Comment réapprendre à dépenser une fois qu'on est FIRE?

La retraite précoce et le risque d’être TROP riche

Au Québec, vivre au-dessus de ses moyens est la norme. De l’étudiant fauché au premier ministre, presque tout le monde dépense au-delà de ses capacités financières réelles.

Une maladie, un accident, un divorce ou une bad luck peut faire déraper le budget de n’importe qui, j’en conviens.

Cependant, dans la plupart des cas, les Québécois dépensent tout simplement trop.

« Je le mérite bien! » dit-on pour se déculpabiliser et oublier ses dettes de consommation (22 000$ en moyenne).

Des pauvres qui se prennent pour des riches!

Or, chez les frugalistes, c’est l’inverse qui se produit. Chaque dollar dépensé est un dollar de moins dans le fonds de liberté. Donc, épargner devient quasi obsessionnel.

Des riches qui se prennent pour des pauvres!

Et, quand la bourse s’enflamme et que les intérêts composés opèrent leur magie, ces jeunes retraités courent un risque dont personne n’ose parler. L’ultime tabou… le risque de devenir TROP riche.

Eh oui, c’est possible! On peut être financièrement comblé, sans accumuler un actif net qui ressemble à un numéro de téléphone.

Pour ma part, mes besoins sont modestes et je souhaite mourir avec zéro; je dois donc commencer à dépenser PLUS.

Le parking à 225$

À Toronto, à la Coupe du monde de foot, le stationnement VIP coûtait 225$ par jour.

En considérant qu’un billet pour un match de qualif se vendait de 1 000$ à 3 000$ en moyenne, force est de constater que les amateurs de foot sont TRÈS riches.

Je serais quand même curieux de connaître l’avoir net des familles qui se paient une journée à 15 000$. À mon sens, seule une fortune de plusieurs dizaines de millions justifierait un espace de stationnement à 225$. Et encore…

Je me suis enrichi au cours des dernières années, mais j’ai toujours autant de respect pour l’argent. Le gaspillage d’une ressource aussi précieuse est indécent à mes yeux. Pauvre ou riche.

Je suis donc incapable de brûler mes dollars sur des produits ou des services qui sont indûment surévalués.

Par exemple, quand on me vend 20 sushis composés de riz, d’avocats et de concombres (sans poisson) à 60$, je me sens violé (@Bloom).

Dans un monde où la marque d’un objet prime sur sa valeur intrinsèque, il est difficile pour moi de dépenser sans me sentir floué.

En tant qu’ex-marketeur, je vois les pièges partout.

« Je le mérite! »

Par ailleurs, je pense que les objets et les expériences haut de gamme doivent être mérités.

Premièrement, ceci implique d’en avoir les moyens financiers.

Être accepté pour un financement de 36 mois chez Mercedes n’a absolument rien à voir avec le mérite. Pas plus que de partir en voyage à Santa-Banana alors qu’on traîne un solde sur sa carte de crédit.

Les courtiers immobiliers, les banquiers et tous les autres vendeurs nous donnent l’illusion qu’avec une bonne cote de crédit, le monde nous appartient.

En revanche, les frugalistes ont leur propre définition du mérite. Par exemple, plusieurs d’entre eux dédient un maximum de 5% de leur avoir net à leur véhicule. Pour un millionnaire, ça veut dire conduire une Subaru Legacy. Pas une Mercedes!

Deuxièmement, à mon avis, il faut être capable de pleinement apprécier les attributs d’un produit de luxe pour le mériter.

Pour se pavaner sur un vélo à 10 000$ et être costumé en lycra, ça prend les mollets qui viennent avec.

Même si j’en ai les moyens, je cherche à atteindre un certain niveau d’excellence avant de m’offrir un produit d’excellence.

Étant donné que je ne suis excellent dans rien (et que je n’aime pas porter du lycra), les occasions de dépenser davantage sont limitées.

Mon trip de fentanyl

De plus, je suis un minimaliste convaincu. Moins je possède de bébelles; plus je suis libre. Donc, pas question d’acheter plus d’objets.

Par contre, quand mon médecin de famille m’a dit que l’attente pour ma gastroscopie était de 6 à 8 mois, j’ai cliqué. Pourquoi ne pas investir dans ce que j’ai de plus précieux? Ma santé.

J’ai donc décidé de faire toutes mes procédures médicales au privé. Un traitement laser pour ma sécheresse oculaire (1 700$), mes tests de labo (140$) et une gastroscopie pour mes reflux acides (1 500$).

Ce faisant, j’ai allégé le système public de santé et… j’ai expérimenté le fentanyl lors de la sédation. Je ne vous mentirai pas, j’ai passé un beau moment.

J’ai presque hâte à ma colonoscopie l’an prochain.

Un chalet à Montréal

Vous le savez, je suis un paquet de nerfs. Du genre à passer l’aspirateur en chantant du Marjo ou à refaire les joints de la douche en écoutant un balado ou… à faire les quatre en même temps.

Or, pour ma blonde, le bien-être se trouve dans le silence, la quiétude, la méditation et le yoga. Autrement dit, loin de moi.

Ainsi, histoire de se payer un petit luxe (et de relâcher son muscle frugaliste), Van-Anh a eu l’idée de se louer un chalet. Une retraite de méditation sur mesure, en quelque sorte.

Puis, au fil des recherches, le weekend au chalet s’est transformé en un mois dans un loft du Vieux-Montréal. Elle a déniché un deal qu’elle ne pouvait pas laisser passer. Pas facile la défrugalisation! 🙂

J’ai donc maintenant un « chalet » dans le Vieux-Montréal où je peux passer quelques jours… sur invitation seulement.

Apprendre à donner

Ma vie se résume aux expériences que j’ai vécues et aux personnes que j’ai croisées sur ma route. Aujourd’hui, même avec de meilleurs moyens financiers, mes priorités restent les mêmes.

Si on m’offrait une Porsche, une villa en bord de mer ou une Rolex, je refuserais. Je n’ai rien à foutre de ces symboles de réussite. Un paquet de troubles!

Je n’ai personne à impressionner, rien à prouver et aucun manque à combler. La collection de Ferraris attendra donc pour une prochaine vie.

Donc, il ne me reste plus qu’à donner l’argent que je considère superflu.

Plus facile à dire qu’à faire! En toute transparence, c’est un work in progress. Tous mes muscles frugalistes se contractent quand j’entre mon numéro de carte de crédit pour faire un don.

Certes, petit à petit, je fais l’effort de donner en me disant que ceux que j’aide le méritent bien.

Avez-vous parfois du mal à dépenser?

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101 commentaires

        1. Je comprends.
          Quand j’ai dégelé de ma 2 ème ( la première ayant été faite à froid), ce que j’ai eu de plus intelligent à dire à l’infirmière c’est  » j’espère que vous aller commer par la bouche !) C’était déjà fini en fait….

  1. Très inspirant comme toujours, ????
    pour ma part, depuis un bon 15 ans, les trois mots qui suivent me représente au plus haut point..MINIMALISTE, FRUGALISTE, SIMPLISTE … Jusqu’à la fin de mes jours.. Rien de mieux que de se sentir libre. Je déménage en 2027 et je pars d’ un 4 1/2 ( pas cher il y a 15 ans maintenant trop dispendieux et trop grand pour rien)dans un 1 1/2 studio Sans fla fla ou bling bling.. Meublé tant mieux..

    1. Merci Ynad!

      J’ai hésité longtemps avant de publier cet article. Je ne voulais pas qu’il soit perçu comme de l’arrogance de ma part.

      Je veux surtout faire ressortir qu’il est possible d’être assez riche. Il est impensable pour la plupart des gens d’arriver à ce constat puisque leurs désirs sont infinis. Mais, voilà peut-être aussi la raison de leur mal-être.

      Moins je possède de bébelles, plus je suis heureux. La vie est simple!

      Bon déménagement et bon parcours vers la liberté!

  2. Le timing de ton article est tellement parfait, car d’une part je vis exactement les mêmes questionnements (« comment dépenser plus sans se sentir mal »), mais aussi, parce que j’ai fait exactement le même choix que toi pour le privé en santé. Idéologiquement j’ai des réticences (pas tant que ca, juste un peu :)) sur le concept de médecine à 2 vitesses, mais la société a fait ce choix de le permettre dans une certaine mesure, et je me trouverais fou de m’en priver !

    1. Salut Mr. Jack!

      J’espère que tu portes bien!

      À une époque, seuls les riches allaient vers le privé. Désormais, malheureusement, il est quasi impératif de payer pour obtenir des traitements dans un délai raisonnable. Ceci dit, je pense que j’irai les faire au Vietnam la prochaine fois (pour une fraction du prix).

      Je trouverai bien d’autres dépenses à faire! 😉

  3. Moi j’ai de la difficulté a dépenser pour des resto ou de la bouffe préparer quand je sais que je peux le faire a la maison pour une fraction du prix et tellement bien meilleur. Je reprend sur moi en me disant que j’en ait les moyens et que c’est seulement sans des occasions spécial. Lâche pas J-S et bonne continuation!!!!

  4. Bonjour,
    On reste pas à l’abri d’une chute boursière importante, les actifs sont sur évalués comme jamais. Seriez vous aussi confiant avec une chute de -40% et une défense perdue comme 2000-2010? Je trouve que beaucoup trop de gens deviennent confiant et dépense quand la bourse monte, ce qui d’ailleurs tient l’économie US a flow,
    On en reparlera au prochain krach
    Je respecte tout de même ton beau cheminement, mais mon background en finance me rend inconfortable, ce qui monte redescend (mean reversion à leur moyenne)
    Mais oui un moment donné faut dépenser la je suis en accord (tu as sûrement lu le libre Die with Zero de Bill Perkins)
    Bonne continuation!

    1. Merci JP!

      Oui, j’ai lu Die with Zero. Ça me rejoint.

      Je t’assure que je suis parfaitement conscient qu’un krach est inévitable. Même si ça ne parait pas nécessairement dans cet article, je suis très humble par rapport à ma performance boursière. Et, j’ai un plan d’urgence.

      Je module mes dépenses selon la tendance des marchés. Quand ça ira mal, j’écrirai un article sur comment je réduits mes dépenses.

      Au plaisir!

  5. J’arrive à la même conclusion, c’est dure de dépenser. J’ai lu le livre « Die with Zero » après ta dernière chronique, je l’ai même acheté au lieu de le louer. J’ai eu beaucoup de difficulté avec ces hypothèse c’est tellement contraire à mes peurs de manquer d’argent. J’avais aussi l’impression qu’il ne s’addressait pas au gens déjà retraité mais bon. J’en ai tiré quand même quelques lessons, pour mes 50 ans et les 50 ans de ma meilleure amie j’ai décidé que je lui payait le voyage à elle et son chum. COmme ça je me gâte et je developpe mes memory dividend.

    Sinon comme autre solution pour dépenser ton argent, tu pourrais changer de destination pour tes voyages, je reviens d’Islande justement, à 10$ pour un hotdog de stand de rue, j’ai probablement dépenser autant en bouffe sur 10 jours que 3 mois au vietnam 🙂 hehehehe

  6. Très pertinent, comme à l’habitude !

    Exemple concret de notre côté… cette année on s’est fait un budget qu’on essaye d’atteindre, et non de respecter ! Le but est justement d’augmenter nos dépenses, ou, du moins, d’essayer d’être moins frugal.

    Nous organisons présentement un voyage en Europe de l’est (pas parce que c’est moins cher !). On doit revenir à Bruxelles pour notre avion (bon, c’était le moins cher…). Mais quand on a regardé le prix des hotels pour nos 3 nuits, on a figés. On a commencer à regarder beaucoup plus loins, chercher des auberges de vieilleses, bref tout ce qu’il y avait de moins chers. À un moment donné, on s’est regardé… on s’est dit qu’on était plusieurs mais vraiment plusieurs milliers de dollars sous notre budget à atteindre… donc ni une ni deux, on a pris un bel hotel bien au centre pour profiter au max de ces 3 jours dans une ville qu’on adore !

    C’est difficile de casser des habitudes frugales. Il y a un moment pour tout… voyager 3e classe nous a permis d’avoir les moyens de voyager première aujourd’hui… je ne ferais pas l’inverse !

    1. Merci Million Naire!

      Nous avons comme résolution 2026 de dépenser plus. Évidemment, je n’en parle à personne (sauf sur ce blogue). Ce serait un suicide social. 😉

      Je serai également en Europe de l’est prochainement. On se voit là-bas?

  7. Tout à fait incroyable. Te lire est du vrai bonbon, un véritable délice à chaque ligne .
    Tu nous démontres que l’exercice de la frugalité nous mène tout droit vers la liberté et que la richesse créée fait ensuite boule de neige . Comme tu dis si bien dans ton livre : tu as crée un monstre . Il ne reste plus qu’à souhaiter que tu inspires le plus grand nombre de québécois possible pour qu’enfin le citoyen moyen arrête de s’endetter et découvre enfin la joie de vivre en dessous de ses moyens

    1. Merci infiniment Céline!

      Ironiquement, plus on se désintéresse des biens matériels, plus on épargne, plus on s’enrichit et plus on a les moyens de se payer des biens matériels.

      L’idée est simplement de patienter d’avoir les moyens avant de s’acheter quelque chose. Mais, on part de loin au Québec.

      Merci pour votre témoignage!

  8. Je suis pas mal d’accord avec vos propos. Par contre, je me demande ce que ça signifie avoir beaucoup d’argent aujourd’hui: un, deux, cinq millions et plus? Et je ne serais pas surpris que de belles grosses baisses boursières nous attendent au coin de la rue. Et comment s’en protéger afin de garder notre capital qui a été accumulé miraculeusement? La réduction des dépenses n’est pas suffisante selon moi, il faut être capable de savoir comment jouer défensivement quand il le faut dans nos stratégies de placement .

    1. Claude,

      Il y aura un krach, c’est inévitable.

      D’abord, vous devez comprendre que mes frais de base pour vivre sont faibles. Je n’ai pas de dette, pas d’hypothèque, presqu’aucun frais récurrent (ex. Abonnements).

      C’est la beauté du minimalisme.

      Donc, il est relativement facile de réduire mon budget en temps de crise puisque les restos/voyages en représentent une bonne partie.

      Ensuite, j’ai toujours l’équivalent de 2-3 ans en liquidités pour affronter la prochaine tempête.

      1. Donc je comprends que vous garder vos FNB et n’avez pas une stratégie différente lorsque vous prévoyez des baisses des marchés. Que pensez-vous d’augmenter la portion « revenu fixe » dans votre portefeuille?

        1. Bonjour Claude,

          Ma stratégie est toujours la même. Honnêtement, je place mon argent et je l’oublie.

          Les études récentes montrent que les portefeuilles à forte teneur en actions performent mieux à long terme (baisses et hausses des marchés). Je pense que Nicolas Bérubé en fait mention dans son dernier livre.

  9. Entièrement d’accord : vivre au-dessus de ses moyens pendant la vie active rend la retraite précoce impossible. Mais une fois le cap franchi, la mentalité doit changer du tout au tout, l’argent devient un outil pour vivre pleinement, pas un score à faire grimper indéfiniment.

    De notre côté, nous sommes retraités depuis nos 42 et 45 ans et fonctionnons avec un budget annuel bien défini. Fini l’épargne pour l’épargne : terminer l’année à zéro dans notre budget dépensable est notre signe de succès, ça veut dire qu’on a pleinement profité de ce qu’on s’était accordé.

    On a aussi la chance d’avoir choisi une vie nomade centrée sur nos passions, le trail et le vélo. Ça vient avec un avantage énorme côté frugalisme forcé : une seule valise enregistrée chacun, déjà pleine d’équipement sportif, qui rend l’accumulation matérielle tout simplement impossible. Notre argent ne sert donc pas à entasser des objets, il va directement vers ce qui compte pour nous : les expériences, le sport, la liberté. Et quand le budget le permet, on n’a pas de misère à se gâter, un plus bel appart pour quelques nuits, un meilleur resto, un vol plus confortable s’il le faut : on sait où se faire plaisir.

    1. Quel beau témoignage, Les Ultranomades!

      J’adore lire les histoires de gens qui se bâtissent une vie à leur mesure. Bravo!

      Le minimalisme a changé ma vie. Le feeling de légèreté est indescriptible.

      Profitez en pleinement et svp revenez partager votre histoire. Au plaisir!

  10. vraiment Super ton article ,
    nous ,on a tout miser ou presque sur l immobilier en 2012 ,
    aujourdhui oui on est libre , notre rêves étaient de pouvoir s’ acheter du temps , y a rien a nos yeux de plus précieux que le temps . chaque journée perdue a travailler, faire le lavage , le ménage, laver les autos, faire le gazon , les corvées qui prennent de notre temps si précieux était des journée perdue a Jamais pour nous.
    devenir riche nous permet ,de se faire soigner au privé oui ,on investi sur nous comme tu écris.
    de payer la femme de ménage, au condo ,au chalet, de payer pour faire l entretien exterieur du chalet ,sauf les fleurs que ma femme garde et s’amuse.
    moi ,je parts sur notre terre acquise en 2019 et presque clair de dette aujourdhui . un petit solde sera payer dans les prochain mois avec l argent des autres . acheter une grosse tarte et en vendre quelques morceaux pour la payer , m amuser a faire des sentier pour aller marcher et profiter de la nature , oui l argent des autres a réussi a nous payer une belle vie .(l’ immobilier) Mais on y a mit le temps et l’énergie pendant 13 ans .
    aujourdhui l immobilier se transforme peut a peut de investissement actif en investissement 100% passif avec des rendements
    et on devient encore plus libre de notre temps et on part voyager , compostelle en fin sept . 1 mois. pour visiter et se mettre encore plus en forme .
    l argent nous permet de choisir .
    hier notre femme de ménage +- 70 ans , nous racontait quel a eu un degat d eau chez elle et quel devait payer le 500$ de déductible pour la réclamation au assurances . ca semblait etre vraiment terrible pour elle .
    en la payant femme lui a remis 500$ de plus et lui a dit. ca nous fait plaisir .
    elle s est effondrer en larme en disant. voyons c est ben trop , je peux pas accepter ca .
    on lui a fait comprendre, qu on donnait de notre argent comme ca sans raison a des gens qui on croyait qui en avait de besoin. et ca nous fait du bien de donner . payer un épicerie a quelqun de moins bien nantis. on aime aussi
    tout simplement rien faire et profiter avec nos yeux de voir passer ce temps si précieux . merci la vie !

    1. Merci Joel!

      Quelle histoire touchante. J’avais les larmes aux yeux en la lisant. Bravo! L’argent est un outil exceptionnel qui permet de faire le bien et de rendre le monde meilleur (pour ceux qui savent l’utiliser).

      Nous partageons la même urgence de vivre. La vie est trop courte. Pas le temps d’accumuler les bébelles, il vaut mieux mettre l’emphase sur les relations humaines et les expériences.

    2. WoW. Joël c’est tellement ça, j’adore ce que vous avez écrit, pour moi et mon Ange, nous avons la même approche, une bonne action par jour. Peu importe petite ou grande action ça fait toute la différence. Ouvrir une porte, payer le petit déjeuner à ce couple âgé, aider notre voisin à placer son bois, arrêter sur la route pour dépanner ce jeune couple en panne. Nous trouvons à chaque jour une action qui fait selon nous un monde meilleur. La vie est bonne pour nous alors on redonne sans attendre rien en retour. Les personnes justement lorsque l’on paye leur petit déjeuner ne savent absolument pas de qui ça vient, mais de voir leur étonnement et leur sourire vaut tout l’or du monde. Bonne continuité dans vos actions.
      Namaste

  11. Ça me rappelle la fois où j’ai pris des stéroîdes, avec ma 2e opération au cerveau. J’ai rapidement compris pourquoi c’est illégal ! J’ai passé 3 jours au lit sans manger après la 1ere, et j’ai déjeuné dans une chaise le lendemain après la 2e. Ça réveille comme un café, ça ouvre l’appétit, ça réduit l’inflamation, honnêtement c’est fantastique.

    Attention aux brulements d’estomac par contre. (Il y a d’autres effets secondaires à long terme aussi…)

    1. Salut Francois,

      Ouf! Opération au cerveau, j’espère que tu te portes bien.

      Ces drogues me font extrêmement peur et je comprends maintenant le risque qu’elles représentent chez les personnes vulnérables.

  12. j’ai vraiment de la difficulté à faire confiance aux organismes qui fonctionnent par dons. Alors j’aime mieux faire des circuits courts et donner à l’école locale, donner pour des bourses aux étudiants finissants, ce type de chose. Participer à la campagne de financement de l’enfant d’un ami, mais de façon plus généreuse que la normale. Parfois remarquer une personne à la caisse qui semble se demander si elle va avoir assez pour payer sa commande et le payer à sa place. Ce genre de choses. Bon, moins de reçu pour passer sur l’impôt par contre ahahaha

    1. Salut Le haut côté!

      C’est certain que c’est plus gratifiant d’être en contact direct avec la personne qu’on aide. L’idée de l’épicerie est excellente. Bravo pour ton geste!

      Si tout le monde donne un peu au suivant (au lieu d’accumuler compulsivement), le monde sera meilleur.

  13. Juste pour être certaine de bien comprendre, le luxe choisi c’est donc d’avoir chacun son logis ? Ou c’est une gâterie temporaire de ressourcement ? Ça m’intéresse, car je ne vis pas avec mon conjoint, ce qui n’est pas “optimal” d’un point de vue financier mais je le considère comme un luxe de pouvoir garder mon endroit à moi, ayant également besoin de silence, méditation, tranquillité.

    1. Bonjour Jun,

      Il s’agit d’un luxe temporaire.

      Par contre, je comprends l’intérêt de vivre ainsi de façon permanente. J’ai un couple d’amis qui vivent dans deux apparts pratiquement voisins. C’est dispendieux, mais ça peut-être très agréable (et sain pour le couple).

  14. Sauf qu’il faut 5 à 7 ans de décaissements (taux de 3,8% optimal) à l’abri des fluctuations boursières de notre moteur de croissance 100 % actions ant-inflation long terme.

    C’est le temps moyen des chutes graves. Si la Bourse s’effondre tout à coup de 50 %, tu vas avoir l’occasion idéale de te trouver à nouveau assez pauvre, merci!

    Avec l’âge, les coûts de santé augmentent: or, ils deviennent plus spécialisés, ils ne sont plus couverts ou inaccessibles. Les traitement de physio, par exemple, entre bien d’autres!

    Portez-vous bien, vous deux!

    1. Paradoxalement, c’est précisément pour cela qu’un moteur 100 % actions est pertinent : c’est le seul véhicule qui bat systématiquement l’inflation à long terme. Un simple fonds d’urgence liquide (dans un compte à intérêt élevé) suffit pour gérer les pépins de santé sans dénaturer votre stratégie d’investissement.

      1. Mieux encore, dans le marché monétaire canadien, parce que nous vivons en CAD, ce qui rapporte encore plus qu’un CIE en suivant à tout le moins le taux directeur, tel que le FNB ZMMK comme fonds de décaissement (3,8% environ) et plancher d’urgence inaliénable !

        Cela nous découple d’avec les montagnes russes perpétuelles de la Bourse. Je compte y mettre 25 % quand j’en aurai fini définitivement avec ma phase d’accumulation accélérée sur le tard. Mon moteur de croissance anti-inflation long terme va représenter 75 % en actions : VXC ou XAW… car autoéquilibrés, ils reflètent parfaitement la capitalisation boursière mondiale.

        Pour les dépenses courantes, double marge de sécurité, j’ai des revenus fixes majoritairement indexés. Je respecte ma vraie tolérance au risque, très prudent et conservateur. Eh oui, ce sont contre les passages à vide graves dont il faut se prémunir d’abord, JSP!

          1. Là je te décris, au contraire, les grandes lignes de mon plan de décaissement d’ici deux ans. Ces deux FNB suivent exactement la capitalisation boursière mondiale rééquilibrée automatiquement hors Canada qui ne pèse que 3 %. XEQT y investit 25 %, ce qui est trop surpondéré, VQET, 30 % ! Le fonds monétaire va assurer ma présence équilibrée de 25 % en liquidités canadiennes, mais à l’abri. C’est très simple: deux FNB seulement à rééquilibrer une fois par année. De cette façon, je reste fidèle à la pensée financière de Warren Buffett tout en tenant compte au plan pratique des recherches de l’équipe de chercheurs de l’Université de l’Arizona dont nous abreuve NB. Dans leurs recommandations, ces chercheurs sous-pondèrent les États-Unis de 10 %, mais surpondèrent le Canada de façon déraisonnable. Ils recommandent aux Américains, plutôt que le 60 % actions /40 % obligations traditionnellement concentré chez eux, 100 % en actions, mais 50 % chez eux et 50 % à l’international.

          2. PFG,

            Je comprends.

            Ça reste du « fine tuning » à mes yeux. Certes, étant donné que vous êtes en phase d’accumulation accélérée, chaque dollar compte. À suivre… Le temps vous donnera peut-être raison!

          3. Entre-temps, j’accumule toujours avec ZSP, c’est tout! Le moment venu, reste à décider si je le garderai comme moteur de croissance anti-inflation long terme à hauteur de 75 % dans mon CELI ou si je vais faire appel à VXC ou XAW dans ce rôle. ZMMK comme fonds de décaissement et plancher d’urgence canadien, qui rapporte le taux directeur, je le trouve plus pertinent et payant qu’un compte d’épargne à intérêt élevé ou un CPG. Enfin bref, si continue d’appliquer à la lettre, à ma toute petite échelle, la géniale philosophie financière de Warren Buffett, je vais garder ZSP, tout bonnement.

          4. En effet, cette fausse sécurité psychologique ne fait qu’ajouter de la complexité de gestion et garantit pratiquement une sous-performance par rapport à la simplicité d’un FNB tout-en-un à long terme.

            De plus, la présence d’un biais canadien (home bias) d’environ 25 à 30 % dans un FNB comme VEQT ou XEQT repose sur des fondements académiques et pratiques très solides. Ben Félix en a déjà parlé souvent dans ses vidéos.

          5. Steve,

            Oui, j’ai entendu Ben Felix. La fiscalité est aussi un argument en faveur de ce type de produit.

            Bref, la composition des FNB Vanguard et Blackrock n’est pas un accident.

          6. Ça dépend de nos objectifs financiers personnels sur le long terme. Pour moi, il s’agit de battre l’inflation sur les 25 dernières années de ma vie. Je n’ai jamais visé à ne vivre que de mes rendements boursiers comme le 100 % typique. Je n’ai jamais pu amasser au départ assez d’argent pour cela!

            Incidemment, le tout petit 3 % de capitalisation boursière du Canada à l’échelle mondiale se trouve tout concentré dans les hydrocarbures, les mines et les banques, soit une énorme concentration sectorielle. Nous pouvons très bien être bien présents au Canada sous d’autres formes, en dehors de la Bourse: par exemple grâce à nos revenus fixes, pour la simple raison pratique que nous devons vivre en dollars canadiens.

            Toutefois, il est surtout nécessaire de récolter les fruits de la croissance internationale avec des investissement bien équilibrés et diversifiés mondialement, de la façon la plus simple, libre d’impôts, et à des frais les plus réduits possibles. Je pense pas qu’un plan constitué de deux FNB seulement, un comme moteur de croissance au risque global tout à fait moyen et l’autre comme fonds de décaissement et d’urgence sans aucun risque significatif, a quelque chose de moindrement compliqué

          7. PFG,

            À mon humble avis (non expert), votre stratégie est fort probablement viable. On pourrait débattre longtemps des détails. Mais, ça reste des détails.

            Votre approche passive, basée sur des fonds diversifiés de qualité, à faible coût et axés sur un horizon à long terme, est devenue la norme. Après, le fonds choisi (parmi ceux de qualité offerts par les grands gestionnaires), devient un peu marginal dans l’équation.

          8. Il reste en effet un dernier « détail » à régler! Vais-je me ranger pour mon plan de décaissement final derrière Warren Buffett ou les chercheurs de l’université de l’Arizona? Buffett pense que le SP&500 nous expose suffisamment à l’économie mondiale sans multiplier inutilement les risques géopolitiques, un échantillon représentatif des 500 compagnies les mieux capitalisées au monde y suffit, d’où son plan 90 % actions/10 bonds du Trésor pour l’héritage laissé à sa femme, tandis que ces chercheurs en finances ont déterminé qu’il est nécessaire de se couvrir mondialement selon les capitalisations boursières respectives tout rééquilibrant au fur et à mesure. Autrement dit, quelle est la meilleure stratégie pour ne jamais manquer d’argent, celle de Buffett ou celle des chercheurs? Moi je n’en ai aucune qui soit originale, je ne suis qu’un pauvre ignorant en pareille matière! 🙂

          9. PFG,

            Bien que Buffett soit le GOAT, sa réalité est quand même différente de la nôtre. Il vit au É-U. Il a forcément un biais favorable envers son pays.

            Je pense qu’il a la meilleure stratégie, cependant il faut l’adapter au contexte canadien. C’est-à-dire, diversifier un peu plus son portefeuille mondialement.

          10. En conclusion, voilà où j’en suis entre-temps : «XEQT remplit à 100 % son rôle de moteur de croissance diversifié mondialement (selon la philosophie de Cederburg) tandis que ZMMK remplit son rôle de stabilisateur et de réserve de trésorerie locale (selon la logique de Buffett). Il n’y a aucune duplication de risque.» J’ai encore deux ans pour y réfléchir!

          11. JSP… au plan financier, le Canada est déjà le 51e État américain!… La pensée financière de Buffett s’applique telle quelle dans le contexte nord-américain.

            Fait à noter, ils ne s’en prennent à peu près pas à l’Alberta parce que ce sont des compagnies américaines qui contrôlent les Sables bitumineux, ils nous pompent et le pétrole et les profits « souverains »… Moi si j’étais Carney et Smith je nationaliserais tout cela au nom de la sécurité énergétique nationale!… Sauf que Smith est une libertarienne qui mange dans la main de Trump!

        1. Sauf que 2 ou 3 ans de liquidités sûres et certaines ne suffisent pas à survivre à nos investissements. Ça doit être 5 à 7 ans de préférence à ne jamais avoir à vendre à perte une seule action pour payer l’épicerie en cas de crise grave qui se prolonge. Ce dont tu parles, les fluctuations annuelles doivent être gérées, elles, en gardant flexible notre taux de décaissement.

    2. PFG,

      Les récessions durent en moyenne 18 mois. Et, ponctuellement, il survient des krachs plus importants (ex. 2008, 2020). Si tel est le cas, je devrai revoir mon mode de vie. Couper les restos, les voyages et les sorties.

      Pour mes procédures médicales, j’envisage de plus en plus les faire au Vietnam. Même peut-être m’y installer en fin de vie.

      Vous aussi, portez vous bien. Profitez de la fin de l’été!

      1. De mon côté, j’ai dû avoir recours au privé ce printemps pour être traité tout de suite en physio, je m’étais démanché le bas du dos en poussant de la neige un peu trop fort, tout croche. À mon âge, c’est couvert, mais il y a des mois et des mois d’attente, alors qu’on ne doit justement pas attendre! Même chose en imagerie, j’ai dû payer très cher par précaution, sinon c’était des années d’attente angoissantes sur la liste à l’hôpital! Par bonheur, rien à signaler, genre cancer, ouf! Autrement dit, je cours surtout un très sérieux risque de longévité… Mes analyses sanguines sont parfaites, ma pression toujours optimale, un poids santé perpétuel! hihi! 🙂

  15. J’aimerais apporter une nuance. Ce n’est pas tant qu’un krach soit inévitable… ce sont plutôt *les* krachs qui le sont.

    Comme on ne peut rien y faire, il faut vivre avec et compenser par d’autres moyens :
    * avoir de la flexibilité sur les dépenses
    * conserver un coussin de liquidités (même si certaines recherches concluent que c’est sous-optimal, je préfère le faire : ça me permet de bien dormir la nuit. De toute façon, j’ai parfois l’impression qu’en grattant un peu, on trouve des recherches pour affirmer tout et son contraire.)
    * pouvoir pratiquer l’arbitrage géographique (ça se complique avec le temps, par contre : c’est moins facile de se déplacer à 80 ans qu’à 50.)

    Mais le plus important est peut-être d’avoir un plan de décaissement qu’on révise régulièrement. Quand les rendements des marchés dévient largement des hypothèses du plan, à la hausse comme à la baisse, une mise à jour permet de voir comment ça affecte le montant qu’on peut dépenser chaque année. Il existe des outils pour ça — les meilleurs ne sont pas gratuits, mais pour moi, ça vaut la peine. Ça aussi, ça permet de bien dormir la nuit.

    Mais tu sais sans doute déjà tout ça.

    De mon côté, cette année, j’ai été chanceux. J’ai dû faire des retraits importants — heureusement non récurrents — liés à la maison et à l’auto, mais les rendements boursiers ont plus que compensé : la valeur des investissements a quand même augmenté de plus de 12 %. Pur hasard, évidemment. Mais ça me fait réfléchir : la chance aurait tout aussi bien pu jouer dans l’autre sens. Ça me fait me demander si ma répartition d’actifs ne m’expose pas à plus de volatilité que nécessaire.

    C’est toujours un plaisir de te lire.

    1. Bons points Gourmet retraité!

      Voilà de très bons conseils!

      Quand ça va bien, c’est le moment de planifier pour quand ça ira mal.

      Mon article peut donner l’impression que je suis au dessus de mes affaires, mais ce n’est pas le cas. Je reste très humble par rapport à ma situation.

      Mon plan de décaissement est très flexible et il change tout le temps. Les corrections, les krachs, les récession surviendront. Il faut en garder conscience…

  16. Bonjour, JS.

    Une anglophone, ici. Veuillez excuser mes erreurs de grammaire. Le français est un travail en cours.

    Merci à toi et à tes lectures. Les articles et les commentaires sont tous les deux une bonne pratique pour moi.

    Je crois que c’est important de discuter le décaissement et les changements de comportement qui seront nécessaires après la retraite. J’imagine que la plupart de tes lectures seront dans la même situation bientôt, ou le sont déjà. J’apprécie que tu est ouvert à discuter ce sujet un peu tabou.

    À mon stade de vie, je voudrais simplement épargner moins. C’est tellement difficile de se débarrasser de cette habitude. Les différents comptes d’épargne au Canada ont été mes fidèles amis pendant toutes ces années.

    Savoir quand on a assez me semble comme un moment vraiment difficile à identifier. Je suis contente que tu l’as abordé dans ton blog.

    Merci!

    1. Salut Tdot,

      Ton français est excellent. Bravo! 🙂

      Pour une personne non-frugale (lire normale), dire « J’ai assez d’argent » est impensable. Avec des désirs illimités, on ne peut jamais être trop riche.

      Par contre, chez les frugalistes, qui sont insensibles aux symboles de réussite et aux marques, c’est une autre histoire.

      À la prochaine!

  17. Article toujours aussi intéressant!
    Tous les commentaires aussi! Belle gang de monde ici! On est nombreux « minimalistes capitalistes » ! J’ai aussi adopté le privé quand je veux voir un médecin pour une inquiétude. Une bosse ici? Une démangeaison ici? Une rougeur persistante? La consultation coûte 450$, la prise sang au PJC coûte 30 ou 40$. Puis j’ai toutes les réponses à mes questions.

    Quand on ajoute une facette « philanthropie » à notre vie, je crois qu’il n’existe plus quelque chose comme « trop d’argent ». J’ai une liste de causes et une liste d’établissements qui me tiennent à cœur. À certaines causes je verse 100$/an. Si j’étais dix fois plus riche, je verserais 1000$/an ou même davantage à ces causes. Le concept de « trop riche », c’est comme être « trop en santé », je n’y crois pas. Être « trop riche » c’est une façon de dire qu’on ne sait pas quoi faire avec l’argent. Quand on a un but, une vision, une ambition (philanthropique ou autre), chaque dollar supplémentaire peut servir à notre cause.

    Si ça peut vous inspirer, voici comment je choisis à qui donner. Les fondations en lien avec des maladies ou des conditions sociales qui me touchent ou qui touchent des gens autour de moi. Les établissements d’enseignement par où je suis passé ou par où mes enfants sont passés. (Université, cégep, école secondaire, école primaire, CPE). Les équipes de sports par lesquelles mes enfants sont passés ou dans lesquelles j’ai des amis qui sont impliqués.

    Y’a plein de gens partout qui ont besoin de ressources (temps et argent) et qui ont de beaux projets. Faut juste choisir ceux qui nous touchent!

    Si vous êtes comme moi, minimalistes et capitalistes, vous éprouvez une jouissance à retarder ou éviter une dépense de 1000$. (Vous êtes fiers d’étirer la vie de votre vieux jeans, vieux char, vieux téléphone, etc). Ensuite ce 1000$ vous permet de bâtir votre liberté. Ensuite? Bien sûr vous pouvez vous gâter même si ce n’est pas dans notre ADN de vouloir dépenser. Mais n’oubliez pas la composante philanthropie!

    Au plaisir de vous lire!

    Ned
    Minimaliste capitaliste
    Papa quarantenaire de deux ados

    1. Salut Ned,

      Le minimaliste capitaliste! Je pense que cette expression décrit plusieurs d’entre nous.

      Pour ce qui est de la richesse, si tu donnes beaucoup d’argent, par définition, tu ne peux pas devenir trop riche.

      Pour moi, ceux qui sont trop riches sont ceux qui accumulent pour gonfler leur fortune personnelle. À mes yeux, c’est indécent d’accumuler des ressources pour nourrir son égo, pour compenser un manque affectif ou pour toutes autres raisons.

      Je pense qu’il faut souffrir de certaines pathologies pour accumuler des centaines de millions.

      Juste l’opinion d’un minimaliste (capitaliste)!

  18. Il y a une règle que j’ai apprise de l’auteur américain Nick Maggiulli. Je la trouve très utile. C’est la règle du 0.01%. En gros, chaque fois qu’on hésite pour un petit extra, si ça représente moins de 0.01% de nos avoir nets (idéalement: sans la maison), on devrait dépenser sans se poser de questions. Par exemple, quelqu’un a des actifs de 500K (sans la maison). Chaque dépense extra de $50 ne devrait pas nous faire hésiter. Au resto, le plat dont du as envie coûte $30 de plus? Go for it. Il pleut et tu pourrais attendre le bus ou revenir en Uber? Paye-toi un foutu Uber. Il donne plus de détails que ça dans son livre, sur des podcasts, etc. Donc au début, chaque piasse compte. Mais avec le temps, il faut arrêter de tout calculer. L’idée n’est pas de dilapider son argent, mais d’arrêter d’hésiter inutilement sur des petites dépenses.

  19. Depuis quelques années, les dons représentent environ 15% de mes dépenses annuelles. Principalement des dons a l’Ukraine. J’aimerais dire que ça a changé ma vie, mais pas vraiment.

    Par contre, je peux confirmer qu’à la longue on se désensibilise. J’ai pas hesité à faire mon premier gros dons, mais pour les dix suivants oui. Puis éventuellement c’est entré dans mes dépenses mensuelles et j’y pense même pu.

    Enfin, le choix du montant a donner est assez délicat je trouve. Les besoins étant infinis, on peut toujours donner plus. Et comme personne nous oblige a donner, on peut toujours donner moins aussi. J’ai pas trouvé de formule magique a ce sujet…

    1. Bravo François!

      Tu donnes un bon montant. C’est admirable.

      Dans mon cas, j’utilise l’approche des petits pas. J’y vais progressivement. Aussi, j’aime l’idée d’établir un prélèvement mensuel et de l’oublier.

      Bonne suite!

  20. Être Fire, c’est comme être une propre petite PME, il faut identifier les risques! Dans mes principaux risques majeurs : j’identifie le risque de séquence de rendement, le risque de ma santé personnelle ou de ma famille qui pourrait affecter mon budget et aussi le risque d’une réparation urgente de ma maison, en prévoyant de la liquidité supplémentaire.
    Est-ce qu’il y a un risque que la carte d’assurance maladie se transforme en carte de crédit dans le futur? Tu viens de répondre en partie à cette question.
    Quand ces risques ne seront plus d’actualité, je vais probablement envisager le risque de mourir trop riche. Je pense que Warren Buffett y a songé aha!
    Il y a tellement de risque partout dans notre vie. Lorsque je travaillais à temps pleins, je me disais que je suis peut-être en train de me créer un cancer du côlon à force d’être assis à mon bureau en L pendant plusieurs heures tout en me faisant accroire que je m’accomplis. Tu m’as donné le goût pour une colono!
    Mon accomplissement personnel s’est transformé dans l’art de création d’horaire qui me permet de bouger intensément et des moments de calme.
    Je suis toujours d’accord du risque de payer trop cher quelque chose qui apporte peu de valeur. C’est le muscle qui est toujours sollicité et je compte l’utiliser jusqu’à la fin de ma vie.
    Pour la philanthropie, j’ai posé à l’IA combien un portefeuille de 1 000 000$ contenant XEQT pouvait donner en dons corporatifs par l’entremise des sociétés qui la composent. Elle estime entre 600 et 800$ par an !
    Pour combler mon envie de donner, j’aime particulièrement faire des dons de sang et même de plasma (on peut y aller à chaque semaine pour le plasma) et j’offre toujours mon aide avec mon temps pour ma famille et mes amis. (De beaux dividendes à distribuer!)

    1. Salut JohnD,

      J’imagine que le fait d’avoir des enfants change sa tolérance risque. La santé sera toujours la plus grande incertitude pour moi. En faisant mes traitements au privé, je constate à quel point la facture monte vite.

      Les implants fessiers attendront! 🙂

      Sérieusement, l’idée de donner du sang et du plasma est excellente. Bonne fin d’été!

  21. Depuis 2-3 ans, j’ai augmenté mes dépenses dans des choses précises. J’ai décidé de me donner le droit d’avoir un hobbie loll Pendant 2 ans, j’ai fait du théâtre et là cette année, je fais du yoga et je me suis inscrite au pickleball cet automne et j’ai très hâte. J’ai un budget de 500$ par année. J’ai décidé ça, parce que j’ai réalisé que j’avais aussi besoin de m’épanouir dans des activités et de rencontrer de nouvelles personnes.

    Par contre, j’ai toujours autant de difficulté à payer 30-40$ ou plus au resto pour un repas que j’aurais pu me faire moi-même pour la moitié du prix. Alors, ma règle est que quand je vais au resto, je prends un repas que je ne me fais pas à la maison, le prix me fait alors moins mal au coeur lol

    Là où j’ai mal au coeur en voyant les prix, ce sont les voyages qui ont tellement augmenté. J’aime voyager, mais je trouve ça effrayant de payer aussi cher et donc, il faudrait que ça me manque vraiment pour que je décide de sortir ma carte… mais en même temps, voyager est l’une des seules expériences qui je trouve nous rend plus riche intérieurement, donc c’est tout un dilemme!!

    Pour ce qui est des dons, ça me fait plaisir de faire de petits dons aux organismes auxquels je crois. Par contre, depuis quelques années, j’ai décidé de donner autrement, en faisant du bénévolat. Ainsi, j’aide sans que les dollars sortent de ma poche et ça me comble de bonheur en même temps!

    Merci pour cet article toujours aussi intéressant 🙂

    1. Salut Cynthia,

      Je pense que ton témoignage va rejoindre plusieurs lecteurs.

      Ton raisonnement pour le resto me plait. Comme ça, on ne paie pas son repas par paresse, mais pour vivre une expérience.

      Pour les voyages, je pense qu’il faut bien choisir sa destination. Je planifie actuellement un séjour en Islande et ça me fait mal. Chambre avec salle de bain partagée à 300$!

      Et, pour les activités/sports je pense que c’est absolument nécessaire. En passant, as-tu complété la rédaction de ton livre?

      1. Salut JS,

        J’ai été en Islande il y a trois ans. C’est vraiment magnifique… et dispendieux en effet. Ça vaut la peine d’avoir accès à une cuisine pour se faire ses propres repas, et se gâter sur des souper de la gastronomie islandaise. J’ai vu plusieurs couples et familles louer une voiture ou caravane et utiliser leur véhicule pour dormir. Il y a plusieurs sites de campement disponibles. Il faut faire attention par contre car l’essence est environ à 2.55$/L CAD. Ça vaut la peine de regarder la location de voiture électriques, tout dépend de vos déplacements et du réseau disponible. Et si vous visiter des sites près de Reykjavik, ça vaut la peine de voir si l’autobus de la ville s’y rends. Lors de mon séjour l’autobus de ville se rendait au volcan en éruption à 45min de la ville pour une fraction du prix… et la randonnée sur le site pouvait se faire sans guide, chose que les agences touristiques ne vous le diront pas!

        1. Les gens se racontent des histoires autour des voyages! Le chic du chic, les ultrariches se payent une grande virée dans l’Espace… Bon, et après? Les ultrapauvres se payent une petite virée entre la vie et la mort en s’injectant du crack! Moi, l’arbitrage géographique, ce seront mes cendres dispersées au vent de mer! 🙂

      2. Tu te souviens que j’écrivais un livre :O Wow! Excellente mémoire! Oui j’ai continué, mais je l’ai mis de côté. Et récemment, j’ai commencé à penser à m’y remettre… je pense que ton commentaire est un signe que je dois m’y remettre haha 😀

        1. La clé, c’est la constance et la régularité à ton rythme naturel, mais journalier : il s’agit de déterminer un quota de production journalière que tu peux remplir sans trop t’essouffler, peu importe lequel, quelques paragraphes seulement ou quelques pages, à condition d’être en mesure de t’y tenir, par exemple, entre 100 ou 1000 mots par jour. Tu vas constater bien vite la force d’accumulation lente, mais progressive, que ce processus de discipline entraîne. Un livre moyen de 350 pages ne représente ainsi que 287 bons mots à écrire pendant 365 pages. Il faut comprendre que cette rigueur est la seule différence entre un auteur professionnel et un velléitaire qui n’arrivera jamais à se désembourber! Tu vois, je viens d’improviser sans aucun effort déjà 160 mots, l’équivalent d’un paragraphe assez étoffé, ce qui donnerait un livre de 194 pages! Il suffit de se laisser porter par un sujet qui nous passionne!

          1. Sic: pendant 365 jours, oui! Je recommande de bien se relire après la séance journalière et de corriger tout de suite ce genre de petites fautes.

  22. Toujours très intéressant de vous lire… être trop riche… peut être… on donne surtout beaucoup de temps à la famille et des dons à certains enfants dans le besoin de notre région!!!

  23. Je comprends à 100%. Un collègue me pointait des grosses cabanes et moi j’y disait que j’en avait rien à faire tout ce que je vois c’est le vide et le ménage à faire. Il essayait de me convaincre que si j’était multi-millionnaire j’aurai ça… Il m’a fait penser justement quest-ce que je ferai? Étant une joueuse de tours finie je pense je resterai dans mon duplex et oh my god la possibilité infini que j’aurai à imaginer des « mauvais » coup complexes à faire à mon entourage ! Bien sûr je gâterai mes proches aussi la quand même faut balancer !

    1. Ceci dit attention avec tes dons tu vas te ramasser comme Richard Pryor dans Brewster’s millions! Tu vas être encore plus riche !! Tu arriveras pas à ‘die with zero’.
      Pour la santé oui à 100 milles à l’heure. Ici réparer ma couronne dentaire coute 1700$ ailleurs Turquie – Mexique à peine 300$. Nos services sont pourri et on paie extrêmement cher pour de la… Ma santé c’est ce que j’ai de plus précieux j’ai même un compte « medical » on paie pour réparer notre auto et bien mon corps aussi.

  24. Je pense que je dépense 0.01% de mon budget sur ma Subaru 2013 haha
    Mes avoirs net : je dirais un numéro de téléphone… sans l’indicatif régional !
    J’aime beaucoup m’habiller en tout croche, je me sens tellement jugé parfois, j’adore cela!
    La vie de riche (le jet set) ce n’est pas pour moi. Pourquoi? Parce que ceux qui flash leur cash (ou leur marge de crédit) ça me fais vomir.
    Les influenceurs : je les fuis comme la peste!
    Bon, je m’en vais au Vans Warped Tour avec les punks! Au prix que coûte le billet, je trouve que c’est un festival de riches!

    1. Salut Philippe!

      C’est le premier chiffre du numéro de téléphone qui fait toute la différence!

      Les vulgaires machins ont écrit une chanson justement sur le Warped Tour: « Être un comme ». Je pense que ça résume bien ta pensée.

      Bon spectacle!

  25. Holà Jean-Sébastien,

    C’est fascinant de constater à quel point les gens dépensent. Tout le monde se plaint de l’augmentation du coût de la vie mais les aéroports et les restos sont pleins. Et que dire des salons de tatouages où on paie un bras pour se faire tatouer une manche…

    Je viens d’un milieu très modeste et pourtant mon père faisait des dons à chaque année; ça faisait partie de son système d’enveloppes. Il m’a enseigné que peu importe mes revenus modestes, il y avait toujours quelqu’un de plus pauvre que moi. Depuis toute jeune, je fais des dons, soit pour des causes qui me tiennent à cœur, soit directement, en faisant des courses pour une personne itinérante, ici ou ailleurs, en offrant par exemple un séjour de 24 heures à une famille cubaine dans le resort où j’étais en vacances, ou encore un payant la stérilisation d’un chien errant au Mexique. Le bénévolat est aussi une belle forme de don mais bon, ça ne coûte rien bien que ça nous rapporte beaucoup.

    Depuis environ deux ans, J’APPRENDS à dépenser, et c’est un art que je maîtrise bien mal. Il faut aussi considérer que j’ai moins d’années devant moi et que ça ne me servira à rien de me retrouver avec 1,5 millions devant moi à 80 ans. Moi qui n’ai jamais eu besoin de rien, je dois apprivoiser le fait que j’ai maintenant besoin : d’un appartement adapté à ma condition, de soins en ostéopathie, acupuncture etc., de prendre parfois des taxis (moi qui pouvais marcher 5 km plutôt que de payer un passage d’autobus), bref de toutes choses qui peuvent me rendre la vie plus facile. Aussi, du jamais vu pour moi, j’invite un ou l’autre de mes amis dans des restos gastronomiques de temps à autre, afin de les remercier pour toute l’aide qu’ils ou elles m’apportent. Comme Cynthia l’a mentionné dans son commentaire ici, je prends soin de commander des plats que je ne cuisine pas lorsque je sors au resto.

    Voici maintenant certaines choses pour lesquelles je refuse de dépenser. Il est hors de question que j’achète à l’épicerie des articles qui ne sont pas en solde. Pourquoi je paierais du beurre 8$ alors que je sais que je pourrai l’avoir à moins de 5$? Je reste une fidèle abonnée de Flashfood et autres applis du même acabit. Je trouve tous les vêtements et bidules domestiques dans les friperies ou sur des pages FB de dons. Oh sacrilège!, je fouille les vidanges où j’habite et j’ai trouvé des pépites. C’est incroyable, tout ce que les gens jettent! Je reste une adepte du minimaliste. Chaque objet inutile chez moi m’étouffe et je m’en débarrasse. J’ai donc très peu de meubles, de guenilles et de toutes ces bébelles qui nous masquent la vue du monde.

    Je te comprends de songer à avoir les soins nécessaires au Viet Nam. Je l’ai fait longtemps au Mexique : ophtalmologiste, lunettes, dentiste, massothérapeute, esthéticienne, physiothérapeute etc. Ça coûte teeeellement moins cher et le résultat est égal sinon supérieur. Je t’encourage donc à en profiter, évidemment. Ici, j’attends 12 à 24 mois pour voir un spécialiste, même si ça presse. Je navigue dans les dédales de notre système de maladie… euh, de santé, depuis 5 ans et je n’ai pas de félicitations à accorder à la grosse machine.

    1. Salut Gabrielle,

      Je suis content d’avoir de tes nouvelles!

      Je pense qu’à un certain niveau de frugalisme, on perd tout simplement le goût de dépenser. On est en quelque sorte sevré de la culture de surconsommation.

      Rien ne sert d’essayer de reprendre cette mauvaise habitude. Dépenser pour dépenser est ridicule, qu’on soit riche ou pauvre.

      La satisfaction se trouve bien plus dans l’aide qu’on peut apporter aux autres. Le petit buzz d’endorphine lié à l’achat d’un nouveau iPhone n’a rien à voir avec la profonde satisfaction d’aider quelqu’un qui en arrache.

      J’espère que tu retrouveras une certaine qualité de vie malgré tes soucis de santé. Il s’agit de notre plus grande richesse. Bon courage pour la suite!

  26. Salut J‑S!

    Tu mentionnais dans ton article, dans le passage sur les cyclistes costumés en lycra : « il faut être capable de pleinement apprécier les attributs d’un produit de luxe pour le mériter. »

    Ça résonne tellement avec toutes les passions où j’observe autour de moi que les gens s’équipent bien trop rapidement, que ce soit en photographie, en cyclisme ou chez les audiophiles. Parfois, j’hésite des années (voire une décennie) avant d’upgrader mes bébelles liées à mes hobbies, alors que le premier venu va dépenser 2‑3k d’un coup pour s’équiper comme un professionnel dudit hobby.

    Là où j’aiguise mon sens futé, c’est que je suis en mesure de détecter le moment où le hobby commence à prendre la poussière. Et c’est à ce moment‑là où, je l’avoue, j’ai déjà proposé de racheter de l’équipement à un juste prix. Je suis un renard, après tout!

    J’ai déniché, par exemple, une lentille à 100 $ (valeur usagée de 350  $) un vélo à 50 $ (valeur usagée de 300  $), un cinéma-maison à 60 $ (valeur usagée de 300 $), etc.

    Et là, on s’entend, c’est encore de l’équipement semi‑professionnel. Souvent, les gros équipements vont juste prendre de la poussière dans le sous‑sol des gens qui l’ont acheté.

    À bientôt!

    Le Renard

    1. Salut Renard Futé!

      On est dans le « acheter maintenant, payer plus tard », mais aussi dans le « acheter maintenant, méritez-le plus tard ».

      Les résolutions de début d’année en sont le meilleur exemple. Quelqu’un qui désire pratiquer le yoga ira premièrement s’acheter un kit chez Lululemon. Celui qui veut commencer le jogging ira s’acheter des Nike à 250$. C’est risible.

      C’est tellement plus satisfaisant d’upgrader ses équipements en suivant l’évolution de ses aptitudes. On se fait un petit cadeau à chaque étape.

      Si, en plus, on trouve des bons deals (comme tu le fais) la satisfaction est décuplée! 🙂

  27. Salut Jean-Sébastien,

    J’ai rencontré un conseiller financier il y a quelques années pour préparer mon plan de retraite. Il m’avait parlé d’une chose que j’avais trouvée intéressante : « ne pas survivre à son capital ».

    L’idée est simple : l’objectif n’est pas nécessairement d’accumuler le plus d’argent possible, ni de tout dépenser le plus rapidement possible pour en profiter maintenant. L’important est d’en avoir suffisamment pour toute sa vie.

    Ce que je constate, c’est qu’on nous apprend souvent à consommer maintenant, comme si l’argent ne risquait jamais de nous manquer. Le frugalisme permet justement de renverser cette tendance : épargner, se constituer un capital et apprendre à vivre avec moins.

    Mais l’excès inverse existe aussi. À quoi sert d’avoir accumulé un capital important si on n’ose jamais en profiter?

    À mon avis, l’important est donc de trouver un équilibre : ne pas vivre au-dessus de ses moyens, mais ne pas non plus vivre en dessous de ses besoins et de ses possibilités.

    Bref, ne pas survivre à son capital… mais ne pas passer sa vie à avoir peur de le dépenser non plus. J’y travail encore 😉

    1. Salut denis450,

      Voilà précisément mon objectif!

      Accumuler trop d’argent me donnerait l’impression de m’accaparer des ressources dont je n’ai pas besoin. Les iniquités sont déjà tellement indécentes dans le monde.

      Or, comme vous, j’y travaille. À 48 ans, j’ai encore un bon bout de chemin à faire (j’espère). Je dois penser à mes soins de santé à venir pour éviter d’être dépendant du gouvernement.

      À la prochaine!

  28. À marquer d’une pierre de lune, NB ouvre son jeu tout grand, ouf!

    «Je détiens le fonds indiciel d’actions tout-en-un diversifié mondialement VEQT dans mon CELI. Je détiens les fonds indiciels d’actions diversifiés mondialement VT et d’actions canadiennes VCN dans mon compte REER immobilisé (CRI). J’ai aussi VT dans mon REER, et VCN dans mon CELIAPP.

    Ah oui, j’ai aussi VEQT et un peu de Berkshire Hathaway (BRK.B) dans mon compte non enregistré. L’achat de Berkshire, l’entreprise de Warren Buffett, remonte à longtemps, et je ne veux pas le vendre maintenant et payer de l’impôt sur les gains. Et je détiens VCNS, un fonds indiciel tout-en-un prudent, dans le REEE, car le décaissement doit commencer d’ici quelques années.

    Mon fonds le moins coûteux en frais de gestion (VT) me coûte 0,06 % par année – mais VT se négocie en devise américaine, et il faut faire attention aux frais de conversion, qui peuvent coûter cher. Le plus coûteux, VEQT, me coûte 0,19 % par année.

    Voilà. C’est ma soupe alphabet. Elle me convient, car je suis à l’aise avec l’idée d’une chute de 40 % ou 50 % qui pourrait durer des années. Ça ne veut pas dire qu’elle convient à quelqu’un d’autre.»

    Nicolas Bérubé… https://www.lapresse.ca/affaires/finances-personnelles/2026-09-06/l-argent-et-le-bonheur/devrait-on-stresser-a-cause-de-la-dette-americaine.php

    Je sens bien que ce plan va être examiné et soupesé sous toutes les fines coutures… 🙂

    1. PFG,

      Pas de grandes surprises à mes yeux. C’est cohérent avec sa philosophie.

      Je détiens les même titres (ou similaires), sauf BRK. D’ailleurs, je pense que la plupart des adeptes FIRE ont une « soupe alphabet » semblable.

      Bon appétit!

      1. Néanmoins, entre VOO et XEQT ou VEQT (en version américaine), Warren Buffett recommanderait VOO aux lambdas de mon espèce! Voilà ce qui me chicote le plus, en résumé.

        Et pourtant, lorsque je vais convertir mon CELI en plan de décaissement flexible jusqu’à « La Toute Fin », genre achetez et oubliez à jamais, je vais opter probablement pour XEQT qui, au surplus, est un peu mieux balancé fiscalement pour un retraité canadien que VEQT.

        NB a VT en dollars US dans ses REER, l’équivalent de XAW ou VXC (auxquels de songeais). À part VCN pour les compléter. Avec XEQT, 25 % canadien, 45 % américain et 30 % à l’international, cela respecte les études rétrospectives et exhaustives de longue haleine.

        Mais Buffett persisterait et signerait malgré tout! Il ne voudrait pas en démordre!

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