Au Québec, vivre au-dessus de ses moyens est la norme. De l’étudiant fauché au premier ministre, presque tout le monde dépense au-delà de ses capacités financières réelles.
Une maladie, un accident, un divorce ou une bad luck peut faire déraper le budget de n’importe qui, j’en conviens.
Cependant, dans la plupart des cas, les Québécois dépensent tout simplement trop.
« Je le mérite bien! » dit-on pour se déculpabiliser et oublier ses dettes de consommation (22 000$ en moyenne).
Des pauvres qui se prennent pour des riches!
Or, chez les frugalistes, c’est l’inverse qui se produit. Chaque dollar dépensé est un dollar de moins dans le fonds de liberté. Donc, épargner devient quasi obsessionnel.
Des riches qui se prennent pour des pauvres!
Et, quand la bourse s’enflamme et que les intérêts composés opèrent leur magie, ces jeunes retraités courent un risque dont personne n’ose parler. L’ultime tabou… le risque de devenir TROP riche.
Eh oui, c’est possible! On peut être financièrement comblé, sans accumuler un actif net qui ressemble à un numéro de téléphone.
Pour ma part, mes besoins sont modestes et je souhaite mourir avec zéro; je dois donc commencer à dépenser PLUS.
Le parking à 225$
À Toronto, à la Coupe du monde de foot, le stationnement VIP coûtait 225$ par jour.
En considérant qu’un billet pour un match de qualif se vendait de 1 000$ à 3 000$ en moyenne, force est de constater que les amateurs de foot sont TRÈS riches.
Je serais quand même curieux de connaître l’avoir net des familles qui se paient une journée à 15 000$. À mon sens, seule une fortune de plusieurs dizaines de millions justifierait un espace de stationnement à 225$. Et encore…
Je me suis enrichi au cours des dernières années, mais j’ai toujours autant de respect pour l’argent. Le gaspillage d’une ressource aussi précieuse est indécent à mes yeux. Pauvre ou riche.
Je suis donc incapable de brûler mes dollars sur des produits ou des services qui sont indûment surévalués.
Par exemple, quand on me vend 20 sushis composés de riz, d’avocats et de concombres (sans poisson) à 60$, je me sens violé (@Bloom).
Dans un monde où la marque d’un objet prime sur sa valeur intrinsèque, il est difficile pour moi de dépenser sans me sentir floué.
En tant qu’ex-marketeur, je vois les pièges partout.
« Je le mérite! »
Par ailleurs, je pense que les objets et les expériences haut de gamme doivent être mérités.
Premièrement, ceci implique d’en avoir les moyens financiers.
Être accepté pour un financement de 36 mois chez Mercedes n’a absolument rien à voir avec le mérite. Pas plus que de partir en voyage à Santa-Banana alors qu’on traîne un solde sur sa carte de crédit.
Les courtiers immobiliers, les banquiers et tous les autres vendeurs nous donnent l’illusion qu’avec une bonne cote de crédit, le monde nous appartient.
En revanche, les frugalistes ont leur propre définition du mérite. Par exemple, plusieurs d’entre eux dédient un maximum de 5% de leur avoir net à leur véhicule. Pour un millionnaire, ça veut dire conduire une Subaru Legacy. Pas une Mercedes!
Deuxièmement, à mon avis, il faut être capable de pleinement apprécier les attributs d’un produit de luxe pour le mériter.
Pour se pavaner sur un vélo à 10 000$ et être costumé en lycra, ça prend les mollets qui viennent avec.
Même si j’en ai les moyens, je cherche à atteindre un certain niveau d’excellence avant de m’offrir un produit d’excellence.
Étant donné que je ne suis excellent dans rien (et que je n’aime pas porter du lycra), les occasions de dépenser davantage sont limitées.
Mon trip de fentanyl
De plus, je suis un minimaliste convaincu. Moins je possède de bébelles; plus je suis libre. Donc, pas question d’acheter plus d’objets.
Par contre, quand mon médecin de famille m’a dit que l’attente pour ma gastroscopie était de 6 à 8 mois, j’ai cliqué. Pourquoi ne pas investir dans ce que j’ai de plus précieux? Ma santé.
J’ai donc décidé de faire toutes mes procédures médicales au privé. Un traitement laser pour ma sécheresse oculaire (1 700$), mes tests de labo (140$) et une gastroscopie pour mes reflux acides (1 500$).
Ce faisant, j’ai allégé le système public de santé et… j’ai expérimenté le fentanyl lors de la sédation. Je ne vous mentirai pas, j’ai passé un beau moment.
J’ai presque hâte à ma colonoscopie l’an prochain.
Un chalet à Montréal
Vous le savez, je suis un paquet de nerfs. Du genre à passer l’aspirateur en chantant du Marjo ou à refaire les joints de la douche en écoutant un balado ou… à faire les quatre en même temps.
Or, pour ma blonde, le bien-être se trouve dans le silence, la quiétude, la méditation et le yoga. Autrement dit, loin de moi.
Ainsi, histoire de se payer un petit luxe (et de relâcher son muscle frugaliste), Van-Anh a eu l’idée de se louer un chalet. Une retraite de méditation sur mesure, en quelque sorte.
Puis, au fil des recherches, le weekend au chalet s’est transformé en un mois dans un loft du Vieux-Montréal. Elle a déniché un deal qu’elle ne pouvait pas laisser passer. Pas facile la défrugalisation! 🙂
J’ai donc maintenant un « chalet » dans le Vieux-Montréal où je peux passer quelques jours… sur invitation seulement.
Apprendre à donner
Ma vie se résume aux expériences que j’ai vécues et aux personnes que j’ai croisées sur ma route. Aujourd’hui, même avec de meilleurs moyens financiers, mes priorités restent les mêmes.
Si on m’offrait une Porsche, une villa en bord de mer ou une Rolex, je refuserais. Je n’ai rien à foutre de ces symboles de réussite. Un paquet de troubles!
Je n’ai personne à impressionner, rien à prouver et aucun manque à combler. La collection de Ferraris attendra donc pour une prochaine vie.
Donc, il ne me reste plus qu’à donner l’argent que je considère superflu.
Plus facile à dire qu’à faire! En toute transparence, c’est un work in progress. Tous mes muscles frugalistes se contractent quand j’entre mon numéro de carte de crédit pour faire un don.
Certes, petit à petit, je fais l’effort de donner en me disant que ceux que j’aide le méritent bien.
Avez-vous parfois du mal à dépenser?

WOW ! bravo champion et merci de ton partage, humoristique, inspirant!
Merci beaucoup Lien!
Vive le fentanyl!!!????
Josée,
Je ne sais pas si on peut dire ça. 😉
Mais, dans un contexte médical, c’est pas mal efficace.
Je comprends.
Quand j’ai dégelé de ma 2 ème ( la première ayant été faite à froid), ce que j’ai eu de plus intelligent à dire à l’infirmière c’est » j’espère que vous aller commer par la bouche !) C’était déjà fini en fait….
Jacques,
C’est pour cette raison qu’on nous averti de ne pas prendre de décision importante après la procédure. On est dans les vapes! 🙂
En d’autres mots, lorsqu’on est précoce, c’est qu’on a pratiqué l’abstinence?
Steve,
Elle est très bonne! 😀
En tout cas, pour ma part, j’ai perdu mon désir (de consommer). Mais, je suis toujours précoce.
Très inspirant comme toujours, ????
pour ma part, depuis un bon 15 ans, les trois mots qui suivent me représente au plus haut point..MINIMALISTE, FRUGALISTE, SIMPLISTE … Jusqu’à la fin de mes jours.. Rien de mieux que de se sentir libre. Je déménage en 2027 et je pars d’ un 4 1/2 ( pas cher il y a 15 ans maintenant trop dispendieux et trop grand pour rien)dans un 1 1/2 studio Sans fla fla ou bling bling.. Meublé tant mieux..
Merci Ynad!
J’ai hésité longtemps avant de publier cet article. Je ne voulais pas qu’il soit perçu comme de l’arrogance de ma part.
Je veux surtout faire ressortir qu’il est possible d’être assez riche. Il est impensable pour la plupart des gens d’arriver à ce constat puisque leurs désirs sont infinis. Mais, voilà peut-être aussi la raison de leur mal-être.
Moins je possède de bébelles, plus je suis heureux. La vie est simple!
Bon déménagement et bon parcours vers la liberté!
Le timing de ton article est tellement parfait, car d’une part je vis exactement les mêmes questionnements (« comment dépenser plus sans se sentir mal »), mais aussi, parce que j’ai fait exactement le même choix que toi pour le privé en santé. Idéologiquement j’ai des réticences (pas tant que ca, juste un peu :)) sur le concept de médecine à 2 vitesses, mais la société a fait ce choix de le permettre dans une certaine mesure, et je me trouverais fou de m’en priver !
Salut Mr. Jack!
J’espère que tu portes bien!
À une époque, seuls les riches allaient vers le privé. Désormais, malheureusement, il est quasi impératif de payer pour obtenir des traitements dans un délai raisonnable. Ceci dit, je pense que j’irai les faire au Vietnam la prochaine fois (pour une fraction du prix).
Je trouverai bien d’autres dépenses à faire! 😉
Moi j’ai de la difficulté a dépenser pour des resto ou de la bouffe préparer quand je sais que je peux le faire a la maison pour une fraction du prix et tellement bien meilleur. Je reprend sur moi en me disant que j’en ait les moyens et que c’est seulement sans des occasions spécial. Lâche pas J-S et bonne continuation!!!!
Salut Jonathan,
Il y a encore quelques restos qualité-prix à Montréal.
J’en fait la tournée depuis que ma blonde est au Vieux-Montréal. 🙂
Bonjour,
On reste pas à l’abri d’une chute boursière importante, les actifs sont sur évalués comme jamais. Seriez vous aussi confiant avec une chute de -40% et une défense perdue comme 2000-2010? Je trouve que beaucoup trop de gens deviennent confiant et dépense quand la bourse monte, ce qui d’ailleurs tient l’économie US a flow,
On en reparlera au prochain krach
Je respecte tout de même ton beau cheminement, mais mon background en finance me rend inconfortable, ce qui monte redescend (mean reversion à leur moyenne)
Mais oui un moment donné faut dépenser la je suis en accord (tu as sûrement lu le libre Die with Zero de Bill Perkins)
Bonne continuation!
Merci JP!
Oui, j’ai lu Die with Zero. Ça me rejoint.
Je t’assure que je suis parfaitement conscient qu’un krach est inévitable. Même si ça ne parait pas nécessairement dans cet article, je suis très humble par rapport à ma performance boursière. Et, j’ai un plan d’urgence.
Je module mes dépenses selon la tendance des marchés. Quand ça ira mal, j’écrirai un article sur comment je réduits mes dépenses.
Au plaisir!
J’arrive à la même conclusion, c’est dure de dépenser. J’ai lu le livre « Die with Zero » après ta dernière chronique, je l’ai même acheté au lieu de le louer. J’ai eu beaucoup de difficulté avec ces hypothèse c’est tellement contraire à mes peurs de manquer d’argent. J’avais aussi l’impression qu’il ne s’addressait pas au gens déjà retraité mais bon. J’en ai tiré quand même quelques lessons, pour mes 50 ans et les 50 ans de ma meilleure amie j’ai décidé que je lui payait le voyage à elle et son chum. COmme ça je me gâte et je developpe mes memory dividend.
Sinon comme autre solution pour dépenser ton argent, tu pourrais changer de destination pour tes voyages, je reviens d’Islande justement, à 10$ pour un hotdog de stand de rue, j’ai probablement dépenser autant en bouffe sur 10 jours que 3 mois au vietnam 🙂 hehehehe
Salut Christian,
Ah ah! J’ai justement acheté un billet vers Reykjavik cette semaine. 🙂
Le coût de la vie de ce pays devrait « briser » mon frugalisme.
Très pertinent, comme à l’habitude !
Exemple concret de notre côté… cette année on s’est fait un budget qu’on essaye d’atteindre, et non de respecter ! Le but est justement d’augmenter nos dépenses, ou, du moins, d’essayer d’être moins frugal.
Nous organisons présentement un voyage en Europe de l’est (pas parce que c’est moins cher !). On doit revenir à Bruxelles pour notre avion (bon, c’était le moins cher…). Mais quand on a regardé le prix des hotels pour nos 3 nuits, on a figés. On a commencer à regarder beaucoup plus loins, chercher des auberges de vieilleses, bref tout ce qu’il y avait de moins chers. À un moment donné, on s’est regardé… on s’est dit qu’on était plusieurs mais vraiment plusieurs milliers de dollars sous notre budget à atteindre… donc ni une ni deux, on a pris un bel hotel bien au centre pour profiter au max de ces 3 jours dans une ville qu’on adore !
C’est difficile de casser des habitudes frugales. Il y a un moment pour tout… voyager 3e classe nous a permis d’avoir les moyens de voyager première aujourd’hui… je ne ferais pas l’inverse !
Merci Million Naire!
Nous avons comme résolution 2026 de dépenser plus. Évidemment, je n’en parle à personne (sauf sur ce blogue). Ce serait un suicide social. 😉
Je serai également en Europe de l’est prochainement. On se voit là-bas?
Tout à fait incroyable. Te lire est du vrai bonbon, un véritable délice à chaque ligne .
Tu nous démontres que l’exercice de la frugalité nous mène tout droit vers la liberté et que la richesse créée fait ensuite boule de neige . Comme tu dis si bien dans ton livre : tu as crée un monstre . Il ne reste plus qu’à souhaiter que tu inspires le plus grand nombre de québécois possible pour qu’enfin le citoyen moyen arrête de s’endetter et découvre enfin la joie de vivre en dessous de ses moyens
Merci infiniment Céline!
Ironiquement, plus on se désintéresse des biens matériels, plus on épargne, plus on s’enrichit et plus on a les moyens de se payer des biens matériels.
L’idée est simplement de patienter d’avoir les moyens avant de s’acheter quelque chose. Mais, on part de loin au Québec.
Merci pour votre témoignage!
Salut JS ????
Petite idée dans ta tournée de dons, as-tu connaissance du crédit d’impôt pour don important en culture? Ça vaut la peine de regarder le détail car c’est une belle façon frugale de faire aller encore plus loin ses dons ????
J’en avait parlé dans cet article de blogue, en 2024:
https://www.productionsiris.com/post/philanthropie-culturelle
Les emojis ne rentrent pas dans les commentaires apparemment (d’où les ????)
Antoine,
Oui, je dois réparer le problème. Je pense que mon firewall bloque les emojis.
Salut Antoine!
Je ne connaissais pas ça. Le crédit d’impôt est hallucinant. Un dollar de don fait du chemin.
Merci pour l’info!
Je suis pas mal d’accord avec vos propos. Par contre, je me demande ce que ça signifie avoir beaucoup d’argent aujourd’hui: un, deux, cinq millions et plus? Et je ne serais pas surpris que de belles grosses baisses boursières nous attendent au coin de la rue. Et comment s’en protéger afin de garder notre capital qui a été accumulé miraculeusement? La réduction des dépenses n’est pas suffisante selon moi, il faut être capable de savoir comment jouer défensivement quand il le faut dans nos stratégies de placement .
Claude,
Il y aura un krach, c’est inévitable.
D’abord, vous devez comprendre que mes frais de base pour vivre sont faibles. Je n’ai pas de dette, pas d’hypothèque, presqu’aucun frais récurrent (ex. Abonnements).
C’est la beauté du minimalisme.
Donc, il est relativement facile de réduire mon budget en temps de crise puisque les restos/voyages en représentent une bonne partie.
Ensuite, j’ai toujours l’équivalent de 2-3 ans en liquidités pour affronter la prochaine tempête.
Entièrement d’accord : vivre au-dessus de ses moyens pendant la vie active rend la retraite précoce impossible. Mais une fois le cap franchi, la mentalité doit changer du tout au tout, l’argent devient un outil pour vivre pleinement, pas un score à faire grimper indéfiniment.
De notre côté, nous sommes retraités depuis nos 42 et 45 ans et fonctionnons avec un budget annuel bien défini. Fini l’épargne pour l’épargne : terminer l’année à zéro dans notre budget dépensable est notre signe de succès, ça veut dire qu’on a pleinement profité de ce qu’on s’était accordé.
On a aussi la chance d’avoir choisi une vie nomade centrée sur nos passions, le trail et le vélo. Ça vient avec un avantage énorme côté frugalisme forcé : une seule valise enregistrée chacun, déjà pleine d’équipement sportif, qui rend l’accumulation matérielle tout simplement impossible. Notre argent ne sert donc pas à entasser des objets, il va directement vers ce qui compte pour nous : les expériences, le sport, la liberté. Et quand le budget le permet, on n’a pas de misère à se gâter, un plus bel appart pour quelques nuits, un meilleur resto, un vol plus confortable s’il le faut : on sait où se faire plaisir.
Quel beau témoignage, Les Ultranomades!
J’adore lire les histoires de gens qui se bâtissent une vie à leur mesure. Bravo!
Le minimalisme a changé ma vie. Le feeling de légèreté est indescriptible.
Profitez en pleinement et svp revenez partager votre histoire. Au plaisir!
vraiment Super ton article ,
nous ,on a tout miser ou presque sur l immobilier en 2012 ,
aujourdhui oui on est libre , notre rêves étaient de pouvoir s’ acheter du temps , y a rien a nos yeux de plus précieux que le temps . chaque journée perdue a travailler, faire le lavage , le ménage, laver les autos, faire le gazon , les corvées qui prennent de notre temps si précieux était des journée perdue a Jamais pour nous.
devenir riche nous permet ,de se faire soigner au privé oui ,on investi sur nous comme tu écris.
de payer la femme de ménage, au condo ,au chalet, de payer pour faire l entretien exterieur du chalet ,sauf les fleurs que ma femme garde et s’amuse.
moi ,je parts sur notre terre acquise en 2019 et presque clair de dette aujourdhui . un petit solde sera payer dans les prochain mois avec l argent des autres . acheter une grosse tarte et en vendre quelques morceaux pour la payer , m amuser a faire des sentier pour aller marcher et profiter de la nature , oui l argent des autres a réussi a nous payer une belle vie .(l’ immobilier) Mais on y a mit le temps et l’énergie pendant 13 ans .
aujourdhui l immobilier se transforme peut a peut de investissement actif en investissement 100% passif avec des rendements
et on devient encore plus libre de notre temps et on part voyager , compostelle en fin sept . 1 mois. pour visiter et se mettre encore plus en forme .
l argent nous permet de choisir .
hier notre femme de ménage +- 70 ans , nous racontait quel a eu un degat d eau chez elle et quel devait payer le 500$ de déductible pour la réclamation au assurances . ca semblait etre vraiment terrible pour elle .
en la payant femme lui a remis 500$ de plus et lui a dit. ca nous fait plaisir .
elle s est effondrer en larme en disant. voyons c est ben trop , je peux pas accepter ca .
on lui a fait comprendre, qu on donnait de notre argent comme ca sans raison a des gens qui on croyait qui en avait de besoin. et ca nous fait du bien de donner . payer un épicerie a quelqun de moins bien nantis. on aime aussi
tout simplement rien faire et profiter avec nos yeux de voir passer ce temps si précieux . merci la vie !
Merci Joel!
Quelle histoire touchante. J’avais les larmes aux yeux en la lisant. Bravo! L’argent est un outil exceptionnel qui permet de faire le bien et de rendre le monde meilleur (pour ceux qui savent l’utiliser).
Nous partageons la même urgence de vivre. La vie est trop courte. Pas le temps d’accumuler les bébelles, il vaut mieux mettre l’emphase sur les relations humaines et les expériences.
Ça me rappelle la fois où j’ai pris des stéroîdes, avec ma 2e opération au cerveau. J’ai rapidement compris pourquoi c’est illégal ! J’ai passé 3 jours au lit sans manger après la 1ere, et j’ai déjeuné dans une chaise le lendemain après la 2e. Ça réveille comme un café, ça ouvre l’appétit, ça réduit l’inflamation, honnêtement c’est fantastique.
Attention aux brulements d’estomac par contre. (Il y a d’autres effets secondaires à long terme aussi…)
Salut Francois,
Ouf! Opération au cerveau, j’espère que tu te portes bien.
Ces drogues me font extrêmement peur et je comprends maintenant le risque qu’elles représentent chez les personnes vulnérables.
j’ai vraiment de la difficulté à faire confiance aux organismes qui fonctionnent par dons. Alors j’aime mieux faire des circuits courts et donner à l’école locale, donner pour des bourses aux étudiants finissants, ce type de chose. Participer à la campagne de financement de l’enfant d’un ami, mais de façon plus généreuse que la normale. Parfois remarquer une personne à la caisse qui semble se demander si elle va avoir assez pour payer sa commande et le payer à sa place. Ce genre de choses. Bon, moins de reçu pour passer sur l’impôt par contre ahahaha
Salut Le haut côté!
C’est certain que c’est plus gratifiant d’être en contact direct avec la personne qu’on aide. L’idée de l’épicerie est excellente. Bravo pour ton geste!
Si tout le monde donne un peu au suivant (au lieu d’accumuler compulsivement), le monde sera meilleur.
Juste pour être certaine de bien comprendre, le luxe choisi c’est donc d’avoir chacun son logis ? Ou c’est une gâterie temporaire de ressourcement ? Ça m’intéresse, car je ne vis pas avec mon conjoint, ce qui n’est pas “optimal” d’un point de vue financier mais je le considère comme un luxe de pouvoir garder mon endroit à moi, ayant également besoin de silence, méditation, tranquillité.
Sauf qu’il faut 5 à 7 ans de décaissements (taux de 3,8% optimal) à l’abri des fluctuations boursières de notre moteur de croissance 100 % actions ant-inflation long terme.
C’est le temps moyen des chutes graves. Si la Bourse s’effondre tout à coup de 50 %, tu vas avoir l’occasion idéale de te trouver à nouveau assez pauvre, merci!
Avec l’âge, les coûts de santé augmentent: or, ils deviennent plus spécialisés, ils ne sont plus couverts ou inaccessibles. Les traitement de physio, par exemple, entre bien d’autres!
Portez-vous bien, vous deux!
Paradoxalement, c’est précisément pour cela qu’un moteur 100 % actions est pertinent : c’est le seul véhicule qui bat systématiquement l’inflation à long terme. Un simple fonds d’urgence liquide (dans un compte à intérêt élevé) suffit pour gérer les pépins de santé sans dénaturer votre stratégie d’investissement.
J’aimerais apporter une nuance. Ce n’est pas tant qu’un krach soit inévitable… ce sont plutôt *les* krachs qui le sont.
Comme on ne peut rien y faire, il faut vivre avec et compenser par d’autres moyens :
* avoir de la flexibilité sur les dépenses
* conserver un coussin de liquidités (même si certaines recherches concluent que c’est sous-optimal, je préfère le faire : ça me permet de bien dormir la nuit. De toute façon, j’ai parfois l’impression qu’en grattant un peu, on trouve des recherches pour affirmer tout et son contraire.)
* pouvoir pratiquer l’arbitrage géographique (ça se complique avec le temps, par contre : c’est moins facile de se déplacer à 80 ans qu’à 50.)
Mais le plus important est peut-être d’avoir un plan de décaissement qu’on révise régulièrement. Quand les rendements des marchés dévient largement des hypothèses du plan, à la hausse comme à la baisse, une mise à jour permet de voir comment ça affecte le montant qu’on peut dépenser chaque année. Il existe des outils pour ça — les meilleurs ne sont pas gratuits, mais pour moi, ça vaut la peine. Ça aussi, ça permet de bien dormir la nuit.
Mais tu sais sans doute déjà tout ça.
De mon côté, cette année, j’ai été chanceux. J’ai dû faire des retraits importants — heureusement non récurrents — liés à la maison et à l’auto, mais les rendements boursiers ont plus que compensé : la valeur des investissements a quand même augmenté de plus de 12 %. Pur hasard, évidemment. Mais ça me fait réfléchir : la chance aurait tout aussi bien pu jouer dans l’autre sens. Ça me fait me demander si ma répartition d’actifs ne m’expose pas à plus de volatilité que nécessaire.
C’est toujours un plaisir de te lire.
Article toujours aussi intéressant!
Tous les commentaires aussi! Belle gang de monde ici! On est nombreux « minimalistes capitalistes » ! J’ai aussi adopté le privé quand je veux voir un médecin pour une inquiétude. Une bosse ici? Une démangeaison ici? Une rougeur persistante? La consultation coûte 450$, la prise sang au PJC coûte 30 ou 40$. Puis j’ai toutes les réponses à mes questions.
Quand on ajoute une facette « philanthropie » à notre vie, je crois qu’il n’existe plus quelque chose comme « trop d’argent ». J’ai une liste de causes et une liste d’établissements qui me tiennent à cœur. À certaines causes je verse 100$/an. Si j’étais dix fois plus riche, je verserais 1000$/an ou même davantage à ces causes. Le concept de « trop riche », c’est comme être « trop en santé », je n’y crois pas. Être « trop riche » c’est une façon de dire qu’on ne sait pas quoi faire avec l’argent. Quand on a un but, une vision, une ambition (philanthropique ou autre), chaque dollar supplémentaire peut servir à notre cause.
Si ça peut vous inspirer, voici comment je choisis à qui donner. Les fondations en lien avec des maladies ou des conditions sociales qui me touchent ou qui touchent des gens autour de moi. Les établissements d’enseignement par où je suis passé ou par où mes enfants sont passés. (Université, cégep, école secondaire, école primaire, CPE). Les équipes de sports par lesquelles mes enfants sont passés ou dans lesquelles j’ai des amis qui sont impliqués.
Y’a plein de gens partout qui ont besoin de ressources (temps et argent) et qui ont de beaux projets. Faut juste choisir ceux qui nous touchent!
Si vous êtes comme moi, minimalistes et capitalistes, vous éprouvez une jouissance à retarder ou éviter une dépense de 1000$. (Vous êtes fiers d’étirer la vie de votre vieux jeans, vieux char, vieux téléphone, etc). Ensuite ce 1000$ vous permet de bâtir votre liberté. Ensuite? Bien sûr vous pouvez vous gâter même si ce n’est pas dans notre ADN de vouloir dépenser. Mais n’oubliez pas la composante philanthropie!
Au plaisir de vous lire!
Ned
Minimaliste capitaliste
Papa quarantenaire de deux ados
Il y a une règle que j’ai apprise de l’auteur américain Nick Maggiulli. Je la trouve très utile. C’est la règle du 0.01%. En gros, chaque fois qu’on hésite pour un petit extra, si ça représente moins de 0.01% de nos avoir nets (idéalement: sans la maison), on devrait dépenser sans se poser de questions. Par exemple, quelqu’un a des actifs de 500K (sans la maison). Chaque dépense extra de $50 ne devrait pas nous faire hésiter. Au resto, le plat dont du as envie coûte $30 de plus? Go for it. Il pleut et tu pourrais attendre le bus ou revenir en Uber? Paye-toi un foutu Uber. Il donne plus de détails que ça dans son livre, sur des podcasts, etc. Donc au début, chaque piasse compte. Mais avec le temps, il faut arrêter de tout calculer. L’idée n’est pas de dilapider son argent, mais d’arrêter d’hésiter inutilement sur des petites dépenses.