser leur vision d’entreprise (un genre de plan stratégique). Et bien, sûr 150 clients j’avais de la misère à en cerner 5 qui pourraient être intéressés par cette démarche dont les gagnants seraient eux (en fait ça devait aussi permettre de fidéliser la clientèle , ça c’était le gain de l’institution financière).

    Je dirais en somme que la finance c’est le reflet de sa clientèle… Et un peu comme en politique, on a les politiciens qu’on mérite. L’adage serait aussi vrai en finance.

    Au plaisir d’échanger à ce sujet 🙂

    1. Ce que tu décris est tellement représentatif de la réalité. En 10 ans comme directeur de compte commercial spécialisé en agriculture et agroalimentaire, je peux dire que moins de 10% des clients comprennent ce qu’ils font au niveau financier. En tant que simple salarié, on a tendance à surestimer les entrepreneurs car ils ont bonne presse et il est vrai que ça prend un certain niveau d’entreprenariat pour que la société fonctionne. Par contre, la grosse majorité sont en affaire parce qu’il ont pris la relève de l’entreprise familiale ou parce qu’ils ne savent pas faire autre chose. Tu peux en effet être excellent dans un domaine mais ne pas avoir ce qu’il faut pour transformer ce talent en succès financier!

    2. Super intéressant DC!

      Ça me fait réellement plaisir d’avoir des témoignages de l’intérieur des banques. C’est que j’espérais en rédigeant cet article.

      En somme, comme dans tout, les besoins du marché déterminent l’offre de service. Le laxisme des clients a une incidence sur le modèle d’affaires des institutions financières. « On a les banques qu’on mérite. » Voilà un angle que je n’avais pas pris en considération.

      Quand les adeptes du mouvement FIRE seront dans le collimateur des grandes banques, peut-être que des services leur seront offerts (ex. l’accompagnement vers l’autogestion ou le « credit card churning »). 😀

  9. Bonjour!
    Je vous lis depuis longtemps bien que je suis novice et loin d’être une FIRE. Par ailleurs, je souhaite améliorer ma situation financière d’ici ma retraite. J’ai présentement 10 000 à placer et je me demande si l’option FNB serait une option intéressante considérant que j’ai peu de REER/Celi. Si oui, vers quoi/qui me tourner pour être bien reçu ET conseillée? Merci à l’avance!

    1. Bonjour Marieve,

      Il serait impossible (et illégal) pour moi de vous conseiller. Ce genre de décision requiert une analyse de votre situation financière, de vos besoins, de vos objectifs, de votre tolérance au risque, etc.

      La première étape est de vous informer, selon moi. Pour en savoir un peu plus sur les FNB, voici mon article sur le sujet: Les nouveaux FNB dont votre banquier ne vous parlera jamais

      Si vous voulez un encadrement, un planificateur financier pourrait faire cette analyse avec vous. Ce service est souvent gratuit à la banque (si vous n’achetez rien). Aussi, certains planificateurs indépendants offrent ce service en échange d’un frais.

      APPEL À TOUS: Avez un planificateur à suggérer?

      1. Avec moins de 25,000$ à placer, c’est plutôt un conseiller en service bancaire et non un planificateur qui vous sera attribué. Il y des exceptions comme par exemple, si vous démontrez que vous avez un gros potentiel d’épargne et que le seuil minimum sera atteint sous peu. Avec 10,000$ ne vous compliquez pas l’existence et prenez les conseils de celui ou celle qui vous sera attribué(e) par votre banque actuelle. Quand les sommes en jeux sont modestes, il est plus avantageux de se concentrer sur les avantages fiscaux, les subventions, l’horizon de placement (pour bien choisir la répartition des actif) et le véhicule de placement. Profitez-en pour vous instruire sur le sujet car personne ne pourra le faire à votre place

    2. Chère Marieve, je vous suggère la lecture suivie, à partir du début, de la chronique hebdomadaire de Nicolas Bérubé dans La Presse en ligne tous les dimanches. Elle s’intitule «L’argent et le bonheur». Croyez-moi, Nicolas fait un excellent boulot de vulgarisation très objective. J’ai lu ses livres aussi. Il m’a même déjà apporté personnellement une petite précision sur l’un d’entre eux.

      Je pense que JSP le connaît bien, ils sont de la même génération, sauf erreur. Ces lectures vous seront d’une grande pertinence pour comprendre à quel point l’investissement réglé comme un métronome quoi qu’il survienne peut-être quelque chose de simple et de plat quand il est performant à long terme.

      Il est comme moi un adepte de Warren Buffet, entre autres. Voici un lien vers sa dernière chronique: «Les sept plus grandes erreurs des investisseurs» https://www.lapresse.ca/affaires/finances-personnelles/2023-01-29/l-argent-et-le-bonheur/les-sept-plus-grandes-erreurs-des-investisseurs.php

        1. je confirme aussi à propos des articles dans La Presse! Vraiment excellents!

          Pour les fnb, ce n’est jamais une question de savoir s’ils sont appropriés ; ils le sont toujours peu importe le montant à investir.

          Ce qui importe, c’est votre connaissance des principes de base de l’investissement autonome, parce qu’aucun conseiller ne vous aidera à propos de fnb indiciels. Et je parle uniquement des règles de base (qu’est-ce qu’un reer, celi, etc. et quels sont leurs rôles différents vs l’utilisation prévue pour vos fonds, les erreurs à éviter à la bourse, les fnb indiciels vs les autres, etc.) car les fnb indiciels simplifient tout le reste quant au choix des achats à faire. Un peu de lecture sur le site de l’Autorité des marchés financiers, sur le site d’une banque (Banque Nationale offre des comptes autogérés gratuits ET des outils d’autoformation sur son site ; bmo ligne d’action a aussi un répertoire impressionnant d’auto-formations, etc.), et en suivant des blogues FIRE car nous, on ne jure que par les fnb indiciels, et c’est tout! Grâce aux fnb, surtout les tout-en-un, plus besoin d’avoir une formation en finances, ou de connaître les secrets des courtiers et des compagnies pour investir par soi-même!

          La simplicité à portée de tous les gens intéressés!

          Bonne lecture!
          Mireille

          1. Merci Mireille!

            Je ne sais pas si les FNB sont appropriés à 100% des investisseurs, mais je n’arrive pas à penser à un cas de figure contraire.

            En tout cas, j’en vente les mérites à qui veut bien l’entendre. Dans mon entourage, ça veut dire à peu près personne. 😆

            Bravo de contribuer à votre façon à l’éducation financière. C’est nécessaire!

  10. Personnellement, lorsque j’étais plus jeune et que je ne connaissais pas grand chose aux finances, les conseillers financiers ne se grattaient pas la tête pour me proposer des produits financiers qui investissent dans les marchés ni pour me l’expliquer, j’ai donc pendant quelques années investi dans des cpg parce que c’est ce qu’on m’offrait. Pourtant si on m’avait expliqué les autres fonds d’action, j’aurais été ravie car j’étais ouverte à la volatilité. Ensuite, quand j’ai appris à investir par moi-même et que j’ai transféré le tout dans un compte de courtage, chaque fois que mon conseiller m’appelait ou que je le rencontrais pour autre chose, là il me parlait de ses fameux fonds d’action. Je lui ait dit merci mais non merci

    Par contre, je comprends bien que ce n’est pas pour tout le monde et que certains seraient incapable de voir de la volatilité dans leurs épargnes.

    1. Salut Cynthia!

      Ton conseiller n’avait pas fait un très bon boulot. Tu n’étais pas tomber sur le bon.

      J’ai l’impression que la qualité du service à tendance a augmenter au même rythme que l’avoir net. Je suis allé déposer un GROS chèque il y a quelques années et le directeur de la succursale était sorti de son bureau pour venir me serrer la main et se présenter. « Laissez-moi vous offrir un café M. Pilotte… » C’était risible.

  11. Bonjour Jeune Retraité!
    En tant que conseillère en sécurité financière et représentant en épargne collective, je me suis très souvent posé cette même question: comment oserais-je présenter des produits (bien que 100% adaptés à mes clients) avec un frais de gestion alors qu’ils pourraient se procurer les mêmes produits à frais très minimes? ‘C’est pourtant si facile!’ Et c’est vrai!

    Il y a juste des gens qui ne veulent pas passer du temps à savoir comment ça fonctionne. Ils veulent que le travail soit fait, bien fait, point. Et ils sont prêts à payer pour ça. Le problème survient quand une banque ou un représentant d’assurances suggère des produits inadaptés, on lorsqu’ils conseillent mal leur clients, pour se faire un max de commission. Ça m’enrage car ça fait passer le reste de la profession pour des escrocs.

    C’est comme dire à quelqu’un de ne pas prendre un contrat de déneigement, parce que ça serait tellement moins cher d’aller s’acheter une pelle et de faire le travail soi-même. Mais y’a du monde, en forme, en santé, qui ont le temps, qui n’ont aucun intérêt pour la chose.
    L’autre exemple que j’aime utiliser est celui du déodorant bio. Celui sans aluminium, qui serait nocif pour la santé! Ca devrait être évident que c’est le meilleur choix, non? Alors pourquoi je continue avec mon SpeedStick ordinaire? Parce que, pour moi, le déo bio, ça marche pas. Je pue. J’en ai essayé plusieurs, avec la même conclusion.
    Je pense que le problème réside plus dans le manque de littératie financière d’un côté et le manque d’intégrité de certains ‘conseillers’ de l’autre….

    1. Je n’ai jamais eu affaire dans ma vie, du moins en particulier à la toute fin, après avoir erré quelque peu auprès de quelques autres qui auraient pu me mettre drôlement dans le pétrin à vie, qu’avec un planificateur et conseiller financier à la BMO alors que j’avais alors une belle somme dans les six chiffres à investir, du genre, pour cette fois-là, unique, à vraiment intéresser la banque. Il a été très correct, amical et de bon conseil pour moi, je peux en témoigner, même s’il n’avait pas le choix de tenter de pousser ses produits maison qui n’avaient aucun rapport avec mes meilleurs intérêts. Il m’a aidé en m’ouvrant tout de suite un compte d’investissement autogéré et m’a recommandé à bon escient de mettre pas plus que tant dans la rente destinée à battre mon risque de longévité. Je partais déjà en tête, avant de le rencontrer, et il ne m’a pas donné tort là-dessus, au contraire, avec un plan 70/30, donc très prudent et conservateur pour mon âge, basé en partie sur une rente viagère prescrite donc non indexée que j’ai adossé à un unique FNB indiciel de référence 100 % en actions qui me donne le rendement du marché américain dans mon CELI afin de protéger son pouvoir d’achat à long terme. Sur 5 ans passés depuis, cette stratégie fonctionne tout à fait, et pour cause, je n’ai fait que reprendre les recommandations générales d’un Warren Buffet pour les tout petits investisseurs lambdas, pauvres et ignorants de mon espèce très majoritaire. Il avait raison, Warren. Ce qu’il dit des divers conseillers financiers et institutions de retraite constitue un cas d’anthologie. Tellement, d’ailleurs, qu’ils l’ont tous traité en chœur de « has been » pour cela et se sont tous mis les pieds en travers de la bouche.

      1. Bonjour PFG,

        Buffet ne s’est pas fait beaucoup d’amis dans le domaine des services financiers. Je pense que les fund manager aimeraient tellement qu’il se plante. Or, année après année, sa stratégie d’investissement (indicielle et passive) s’avère être la plus rentable à long terme.

        Si tout le monde la suivait, ce serait toute un secteur d’activité qui s’effondrerait.

    2. Merci Joelle pour le témoignage!

      Nous rationalisons notre paresse en disant « Je travaille assez fort, je ne vais pas commencer à ________ »

      Ainsi, tous les aspects de nos vies sont sous-traités, du ménage, à la cuisine, jusqu’à l’éducation des enfants. Nous sommes de PME sur deux pattes.

      Tous ces coûts s’accumulent. Au final, malgré notre niveau de richesse inégalé, nous ne sommes pas plus libre.

  12. Bonjour,
    Auriez-vous un conseille ou un outil qui permettrait de calculer une optimisation fiscale du point de vue de l’impôt? Peut-être seulement un fiscaliste pourrait le faire? Je demande dans le contexte d’appauvrissement volontaire.
    Merci

  13. Bonjour Jeune Retraité,

    Voici ma question: Je détiens des FNB (tout-en-un) tels que XEQT et VEQT avec BMO Investorline. Sur mes relevés de compte je reçois des intérêts et non des dividendes avec ces FNB. Je suis confus! Je croyais que ces FNB génèrent des dividendes. Pourriez-vous m’éclaircir à ce sujet? Merci

    1. Salut Hugo,

      Avez-vous d’autres titres dans votre portefeuille? VEQT et XEQT sont composés à 100% d’actions et devraient verser des dividendes (2% environ). Ça peut prendre un certain temps, je pense que la fréquence de distribution est annuelle pour VEQT.

      Normalement, ce sont les obligations qui génèrent des intérêts. Aussi, certains FNB redistribuent les profits sous forme d’intérêts pour des raisons fiscales. À vérifier!

    2. Salut Hugo,

      j’ai des comptes avec Bmo lignes d’actions comme toi, et oui, les fnb payent des intérêts, c’est ce qu’ils int toujours faits.

      Je suppose que c’est un prix d’impôt à payer pour profiter de frais aussi minimes sur nos placements…

      1. Errata: ça m’a tout l’air qu’il peut s’agir d’un mélange d’intérêts et de dividendes, c’est selon. Pourtant, c’est un FNB 100 en actions. Ne me demandez pas pourquoi, ça m’échappe. De toute manière dans un CELI passif ils sont libres d’impôts.

        1. PFG,

          Certains gestionnaires de FNB choisissent de verser des intérêts et des dividendes. De mémoire, c’est pour des raisons fiscales. Je suis malheureusement incapable de faire les recherches actuellement puisque je suis en déplacement. Je pourrai confirmer plus tard…

          1. Le type de distribution a de l’importance seulement si le placement est détenu dans un compte non-enregistré (taxable)

            Les distributions peuvent prendre différentes formes: intérêts, gain de capital, dividende éligible, dividende non-éligible, revenu étranger, autres revenus, retour de capital (ROC), etc.

            C’est pour cette raison qu’on ne devrait jamais automatiser le rachat d’unité avec les distributions dans un compte non-enregistré car ça peut devenir un vrai cauchemar quand vient le temps des impôts.

            Le fournisseur de fonds devrait vous émettre un T3/R16 qui contient toutes ces informations

          2. Merci énormément pour les précisions Le Barbu!

            Et, voilà un autre argument en faveur des FNB tout-en-un. Quand je faisais du « stock picking », la saison des impôts me faisait suer (pour rester poli). 🙂

  14. Bonjour, Jeune retraité

    Le système bancaire canadien est effectivement irraisonnablement permissif sur les marges de crédits octroyées à ses clients.
    Mais ayant travaillé 8 ans comme conseiller financier dans une grande banque en France, les solutions de placements ici sont quand même beaucoup moins chargées par les banques canadiennes qu’en France et ce, en dépit d une concurrence moins forte et d un marché plus étroit. En France, beaucoup de produits (retraite par exemple) sont à 4,5 % de frais d entrée à chaque versement avec 0.8 % de frais de gestion annuel…la magie des intérêts composés prend beaucoup de temps a agiter sa baguette avec des frais aussi lourds.
    Oui les FCP des banques canadiennes ne sont pas optimaux pour les adeptes du mouvement FIRE (dont je fais parti), mais les conseillers ici ont le mérite de souvent proposer le bon véhicule de placement (CELI, REER, REE) a la majorité de leur clientèle. Après ils profitent juste du manque d éducation financière et d »intérêt de ces derniers pour vendre un combustible « cheap » qui fait vivre leur industrie, mais pas toxique pour autant.
    Les FNB sont la solution pour quiconque sera capable de se mettre en pilote automatique et raisonner long terme, mais avec du recul très peu de clients que j’ai rencontré en serait capable. De plus on va pas se mentir, la gestion passive des FNB entrainerait des restructurations énormes dans l’industrie bancaire canadiennes si les conseillers systématisés cette solution, ils défendent leurs acquis et marges comme tout autres secteurs de l’économie québecoise.
    Un gros merci pour tes articles inspirants et félicitations pour votre parcours qui force l admiration.
    Excellente continuation.

    1. Bonjour Davinci,

      Merci de remettre mes propos en contexte. Par rapport à la France, nous sommes des petits joueurs quant aux frais.

      Je comprends que les produits financiers proposés à la banque doivent être rentables pour le client et pour l’institution.

      Ce que je déplore surtout est le manque de transparence. Pour la plupart des Québécois, la rencontre annuelle avec leur conseiller constitue leur seule source d’éducation financière. Or, ils ne reçoivent pas toute l’information, juste celle qui arrange leur banquier. On pourrait leur expliquer qu’un CELI est seulement un compte, une coquille vide, dans lequel on peut placer soi-même les investissements de son choix. On pourrait aussi leur parler des FNB.

      Je pense que le rôle d’un bon conseiller serait de présenter toutes les options. Puis, d’expliquer les implications de chacune. Au final, peut-être que le client choisira le fonds commun à 2.5% de frais gestion, mais au moins sa décision sera éclairée.

      Merci pour l’excellent témoignage. À la prochaine!

  15. Mon cher Skywalker,

    Je profite de cette journée frigide à Montréal (-42 degrés Celsius avec facteur éolien) pour vous envoyer (disons partager) une bourrasque glaciale sur votre plage ensoleillée (et c’est gratuit !).

    Connaissant votre frugalité par rapport à tous vos achats et dépenses, je m’explique mal votre investissement dans le VEQT avec Wealthsimple.

    Le VEQT (frais de 0.24%) est en fait un FNB composé de FNB (42% de VUN, 0.16% de frais/ 30% de VCN, 0.05% de frais/ 20% de VIU, 0.22% de frais/ 8% de VEE, 0.24% de frais). Ne trouvez vous pas étrange et particulièrement malhonnête que Vanguard ait appliqué les frais maximum (VEE) parmi les 4 à l’entiereté du VEQT alors que le VEE ne représente que 8% de sa composition ?! Je crois que John Bogle se retournerait dans sa tombe à voir comment se comporte Vanguard Canada !

    Pour un capital de $ 1 Million investi dans VEQT, le client paye $ 2400 de frais annuels alors que s’il avait acheté individuellement les composantes du VEQT dans les mêmes proportions, ses frais annuels totaliseraient $ 1454 ! Donc vous payez inutilement $ 946 à Vanguard pour ce « service », mais au fait quel service ??? Si vous ne me croyez pas, faites vos calculs vous-même.

    De plus, puisque vous faites affaire avec Wealthsimple pour vos FNB, il n’y a pas de frais de courtage donc aucun désavantage à faire les achats individuels séparément. Cependant, Wealthsimple facture 0.4% de frais de gestion annuels sur le capital donc $ 4000 additionnels par an soit l’équivalent de 400 à 800 transactions avec un autre courtier à escomptes. Autrement dit, détenir $ 1 M de VEQT revient à $ 6400 avec Wealthsimple contre $ 2400 (plus la commission initiale de $ 5 à $ 10) chez un courtier à escompte. Séparément ce serait $ 5454 chez Wealthsimple et $ 1454 (plus le $ 5 à $ 10) chez le courtier à escompte. Même en rebalançant les 4 FNB 4 fois par an ($ 160) vous feriez encore des économies et cela ne vous prendrait que quelques minutes par année. Le coût total pour $ 1 Million en VEQT détenu avec WS est donc de 0.64%.

    L’avantage de WS n’en est un que pour ceux qui transigent fréquemment (day traders) mais comme ils le font presqu’uniquement sur les marchés US où WS prélève des frais de change aller retour d’environ 3% lors de la conversion des devises, WS est toujours gagnant ! Ma question est la suivante : pourquoi quelqu’un payerait 0.4%/année sur le total de ses avoirs pour le « privilège » qu’ils soient détenus par Wealthsimple ?!

    D’autre part, au cours des 5 dernières années, VEQT a sous performé le SP 500 d’environ 18% et je suis surpris que PFG n’ait pas bondi sur l’occasion de vous le faire remarquer, lui qui ne manque jamais une occasion de me « taper » dessus. La « diversification » (qui n’en est pas réellement une) de votre VEQT ne donne d’autre résultat que d’en diminuer le rendement de manière très significative…

    Finalement, on s’aperçoit qu’il y a une grande confusion parmi les lecteurs qui interviennent ici par rapport à la bourse, les actions, les FNB, les dividendes et intérêts et les conséquences fiscales. (Les dividendes payés par les titres Américains sont amputés de 15% par la « Non-resident tax » et considérés et déclarés comme des intérêts au niveau fiscal Canadien et par conséquent taxés comme du revenu de travail dans les comptes non-enregistrés et qui ne sont pas libres d’impôt). De plus, conseillers financiers, conseillers en placements, coachs financiers, tout cela semble assez confus. Pour avoir une image claire, il faudrait que plusieurs ici « investissent » dans des consultations avec des comptables professionnels agréés titulaires d’un titre de CFA qui pourront tout planifier pour eux de manière adéquate avec un minimum (voire absence) d’erreurs ou d’omissions. Ça coûte cher sur le coup mais cette dépense se récupère rapidement avec le temps…

    Plusieurs (incluant vous-même peut-être) diront que Darth Vader a une grande gueule, qu’il veut avoir raison, qu’il est cynique, etc…, etc… Cependant, le rendement du portefeuille de Vader pour l’année 2022 est de + 5.3% alors que pour exactement la même période, au jour près, le SP 500 affiche (- 13.21%). Pourquoi d’après vous ? Eh bien parce que Vader applique les principes de Buffett/Munger : « don’t lose money » et ne fait pas que les mentionner, il investit également dans BRK parmi d’autres en prenant soin d’éviter autant que possible les baisses et corrections significatives (Bear mkts, etc…) et en ré-investissant progressivement lors des chutes de manière patiente et systématique. Autrement dit, Vader se comporte comme un FNB à gestion active tout comme Berkshire-Hathaway et, j’ai le regret de devoir vous le dire, cela exige bien plus que quelques minutes par année, disons environ 5 heures par semaine une fois qu’on a fini d’étudier et de lire l’essentiel concernant la géopolitique, l’économie et les investissements de toutes sortes.

    Je vous souhaite de bonnes vacances ensoleillées et j’espère que ne vous ne me tiendrez pas rigueur pour cette rafraîchissante douche d’eau froide en provenance de Montréal… (Il ne faut quand même pas oublier totalement notre hiver !)

    1. Bonjour M Vader, vos propos sont très intéressant, vos calculs assez complets et précis. C’est évident que vous connaissez le sujet et qu’il ne semble pas y avoir beaucoup de points qui vous échappent. Je conviens aussi que c’est amusant d’optimiser tous les aspects d’un portefeuille d’investissement. Cependant, je crois qu’il faut identifier quels facteurs devraient être priorisé selon la situation de chacun. Par exemple, si un individu est au tout début de la phase d’accumulation et possède seulement un compte CELI et que celui-ci contient moins de 25,000$, les frais de gestions et le traitement fiscal des dividendes étrangers ne devraient pas être la préoccupation #1 de cet investisseur. Puisqu’une forte proportion des investisseurs ont moins de 100,000$ en actifs financiers reparti dans 2-3 véhicules de placement (RÉER, CELI) un tout inclu comme VEQT n’est pas nécessairement une mauvaise option. Je suis 100% d’accord que rendu a 1MM$ on devrait s’attendre à un standard plus élevé. Les actions US devraient être détenues dans le RÉER et en dollars US, le compte au comptant devrait quant à lui contenir les actions canadiennes pour bénéficier du traitement fiscal avantageux sur les dividendes etc. Je vais profiter de ce froid polaire pour faire un peu de planification budgétaire et fiscale, un peu de ménage et une batch de sauce à spaghetti

      Bonne journée!

      1. Bonjour les pros,
        Vraiment un plaisir de lire vos commentaires. Je suis un jeune retraité et j’aimerais placer mes actifs que dans des FNB dans mes comptes de courtage. Quels sont les 3-4 FNB que vous me recommanderiez pour avoir une bonne diversification. J’avais en tête XIC (Canada), VFV (Etats-Unis), mais pour mondial je ne savais pas trop (suggestions ?). Que feriez si vous étiez à ma place et quelle % de chaque me recommandez-vous? J’ai des comptes Comptant, RÉER, CÉLI et REEE. Disons que j’ai 60% de mes actifs dans le compte comptant, 25% dans RÉER, 12,5% CÉLI, 2,5% REEE . Vraiment merci à l’avance!
        Bonne journée vous tous!

    2. Bonne année 2023 mon cher Darth!

      Bien que nous ayons eu quelques escarmouches par le passé (je vous reprochais en particulier vos tentatives de market timing), sachez que vous avez tout à fait le droit à vos opinions, surtout que vous les partagez toujours de façon respectueuse.

      Est-ce le côté clair de la force qui vous influence? Je suis d’accord avec votre opinion concernant les FNBs canadiens, surtout dans le cas d’un CELI. Aussi concernant l’arnaque monumentale sur les taux de change entre CAD$ et USD$ par les différents courtiers à escompte.

      Ne faisant pas affaire avec Wealthsimple (et n’y étant pas intéressé vu la taille de mon portefeuille et mes avantages avec mon courtier actuel), vous m’apprenez qu’ils chargent des frais de gestion sur le capital du portefeuille. Ils sont donc avantageux pour les portefeuilles de $100000 et moins mais ça se dégrade rapidement par la suite.

      Puisque vous citez Buffet/Munger, rappelez-vous de leur citation la plus populaire: « Time in the market is more important than timing the market ». Étant un DGI (Dividend Growth Investor), je me fous pas mal des fluctuations du marché et avant ma retraite ai profité en masse des mouvements baissiers (j’en profite encore dans mon CELI).

      Comme je n’ai pas à vendre d’actions pour vivre, non seulement je ne perds pas d’argent, mais je dois penser à des stratégies afin que mon REER ne devienne pas une bombe à retardement fiscale (malgré une année 2022 médiocre et mon retrait en prévision de 2023, mon REER a quand même eu un rendement de 5.6%).

    3. Vader moi aussi je suis là philosophie de Buffet (surtout Graham en fait après avoir lu intelligent investor, security analysis et l’autre livre sur l étude des bilans financiers… ) et j’ai fait 93% en 2021 et 40% en 2022 et 8.5% année à date en 2023. Je me demande si c’est juste la chance du débutant… entoucas en voyant ça je comprends pas non plus pourquoi acheter un produit de la banque avec des frais et dès rendement pas toujours intéressants…

    4. Ah… la douche froide de Darth!

      Vous avez bossé dur pour ruiner mes vacances! Non, honnêtement, j’apprécie votre contribution.

      Il est possible de bâtir un portefeuille identique à VEQT à moindre coût. Certes, cette économie n’est pas significative dans mon cas (et celui de la plupart des lecteurs). On parle d’environ 100$ par an sur un placement de 100 000$. Je trouve que ce coût est justifié, considérant que le rééquilibrage est géré pour nous. Nous n’avons rien à faire. Cette paix d’esprit à de la valeur à mes yeux.

      Vous parlez de frais de gestion de capital (0.4%), à quoi faites-vous référence?

      Enfin, tous les portefeuilles ont fait moins bien que le S&P 500, incluant ceux des grands managers de Wall Street. Cet indice est imbattable dans les dernières années. Or, j’accepte un rendement moins élevé pour une diversification plus large. C’est plus adapté à mon profil de risque et à mes besoins financiers de retraité. Dans 10-20 ans, je pourrai juger si j’ai fait le bon choix.

      Merci pour le rafraichissement. Restez au chaud!

      1. Moi, comme je me trouve toujours à bientôt 69 ans en phase d’accumulation la plus élevée possible en termes de rendement du marché pour cependant être en mesure d’assumer un risque tout de même modéré, un tout-en-un encore plus diversifié, mais nettement plus cher de frais qu’un FNB comme le ZSP qui se contente de suivre le SP&500, ne me conviendrait pas.

        Mon plan CELI ne m’expose en Bourse qu’à 30 % avec ce fonds de 100 % en actions américaines qui constituent pour moi le marché le plus pertinent, le plus résilient aussi du monde entier d’autant plus que les transnationales y sont sont bien représentées. Le reste de mes revenus sont indexés à l’IPC pour la plupart.

        Je ne fais qu’appliquer les meilleures recommandations de Warren Buffet pour les petits investisseurs pauvres et ignorants à savoir qu’il faut tout réduire nos frais annuels (0,06 %), sans commission d’entrée ou de sortie, en un seul FNB qui trace le SP&500 pour 90 % de nos avoirs et rester collé là-dessus passivement pendant 20, 30 ans de préférence, tout le temps investi quoi qu’il survienne, et garder par précaution 10 % en bons du Trésor pour nos besoins de liquidités d’urgence.

        1. Bonjour PFG,

          Le S&P 500 (ZSP) est en effet l’indice ultime en terme de rendement. Les É-U constituent la puissance économique mondiale et les entreprises les plus performantes en font partie.

          Cependant, ça fait longtemps qu’on parle du déclin américain, il va bien finir par arriver. Trump avait commencé le travail.

          Ainsi, au lieu de miser uniquement sur le cycliste qui mène la course, je préfère miser sur tout le peloton. Je dors mieux en sachant que mon portefeuille est diversifié géographiquement.

          C’est un choix très personnel et subjectif. Je vous souhaite beaucoup de succès en bourse!

          1. Je crois qu’il s’agit d’un échantillon représentatif à l’échelle mondiale, JSP. Tu parles d’un arbitrage géographique, toi! Y a pas mieux! Ce que nous recherchons, c’est d’obtenir « le rendement du marché », n’est-ce pas ? Nul besoin, alors, d’élargir tant et plus. Trop diversifier, c’est comme pas assez. Il suffit de choisir le marché le plus résilient de la planète. Toute cette histoire du « déclin américain », c’est de la propagande anti-occidentale. Tant que le dollar américain restera la monnaie de référence, le refuge international, il en sera ainsi.

            C’est pourquoi il faut absolument mettre en échec les basses œuvres du régime fasciste de Poutine qui ne sert, au fond, que de pitbull pour la Chine qui se donne de faux airs de ne pas vouloir y toucher !

            Buffet ne dit pas pour autant que dans les autres économies, Europe, pays émergents, il ne s’y trouve pas d’opportunités d’investissement aussi intéressantes. Sauf qu’il s’agit ici, pour nous, d’investissement indiciel passif, pas d’un portefeuille de valeur comme le sien qui est géré intelligemment à très long terme. Il a le génie de dénicher quelques épingles de diamant dans les bottes de foin.

            Pas 99,99 % des investisseurs dont une bonne part d’orgueilleux, d’imprudents, d’impatients et de cupides qui se croient capables de battre le marché à long terme, ce qui se traduit au jour le jour par toutes ces fluctuations chaotiques si incalculables, imprévisibles en Bourse : tous ces gens-là courent après leur queue dans l’espoir vain et dérisoire d’accumuler les petits profits à coups de rentre dedans puis de sorties spéculatives complètement imaginaires.

            J’en connais un de cette espèce pullulante dans mon entourage, un cordonnier mal chaussé. Quand je lui demande de comparer ses performances avec le rendement annuel composé du SP&500 depuis les 20 dernières années qu’il s’amuse à boursicoter au gré du vent, il est incapable de me répondre, alors il escamote ma question. Il a fait sans doute du sur place tout ce temps, il fait un coup d’argent de temps à autre, s’imagine qu’il arrive toujours à s’en retirer juste à temps, ce qui le renforce dans son illusion. Il m’appelle parfois pour me se vanter qu’aujourd’hui il a fait tant d’argent comme si cela avait le moindre sens à vue de nez en Bourse.

          2. Bonjour PFG,

            Comme je disais, ma stratégie est biaisée. Contrairement à vous, je crois que je vais assister au déclin des É-U de mon vivant. Ce sera très progressif et insidieux. À mon humble avis, la menace n’est pas tant chinoise, ni russe, mais américaine. L’attentat au capitol du 6 janvier est le meilleur exemple.

            Ceci dit, les probabilités que je sois dans le champs sont plus élevées que l’inverse.

          3. Je regardais l’autre soir le film sur Snowden réalisé par Oliver Stone avec le recul de la guerre russo-ukrainienne… C’était vraiment un idéaliste naïf, JSP! Il doit maintenant drôlement déchanter « à l’abri » en Russie… s’il est le moindrement lucide! Je me demande comment il se sent avec leur propagande généralisée. Quels système social il préfère finalement… Il doit regretter d’avoir été manipulé puis récupéré à son propre insu par le chef de la mafia russe Poutine et ses sbires dont on sait quels étaient les projets dès sa prise du pouvoir il y a 20 ans! Le déclin américain, c’est la bouillie pour les chats! Trump était aussi une marionnette poutinesque. L’Amérique s’est rattrapée juste à temps avec Bident, un excellent président! Meilleur qu’Obama, du moins en pratique. Obama était un lâche, très sympathique, je l’aimais beaucoup mais frileux et peureux. Il s’est fait entuber par Poutine!

            Buffet, encore lui, nous a toujours mis en garde, au plan financier, de sous-estimer les États-Unis et les choses lui ont toujours donné raison. Tu ne connaîtras jamais de ton vivant l’effondrement occidental qui s’ensuivrait si les USA mordait la poussière devant la Chine et son pitbull télécommandé.

          4. PFG,

            J’espère sincèrement que vous avez raison.

            Au delà des Présidents qui passent, le peuple état-unien est fondamentalement divisé. Et, les crises s’enchainent.

            C’est peut-être aussi les CNN de ce monde qui me donnent cette impression. À voir les nouvelles, nous sommes toujours aux portes de l’apocalypse.

            Un petit sevrage numérique ne me fera pas de tort!

      2. Bonjour Jeune retraité,

        Je crois que le 0.4% de frais dont M.Vader fait allusion vient de Wealthsimple Invest (robot conseiller).
        Si je ne me trompe pas, je crois que vous utilisez plutôt Wealthsimple Trade auquel cas ce frais supplémentaire de 0.4% ne s’applique pas.

        Salutations

    5. «… et je suis surpris que PFG n’ait pas bondi…»

      Puisque vous m’interpellez, Dart, vous ne suivez pas ce blogue de si près parce que vous sauriez que j’en ai effectivement passé la remarque, très amicale bien sûr, à JSP, à propos de ces tout-en-un qui me laissent plutôt froid.

      Le VEQT n’est pas surpondéré en technos de l’info comme le ZSP ou le VFV, voilà son seul avantage, peut-être, lui accordais-je, alors qu’il coûte trop de frais par ailleurs. Un fonds de fonds ne peut pas battre en termes de rendement long terme un seul FNB à frais très réduits qui suit le SP&500.

      Et je prétends aussi que le marché américain est le marché le plus représentatif à l’échelle mondiale: il est donc assez diversifié, en tout cas quant à moi, avec toutes les transnationales qui font partie de cet indice phare.

    6. « …en prenant soin d’éviter autant que possible les baisses et corrections significatives (Bear mkts, etc…) et en ré-investissant progressivement lors des chutes de manière patiente et systématique.»

      Contradiction dans les termes, Dart: il s’agit toujours et encore de tentatives de synchronisation du marché. Au lieu de jouer au fin-finaud avec les aléas du marché, il vaut mieux rester 100 % investi en tout temps pour ne pas rater dans l’année courante les 10 journées parfaitement imprévisibles qui font faire toute la différence pour notre rendement au cours de cette période-là. Le même raisonnement s’avère tout aussi vrai à long terme.

      Bien entendu, Dart, ce principe élémentaire archi-prouvé empiriquement ne s’applique pas à vous qui êtes comme chacun sait ici un grand génie de la finance, prophète de malheur de haute voltige, adepte compulsif du coïtus interrompus dans fougueux vos ébats financiers redoublés au bord du précipice de jour en jour, à en perdre haleine et la raison… 🙂

  16. J’ai toujours trouvé particulier comment la majorité des gens ne s’intéresse pas à l’argent (d’où elle vient, comment elle est accumulé, comment elle règle nos rapports sociaux) alors qu’elle joue un role immense dans nos décisions et notre vie en générale. Au delà du jugement par rapport à l’argent, je crois qu’on devrait tous s’y intéressé minimalement pour s’assuré qu’elle ne prenne pas toutes la place. Les banquiers profitent justement de ce désintérêt.

    Au passage, j’espère que l’inflation ne te fait pas suer trop trop 😉

    1. Salut Pingouin!

      L’inflation ne m’empêche pas de dormir. J’ai eu un frisson dans le dos, il y a quelques mois, quand le taux dépassait les 9% et que les politiques des banques centrales n’avaient pas d’effets. Or, j’ai désormais appris à vivre avec.

      Au niveau de la bouffe, on se débrouille très bien. Voici comment: Nos 7 secrets pour bouffer à petit prix

      Au niveau du voyage, on pratique l’arbitrage géographique. À 15$ la nuit (et 2$ pour un repas), je ne crois pas que la Laos a connu une grande augmentation du coût de la vie. 😉

  17. Me semble que je ne suis pas assez riche pour avoir un conseiller financier. Selon les hypothèses de l’IQPF, j’aurai un rendement a long terme d’environ 6% sur un portefeuille équilibré et environ 2% d’inflation, pour une croissance de mon pouvoir d’achat de 4% par année (j’arrondis pas mal). Si je donne 2% par année a mon conseiller, je vois pas comment je peux finir par m’enrichir. (Encore pire si je dois payer de l’impôt.) Surtout qu’il existe des alternatives simple a 0,2 % de frais.

    C’est comme avoir un chef a la maison, ou un domestique. Je suis pas assez riche pour ça. Je cuisine mes repas, je fais mon ménage et je gère mes placements moi-même. Ça s’apprend.

    1. Salut Francois,

      Quoi, tu fais la cuisine toi-même? Tu prends des risques. Ça pourrait faire en sorte que ta diète soit mal équilibrée et tu pourrais souffrir de graves problèmes alimentaires. Pire encore, tu pourrais t’empoisonner! 😆

  18. Perso, j’ai eu la chance de recevoir des conseils financier constructifs quand j’étais dans la vingtaine, de la part d’un collègue de travail plus âgé. À partir de là, j’ai ouvert un compte RÉER, puis CÉLI et j’ai lu une quantité raisonnable d’informations sur les différents sujets pour au moins comprendre la base du système qui permet de faire des placements dans divers programmes, en plus de diversifier les investissements. 35 années plus tard, j’ai atteins l’autonomie financières, la liberté de dettes, y compris hypothécaire, même si j’ai perdu mon fond de pension à la faillite de Nortel en 2001. Comme plusieurs l’ont écrit ici, il s’agit de vivre selon ses moyens et non en fonction de la publicité ou de ce que peuvent penser les voisins. Je n’ai toujours pas d’auto neuve, mais par les temps qui courent, on s’en fout totalement!

    1. Bonjour MD,

      Ah non, vous êtes une victime de Nortel. Je viens de voir le film dans l’avion. Quelle histoire!

      Je suis content se savoir que vous vous en êtes remis grâce à vos bonnes habitudes financières. Profitez bien de votre liberté!

  19. Quel excellent article! Je vais le partager à mes ami.e.s. Avec l’avènement des FNB et des sites de courtage en ligne, c’est tellement facile maintenant de s’occuper nous-mêmes de nos finances. Et à un coût modique!

    De mon côté, je suis à me bâtir un CÉLI qui comportera seulement deux FNB « Répartition d’actifs ». XEQT (70%) et XGRO (30%). En vieillissant, j’ajusterai la répartition entre les deux.

    Merci pour votre publication!

  20. Excellent article, comme toujours. Je sors du cadre de l’article pour poser une question d’actualité. Je scrute les blogues similaires à la recherche d’un article sur la nouvelle obligation de produire une déclaration d’impôt aux États-Unis pour toutes personnes détiennent des titres américains dans un porte-feuille. Je pensais trouver beaucoup d’articles à ce sujet depuis le 1e janvier 2023 et particulièrement maintenant en préparation de saison des impôts, mais ce n’est pas le cas. Les clients de Disnat ont reçu une lettre leur demandant de fournir leur numéro d’identification fiscale des États-Unis.
    Merci de bien vouloir m’éclairer sur la procédure.
    Ingrid

    1. Merci beaucoup Ingrid!

      Je n’étais pas au courant de cette nouvelle obligation et ça fait 15 min. que j’épluche le web à la recherche d’info, mais sans succès. C’est étrange! Personne n’en parle.

      Je vous reviens si je trouve quelque chose… Sinon, peut-être qu’un lecteur aura la réponse…

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