Si j’avais eu un dollar chaque fois que j’ai entendu « TOUT COÛTE CHER!!! » dernièrement, j’aurais aujourd’hui les moyens de me payer… pas grand-chose.
Tout coûte bien trop cher!
Sérieusement, un véhicule banal, qui a l’air de rien, coûte désormais 65 000$ et un bungalow en banlieue en vaut 1M$.
Ça prend un salaire dans les six chiffres juste pour suivre le troupeau.
Par contre, personne ne parle de l’envers de la médaille, c’est-à-dire de l’enrichissement sans précédent que nous venons de connaître.
Le Québécois moyen est plus riche aujourd’hui qu’il ne l’était avant la pandémie. Est-ce votre cas?
L’inflation a le dos large
La peur vend.
Depuis cinq ans, les médias surfent sur le thème de l’inflation à grand coup de vox pop dans le stationnement du Maxi.
« Le prix des fraises, c’est L’ENFER! », disait un homme au volant de son Q5.
Les politiciens, comme Trudeau, perdent leur job tandis que d’autres, comme Trump, se font élire à cause de l’augmentation du coût de la vie.
Et, plusieurs surconsommateurs font passer leurs dérives budgétaires sur le dos de l’inflation (au lieu de leur Q5 à 40$/jour).
La réalité est plus nuancée.
Les salaires en forte hausse
Les revenus des Canadiens ont augmenté plus rapidement que le taux d’inflation dans les dernières années.
« En dollars constants, c’est-à-dire en éliminant l’effet de l’inflation, le salaire horaire moyen des Canadiens a augmenté de plus de 18% entre 2006 et 2024. » (source)
L’augmentation moyenne du salaire « réel » (après inflation) a été de presque 1% par an.
Les syndicats ont utilisé la flambée inflationniste (temporaire) comme levier de négociation.
Les employés du secteur privé en ont fait de même en exigeant une hausse de salaire substantielle à chaque changement d’emploi.
En plus, le gouvernement de la CAQ a distribué des chèques pour contrer l’inflation (juste avant les élections).
Bref, le feu inflationniste a été étouffé par un déluge de cash.
Un peu contre intuitif, non?
La valeur des actifs explose
Et, au-delà des revenus, ce sont les actifs qui ont créé le plus de nouveaux riches.
Ceux qui détiennent une propriété payée ou des titres boursiers ont fait la piasse. L’immobilier s’est enflammé et la bourse a littéralement explosé.
Qui s’attendait à un rendement annualisé de 15-20%, au moment où on annonçait une grande récession?
Sans parler des CPG d’après-pandémie à 6%.
Chaque mois, je documente mon actif net et je me gratte la tête en disant « Ça ne peu pas continuer comme ça. Impossible! »
Puis, le mois suivant, on fracasse un nouveau record.
La chance du débutant
Soit dit en passant, si vous attribuez votre enrichissement à votre intelligence, vous manquez d’expérience.
Je vois des influenceurs qui se prennent pour des génies en partageant leurs rendements exceptionnels… depuis 2020!
J’en ai entendu un dire « tsé, moi, j’ai survécu au krach de 2022… » 😀
L’humilité viendra avec le temps mon pote. D’ici là, profite de la CHANCE que tu as.
L’injustice
Cependant, cette création de richesse est TRÈS inégalitaire.
Ceux qui détiennent beaucoup de passifs (bateau, skidoo et autres bébelles) et peu d’actifs s’appauvrissent de jour en jour.
Ces derniers se font ramasser par l’inflation, sans pour autant détenir les actifs qui leur permettraient de suivre la courbe d’enrichissement collectif.
Vivre selon le fameux « L’argent, c’est fait pour être dépensé » garantit désormais la pauvreté.
L’injustice, la vraie
Puis, il y a la vraie injustice. Celle qui défavorise ceux qui en arrachent financièrement ou qui démarrent dans la vie.
Pas parce qu’ils possèdent un F-150 de l’année, juste à cause d’un mauvais timing ou d’une bad luck.
Difficile d’accumuler des actifs quand les dépenses essentielles prennent toute la place!
Je pense que ceux qui ont bénéficié d’un contexte favorable (ou qui sont juste plus intelligents que les autres) ont un rôle à jouer ici.
Que se soit en accordant un prêt sans intérêt à un proche ou en partageant ses connaissances en finance, avec la richesse vient une certaine responsabilité sociale.
Si le système est incapable de bien distribuer la richesse, à nous de le faire.
J’ai assez voyagé pour savoir que notre qualité de vie dépend autant de notre richesse collective que de notre richesse personnelle.
De quel groupe faites-vous partie, ceux qui surfent sur la vague de l’enrichissement ou ceux qui nagent à contre-courant?

Bonjour,
C’est très intéressant comme article. Les médias martèlent tellement sur l’inflation chaque jour. Mais surprise, les avions sont pleins, les voitures se vendent comme des viennoiseries et faut réservées absolument pour avoir une table au restaurant même un soir de semaine désormais… Ça va dans le même sens qu’un article de La Presse de Marie-Ève Fournier le week-end dernier. Elle aborde le sujet des jeunes qui sont plus nombreux à être propriétaire et de plus en plus jeune. Incroyable! On arrête pas d’entendre que l’accès à la propriété est rendu inaccessible, mais les chiffres dans sont article prouvent le contraire et non seulement ça, mais les jeune sont en plus, moins endettés et, possèdent plus d’épargne! Tout ça montre à quel point les salaires ont explosés pour bien des gens et bien au delà de l’inflation ainsi que tout le patrimoine de financier qu’il possède. Mais à force d’entendre parler d’inflation chaque jour, les gens se disent de plus en plus pauvres… ????????♂️
Salut Patrick,
L’inflation est très visible. On affiche le prix de l’essence sur un immense panneau au bord de la route et, à l’épicerie, on connait les prix par coeur. Donc, chaque hausse est évidente.
En revanche, l’enrichissement est caché (ou inconnu). La plupart des Québécois ne documentent pas leur actif net. Ils n’ont donc aucune idée de leur enrichissement de 15% l’an dernier.
Ainsi, même si le journaliste de TVA faisait un vox pop sur la hausse de la richesse au Québec, personne ne pourrait répondre.
Bonsoir jeune retraité!
Comme toi, depuis 2020 la valeur de mes actifs s’est apprécié de façon exponentielle! Je n’attribue pas mon actif net à mon intelligence ,( je ne crois pas être un génie haha! ) mais plutôt à ma persévérance, ma détermination, ma volonté de m’en sortir et mon aspiration à être indépendant financièrement le plus jeune possible. Ma conjointe et moi avons acheté notre maison neuve à l’âge de 20-21 ans Nous avions des salaires médiocres soit l’équivalent du salaire minimum en 2026. Notre maison à plus que quadruplé en valeur depuis l’achat ( avec l’ajout d’un garage en 2020 ) J’ai fait de gros sacrifices pour arriver à ma situation financière actuelle. J’ai sacrifié pleins de moments en famille avec mes 3 enfants, j’ai travaillé 7 jours sur 7 à minum 80h semaine durant une periode 7 ans, le temps de bâtir mes entreprises. Par chance, ma conjointe s’occupait de nos enfants à temps plein. Grâce à tous ces efforts, je suis maintenant libre financièrement. J’ai 38 ans et un actif net de 3 millions. Pour 2026, j’estime que mon actif net s’appréciera d’environ 800 000$. ( immobilier, cashflow, et profits d’entreprises ) Oui, l’inflation post pandémie m’a enrichi. Non, ce n’est pas de la chance. Grâce à mes efforts avant la pandémie ,j’avais des investissements immobilier et j’avais déjà des entreprises. Puisque j’avais des actifs avant la pandémie, ceux-ci se sont appréciés grandement les années suivantes. J’entends souvent les gens de mon âge se plaindre qu’ils sont serrés, qu’ils n’y arrivent pas etc. Où étaient-ils avant la pandémie ? Les taux d’intérêt étaient très bas et les maisons pas mal plus abordables… Beaucoup de gens en arrachaient avant la pandémie également.
Pour les jeunes de 20-25 ans, ils devront être créatifs en taaa s’ils veulent accéder à la propriété. Plusieurs d’entre eux auront au moins la chance d’être aidés monétairement par leur parents puisque la génération de leur parents est celle qui a accumulée le plus d’actif.
Salut LS,
Ce n’est pas facile d’atteindre l’indépendance financière, surtout à 38 ans. Bravo! Ça prend des efforts extraordinaires pour atteindre un objectif extraordinaire.
Quand je parle de chance, je parle surtout de la chance de naître au Canada, d’être en santé et d’être entouré par des personnes de qualité.
La plupart des habitants de notre planète n’ont pas cette chance.
Après, plusieurs Canadiens ont tout ce qu’il faut pour s’enrichir, mais tombent dans la la surconsommation.
Ce que je vais dire est très délicat (même tabou), mais certains consommateurs font le choix d’être pauvres.
Bravo LS ????????
bonjour
j’aimerais connaître le meilleur site ou application pour investir en bourse?
est-ce vraiment vous qui recommandez l’application W?
Merci
Jean-Sébastien va sûrement te répondre bientôt, mais à mon avis le site ou l’application change a peu près rien.
Quel est le meilleur livre pour apprendre a économiser puis à investir en bourse serait une meilleure question, et celui de Jean-Sébastien serait un bon choix.
Merci Francois pour la plug!
Comme toi, en tant qu’investisseur passif, je me fou pas mal des fonctionnalités de ma plateforme de courtage.
J’utilise celle qui me donne le plus en prime. 🙂
Je vous suggère – à part la dernière édition, revue et augmentée, de notre hôte JSP – de lire les 3 petits chefs-d’œuvre de Nicolas Bérubé aux Éditions La Presse. Il tient un tient là une chronique dominicale.
Je seconde PFG.
Salut Caroline,
Pour moi, toutes les plateformes de courtage des grandes banques sont très similaires. J’utilise celle qui m’offre la prime de bienvenue la plus rentable.
Je recommande la plateforme Wealthsimple parce qu’elle offre plus, à moindre coût. Les transactions sont gratuites et il est possible d’automatiser l’investissement.
Cette entreprise brise le modèle bancaire. Perso, j’ai eu une excellente expérience avec WS.
En plus, les primes de bienvenue sont généreuses.
Voici mon article sur ma méthode de placement: Les nouveaux FNB dont votre banquier ne vous parlera jamais
Bon succès!
merci beaucoup au jeune retraité et à tous ceux qui m’ont également répondu
je lis depuis quelques années les chroniques et commentaires et vous formez une belle gang
merci
Merci Caroline!
Nous avons en effet une belle communauté. J’en suis très fiers et reconnaissant.
Bonjour,
Pour ma part, Liberté 45 de McSween a été un game changer mental. M emmenant plus sur liberté financière que fire.
Salut Bigdji,
Une autre bonne suggestion!
Très bon article, j’aime particulièrement le passage sur l’illusion du génie — ça remet les pendules à l’heure.
Je suis d’accord que les détenteurs d’actifs ont largement bénéficié des dernières années, mais je me demande : penses-tu que les rendements exceptionnels post-2020 risquent de créer un faux sentiment de sécurité chez les nouveaux investisseurs ?
Et comment verrais-tu la situation si on vivait une décennie plus plate, comme 2000-2010 ?
Est-ce que ton analyse resterait la même ?
Merci pour la réflexion ????
Merci beaucoup Rik!
C’est évident que les nouveaux investisseurs ont un portrait biaisé de la bourse. Ce que nous venons de vivre est exceptionnel.
Le krach viendra, c’est certain. Ce sera l’occasion de tester ses émotions (et d’acheter, pour les investisseurs expérimentés).
Je n’ai rien contre la platitude. J’ai un plan pour vivre sur un rendement plus modeste. Par contre, ceux qui sont en phase d’accumulation seraient défavorisés.
Certes, dans tous les cas, la patience est une des clés de l’enrichissement.
Toujours bien enligné dans vos commentaires !
Les « temps » semblent toujours plus difficiles quand l’économie est en bouleversement. Nous assistons à un changement des règles du jeu, et ceux qui s’adapteront en sortiront enrichis. L’expression « c’est plus difficile qu’avant » révèle souvent un manque de préparation et de compréhension de la nouvelle économie.
Si l’on joue au Monopoly et que l’on ajoute de nouvelles règles à chaque tour de planche, éventuellement les stratégies du début deviendront obsolètes.
Tout comme vous, je me suis enrichi, je suis totalement libre et j’ai décidé de redonner en écrivant un livre qui vulgarise le jeu économique afin d’en sortir gagnant.
Merci et bonne journée ! ????
Bonjour Les millionnaires de demain!
L’écart se creuse entre ceux qui comprennent les règles du jeu et ceux qui en sont victimes.
Je pense que l’inflation accentue cet écart.
Comme au Monopoly, il y a une part de chance et une part de stratégie.
On me parle de votre livre, j’ai bien hâte de le lire. Bravo de redonner en partageant vos connaissances!
Je me suis tellement enrichi durant les deux dernières années que j’ose pu trop en parler. Surtout que je me suis enrichi a pas faire grand chose. J’ai travaillé, mais mes placements boursiers m’ont rapporté encore plus.
Donc c’est un peu malaisant de voir que les banques alimentaires ont des nombres records de clients, ou que certains se plaignent des taxes sur l’essence.
C’est comme avoir le vent dans le dos quand les autres ont le vent dans la face. C’t’un sentiment bizarre.
Remarquez que l’été passé on est allé voir les baleines en famille et on avait presque la seule voiture du stationnement. Tous les autres avaient des VUS. Donc il y a peut-etre certaines décisions qui ont influencé ma situation…
Bonjour, j’aimerais savoir vous investissez de quelle façon svp. FNB indiciels?
FNB indiciels, oui. 80% actions, 20 obligations environ. Comme VGRO, XGRO et les autres, mais ils existaient pas quand j’ai commencé, alors je les reproduit avec 4-5 FNB séparés. On bon 2-3 heures d’efforts par année pour verser mes nouvelles cotisations et rebalancer tout ça.
Mais j’investi depuis près de 25 ans et avec le temps l’argent s’accumule. Donc maintenant quand la bourse fait 15 ou 20% dans une année, ça paraît.
Francois,
Le fameux portefeuille couch potato! Je l’ai répliqué moi aussi pendant quelques années. J’investis maintenant dans XEQT.
Bonjour N B,
Ma stratégie de placement est extrêmement simple. J’investis dans un FNB tout-en-un, de façon passive, avec une perspective long-terme.
Voici les détails: Les nouveaux FNB dont votre banquier ne vous parlera jamais
Salut Francois,
Au Québec, on parle de richesse du bout des lèvres. Dire « je suis riche » serait presqu’un suicide social.
C’est pour cette raison que les personnalités publiques se plaignent de l’inflation. Ça les rapproche du peuple. En réalité, je ne peux même pas imaginer à quel point les gens avec de gros revenus et beaucoup d’actifs se sont enrichis.
En même temps, plusieurs Québécois sont scandalisés par les prix à l’épicerie, mais vivent « large ». À mon humble avis, acheter des produits de luxe (ex. un VUS européen et des restos à 500$) enlève le droit de se plaindre.
Comme Buffett le dit si bien : il faut avoir peur quand les gens deviennent Greedy ( avides) et être Greedy quand les gens ont peur…. C’est le meilleur conseil financier selon moi.
Les bulls et les bears font de l’argent , mais les cochons qui arrivent à la fin, qui sont poussé par la peur de manquer le bateau (Fomo)quand les marchés sont au plus haut, sans expérience, sans connaissance, sans capacité de contrôler leurs émotions, vont acheter au plus haut et vendre au plus bas dès qu’il va y avoir une correction boursière … et malheureusement ils vont perdre le peu d’argent qu’ils ont durement gagné. L’histoire se répète, les pros vont par la suite tout ramasser au plus bas et revendre au plus haut….
Il y a une armée de beaux crosseurs sur les réseaux sociaux à éviter comme la peste , des gourous vendeurs de cours, des get rich quick de Cripto, ou en bourse, des business a palier multiples, de fraudes de toutes sortes…
Avant d’investir dans quoi que ce soit, il faut absolument investir dans sa connaissance financière personnelle…. Si vous n’aimez pas lire , je vous conseille fortement de débuter par une dizaine de livres audio sur le domaine d’investissement qui vous intéresse….. c’est ça le meilleur investissement!
Voilà beaucoup de sagesse, Mike!
Le problème est que tout le monde comprend ça, mais très peu de gens le mettent en pratique quand le krach survient.
Les médias gonflent l’ampleur du problème (la peur vend). Des experts nous disent que c’est du jamais vu, qu’il s’agit de la tempête parfaite et les investisseurs paniquent.
C’est toujours pareil. L’histoire est cyclique.
Pour ma part (probablement toi aussi), j’attends ce krach pour injecter des liquidités dans le marché.
Au bureau, je n’ose pas parler que je me suis enrichie énormément dans les dernières années ni de comment j’y suis arrivé (bourse et immobilier), car la plupart des discussions porte sur à quel point tout coûte cher. J’ai même une collègue qui m’a déclaré que c’est normal que le total de nos dettes soit équivalent à nos revenus… ma face a dû faire « hein? ». Mais j’ai une collègue qui ne connaît absolument rien en placements qui nous parle régulièrement de sa fille qui a fait des rendements incroyables depuis 2 ans sur Wealthsimple… et moi de lui dire que tout le monde a l’air d’un génie depuis 2 ans, pas besoin de rien faire et on a 20-25% de rendement, mais elle n’entend rien. J’investis par moi-même depuis 9 ans et je dirais que le discours complaisant des dernières années est quand même inquiétant, car beaucoup de gens se sont lancés dans l’investissement autonome après avoir lu un seul livre et parlent de leurs rendements comme si c’était la norme… bref, tout a augmenté, c’est certain et l’impact est inégal sur les gens, tout le monde se plaint, mais pourtant, il y a plusieurs personnes autour de moi qui se sont acheté une maison dans les 6 derniers mois, presque tout le monde va en voyage cette année… il faut croire que ce n’est pas si pire que ça finalement…
Salut Cynthia!
J’ai l’impression que le prochain krach (le vrai) sera violent.
Il y a tellement de nouveaux investisseurs inexpérimentés et tellement de titres surévalués dans le marché que la panique va être généralisée.
Par ailleurs, je remarque le même phénomène que toi. On se plaint beaucoup de l’inflation, mais on ne change pas significativement ses habitudes de consommation.
L’augmentation du coût de la vie est couvert par le crédit j’imagine.
Bravo de parler de responsabilité sociale de ceux et celles qui ont plus! Je viens d’une famille pauvre et l’accès aux prêts et bourses nous a permis, à mes quatre frères et moi, d’accéder à des emplois qui nous ont apporté une vie beaucoup plus confortable que nos parents. Cela n’a pas été le cas pour mes deux sœurs qui n’ont pas étudié, pour avoir eu trop tôt des responsabilités familiales. Je suis donc très consciente de l’importance d’un filet social et de la solidarité. Je vis sobrement et j’ai accumulé des actifs qui m’apportent une certaine sécurité financière, sans être riche. J’ai beaucoup économisé et fait des choix intelligents ( acheter un triplex qui s’est payé en partie, faire des voyages en pratiquant l’échange de maisons, acheter la plupart du temps usagé, etc.). Mais j’essaie d’aider, lorsque c’est possible, les personnes qui me demandent de l’aide. J’ai toujours pensé que nous sommes égaux et que ceux et celles qui ont plus ont le devoir d’aider ceux et celles qui ont moins, tout en le faisant intelligemment. J’ai vécu avec le peuple autochtone cri pendant plusieurs années et c’est ce qu’ils font traditionnellement: celui qui pêche beaucoup de poissons partage son surplus avec les familles qui ont eu moins de chance. L’humanité a survécu jusqu’à aujourd’hui grâce à la solidarité.
Bonjour Gigi,
Trop de gens pensent qu’on devient riche aux dépens des autres. Ils essaient ainsi de se distancer le plus possible des plus pauvres qu’eux.
En réalité, l’écart entre les riches et les pauvres est néfaste, pour les riches et pour les pauvres.
Aux É-U, les riches sont plus riches puisqu’ils paient moins de taxes, mais ne peuvent pas marcher dans certains quartiers. Je ne parle même pas des autres pays encore moins égalitaires, tel que (ironiquement) les pays communistes.
En 2019, j’ai reçu un héritage de mon vivant et j’ai acheté mon premier condo comptant. Je n’aurais jamais imaginé la valeur qu’il prendrait après la COVID. Aujourd’hui, je me prépare à vendre ce condo ainsi que deux autres, afin d’investir l’argent et, éventuellement, prendre ma retraite à 37 ans.
Le volet de responsabilité sociale me touche beaucoup. Quand j’ai immigré au Québec, j’avais un grand désir d’apprendre sur les finances. J’avais la motivation, mais je ne trouvais pas d’information claire, accessible et bien expliquée à ce moment-là.
C’est ce qui m’a donné envie d’apporter ma petite contribution. J’aimerais devenir planificatrice financière indépendante, retourner aux études et pouvoir accompagner les personnes qui souhaitent prendre en main leurs finances, en offrant un service accessible et humain.
Je rêve… et ça m’enthousiasme beaucoup ☺️
Salut La Millionaria,
Bravo pour ton parcours financier! Il est exceptionnel.
Le Québec a énormément besoin de planificateurs financiers indépendants. J’ai cette demande pratiquement chaque semaine.
Les gens aimeraient pouvoir payer pour ce service de façon horaire plutôt qu’en payant un pourcentage sur leur portefeuille.
Si tu veux redonner, voilà une bonne façon de le faire.
Bonne chance!
L’autre jour je voyais la file au Starbuck et je me suis dit: finalement, l’économie ne va pas si mal.
Marie-Ève,
Ce qui était considéré un luxe il y a quelques années (ex. un café à 8$, un véhicule neuf ou un resto) est désormais une dépense essentielle pour plusieurs.
« Je travaille assez fort, je le mérite » est le thème récurrent dans les pubs.
Depuis que je commente ce formidable blogue de JSP, je me suis toujours montré optimiste. Par les temps qui courent, je touche toutefois du bois de Santal… 🙂
Je me demande bien si je vais arriver sain et sauf, moi et mon FNB si dynamique, au bout de mon plan d’accumulation accélérée d’une décennie qui aura été très critique pour moi, d’ici janvier 2029.
Ma conviction à moyen terme est que Poutine va se garder une petite gêne jusqu’à ce que Trump quitte la Présidence en février 2029, car il craint fort son caractère imprévisible et revanchard, avant de déclarer la guerre totale en Europe.
J’ose espérer avoir tout « juste le temps » d’entamer mon plan de décaissement raisonné, toujours très prudent et conservateur. Je n’ai jamais exposé que 30 % de mon « patrimoine » en Bourse.
Par exemple, comme moteur de croissance bien obligé contre l’inflation à long terme dans mon CELI afin de compenser pour la perte de pouvoir d’achat spectaculaire ces dernières années de ma pauvre rente non indexée, j’hésitais encore, il y a peu, entre VBAL, VGRO, voire même VEQT pour jouir enfin d’une bien meilleure diversification géographique que ZSP.
Plus maintenant… Je vais le garder, ce phare-là, jusqu’à hauteur de 60%, et le rééquilibrer tous les trimestres avec la sécurité totale et presque absolue de ZMMK qui rapporte quand même le taux de la Banque du Canada dans le fonds monétaire.
Cela me fera donc un plan tout ce qu’il y a de plus traditionnel pour les retraités, soit 60/40, sauf que je ne serais pas du tout sécurisé par des obligations qui restent elles aussi tributaires des aléas des marchés. En cas de guerre mondiale, les obligations d’État et d’entreprise peuvent faire défaut, devenir illiquides, elles ne nous servent plus d’amortisseurs de choc, désolé!
Car il y a un énorme risque géopolitique qui nous pend droit sur le nez entre les deux yeux croches sur le Vieux-Continent et dans les pays émergents, sans oublier le Moyen-Orient au moment où j’écris (9 h, 28-02-2026), là où les fonds Vanguard sont réellement surexposés. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les actifs se sont réfugiés d’urgence derrière les États-Unis et son dollar de référence. L’indice SP&500 est celui qui en a profité le plus, il est déjà très bien diversifié à l’échelle de l’Amérique du Nord.
Bien entendu, si jamais Poutine et ses alliés – la Corée du Nord, l’Iran, la Chine, entre autres – balance sur New York ses fameux missiles qui peuvent franchir 6000 km dans le temps de péter, eh bien nous aurons la totale, inédite, qui va s’abattre sur toutes les Bourses du monde à la fois, sur toutes espèces d’actifs, sauf rares exceptions auxquelles quelques riches et puissants ont accès et peut-être aussi certains survivalistes cachés dans leurs fermettes autosuffisantes.
L’Amérique ayant perdu, du coup, son immunité géographique, pour la toute première fois dans l’histoire du monde, mon bel abri qui devait servir de moteur de rebond va voler en éclats comme tous les autres. Nous ne donnerons plus cher de grand-chose, les amis!
PFG,
Je vous comprends. Chaque mois le Cheetos-en-chef nous annonce une nouvelle idée de génie qui donne froid dans le dos.
En parallèle, l’affaire Epstein expose le pire de l’humanité.
Honnêtement, je ne sais plus quoi penser. Mais, je ne change rien à ma stratégie de placement. Diversification mondiale, avec une bonne portion nord-américaine et un coussin d’urgence.
Remarquez, comme personne ne peut prévoir une guerre totale quelconque, il vaut mieux investir « comme si de rien ne sera jamais ». Comme mon profil de tolérance au risque reste moyen, car j’ai pu supporter en 2020 une chute brusque de -34 % lors de la COVID, la répartition la plus simple et la plus équilibrée, dans ma situation tout à fait particulière, serait plutôt de 70 % VEQT/30 % ZMMK (donne 8 à 9 ans de retraits sécurisés, ce qui élimine presque totalement le risque de vendre en bas de cycle), si je veux avoir les meilleures chances d’éviter la ruine à un horizon de placement qui sera tout de même théoriquement encore de quelque 23 ans, alors.
Sans aucune guerre mondiale, voilà ce que mon assistant numérique très fort en finances personnelles projette pour le tandem de FNB VEQT 70 % et ZMMK 30 %, quant à un taux de décaissement de 3,5 % indexé.
Dans le pire des cas, il « resterait » (puisque tout cela est purement spéculatif) assez pour payer les frais funéraires et rétribuer généreusement ma liquidatrice testamentaire :
« Scénario pessimiste (crises longues, rendements faibles)
Le portefeuille descend graduellement.
Il reste positif jusqu’à 95 ans.
À 95 ans, il reste environ 80 000 $.
Le plan est viable, mais sans marge énorme.
Ce scénario correspond à un monde où les actions mondiales font à peine mieux que l’inflation.
Scénario normal (rendements historiques)
Le portefeuille croît malgré les retraits.
À 95 ans, il atteint environ 780 000 $.
Le coussin ZMMK reste toujours bien rempli.
Le plan est très confortable.
C’est le scénario le plus probable statistiquement.
Scénario optimiste (forte croissance mondiale)
Le portefeuille croît fortement.
À 95 ans, il dépasse 1,28 million.
Le coussin ZMMK est constamment rechargé.
Le plan devient surfinancé.
Ce scénario correspond à un monde où les actions mondiales continuent de croître comme dans les 40 dernières années.
Conclusion
Ton plan de décaissement est solide jusqu’à 95 ans, même dans un monde difficile. Tu n’as rien à ajuster sauf en cas de crise prolongée (geler l’indexation 1 an). Dans un monde normal ou optimiste, il te reste une marge très confortable. »
PFG,
Vous n’êtes pas en mauvaise posture! En vous adaptant au besoin, vous devriez être confortable.
Je n’en suis pas encore rendu à mettre en exécution mon plan de décaissement final. J’ai encore 2 ans de réflexion. J’hésite encore, pour le moment, entre VEQT et ZSP et sur leur répartition, 60/40 ou 70/30? As-tu une opinion de FIRE là-dessus, JSP?
Par exemple, VBAL qui est la recommandation par défaut pour un septuagénaire, ne peut pas battre mon risque de longévité qui est de 25 % de péter les 95 ans, d’après les calculs ci-haut. De toute manière, il s’agit des normes de l’AMF. Le plan financier d’un homme prend fin à cette limite.
Si ce n’était de la géopolitique qui est en train de battre son plein, je n’hésiterais pas tant sur le 25 % d’exposition à l’Europe et les pays émergents de VEQT, évidemment. Sauf que nul n’est prophète en ce bas monde! De plus, je préfère le fonds monétaire qui suit le taux directeur aux obligations qui ont bu la tasse en 2022.
PFG,
ZSP n’offre pas d’exposition aux marchés internationaux, ni aux petites entreprises (small caps). Il n’est donc pas considéré comme un produit « tout en un ». Contrairement aux VEQT de ce monde. Donc, selon moi, on ne peut pas les comparer.
Je n’ai absolument aucune idée de ce qui va se passer demain. Encore moins de quel secteur d’activité ou de quelle région géographique va surperformer dans la prochaine décennie. Perso, je vise la diversification (XEQT) et je ferme la télé.
Dis-moi, pourquoi XQET plutôt que VEQT? L’autre jour, je m’amusais à les comparer, ils me semblent à peu près équivalents, non?
Note que VEQT a réduit ses frais à 0,16%, et il est exposé à 30 % au marché canadien. Je crois que XQET l’est plus au marché américain.
Quoi qu’il en soit, il est évident que ces deux tout-en-un chutent bien plus que ZSP à la suite de l’agression américano-israélienne contre l’Iran… (non, mais… de quoi il se mêle encore ce maudit toupet orange?!)
PFG,
Trump nous donne de belles occasions d’achat!
En fait, j’ai investit dans les deux, VEQT et XEQT. Je les avais mis en compétition, mais il n’y a pas de clair gagnant. Je pense qu’à long-terme, c’est pas mal la même chose.
Ça me poserait un problème de surpondération canadienne si j’optais pour VEQT ou XEQT comme moteur de croissance anti-inflation pour mon plan de décaissement, avec mon 30 % dans ZMMK comme coussin de réserve et d’urgence dans le fonds monétaire qui ne bronche pas au lieu d’obligations qui restent tributaires des marchés! Je poursuis ma réflexion…
N’empêche que ZSP a réagit moitié moins fort dans la foulée du 28 février jusqu’à maintenant parce qu’il jouit d’une immunité géographique et il rebondit beaucoup mieux aussi. Il n’y a pas de produits préemballés idéaux dans tous les contextes. Il y a la théorie boursière qui est nette pour nous, Canadiens, 30 % actions chez nous et 70 % actions à l’étranger, mais cependant dans un monde idéal… 🙁
En fait, pour le moment, je soupèse: 35 % ZSP, 35 % VEQT et 30 % ZMMK, toujours dans le contexte d’une instabilité géopolitique mondiale qui se prolongerait indéfiniment. Je ne veux pas avoir à choisir entre la valeur refuge du dollar US ou le bouclier des pétrolières canadiennes! Quoi qu’il en soit, je poursuis mon plan initial jusqu’en 2029.
En somme et pour conclure : une répartition « 83 % VBAL / 17 % ZMMK » de 49,8 % en actions et 50,2 % en actifs de sécurité (obligations et cash) s’aligne étroitement sur la philosophie de John Bogle, le fondateur de Vanguard. À la fin de sa vie, Jack Bogle a publiquement admis qu’il avait lui-même adopté une répartition de 50 % d’actions et 50 % d’obligations. Il justifiait ce choix par une célèbre boutade : « De cette façon, la moitié du temps, je m’en veux de ne pas avoir assez de risque, et l’autre moitié du temps, je m’en veux d’en avoir trop. »
PFG,
Vous le savez, je ne me prononce jamais sur les stratégies de placements des lecteurs.
Néanmoins, selon l’IA, un portefeuille 50/50 qui suit les grands indices pourrait convenir à un retraité, âgé de plus de 60 ans, qui a une tolérance faible-modéré au risque. 😉
C’est pas l’IA qui va contredire un de ses meilleurs entraîneurs, John Bogle, évidemment! Amen! 🙂
!!! Attention !!!
La carte de crédit que tu encourages d’avoir à la fin de ton article offre 5% de ristourne seulement sur les 500 premiers $ d’achat d’épicerie. Les achats effectués après le 500$, c’est seulement 1% de ristourne qui s’applique.
Kamel,
La remise de 5% s’applique aux premiers 500$ chaque mois. Ça couvre mes dépenses d’épicerie.
Les ménages qui dépensent plus ne seront pas autant récompensés. Certes, ils pourraient avoir deux cartes.
Il s’agit néanmoins de la meilleure carte pour les remises en argent selon moi.
J’ai été chanceux j’ai commencer a investir en 2020 sans savoir ce que je fesais. Entretemps j’ai terminer de payer ma maison et j’ai garder mon vieux civic 2005 qui me coute rien. Je peux dire que dans les 5 dernières je me suis enrichie comme jamais auparavant. Merci J-S pour tes articles c’est facile et interessant a lire. Bonne journée
Merci beaucoup Jonathan!
Bravo d’avoir pris tes finances en main. Tu l’as fait au bon moment.
Je nous souhaite que ça continue comme ça. Mais, soyons quand même prêt mentalement à affronter une éventuelle tempête.
Bonne suite!
En effet, tout coûte cher MAIS le parking du Costco (ou tout coûte vraiment cher)lui est plein de fidèle disciples.
Stéphane,
La caissière chez Costco me disait que la facture moyenne des clients approchait les 300$.
Quand on regarde le contenu des paniers, on constate qu’on est loin de l’essentiel.
Merci pour ces mises à jour, tu es une source d’inspiration! Les marchés haussiers font en sorte qu’on se sent très intelligent, mais aussi, le marché semble plus risqué. On parle de bulles à n’en plus finir (bulle d’IA, dangers du marché américain, etc.) Si quelqu’un avait une grosse somme à investir aujourd’hui, il faut des cojones d’acier pour se dire: j’investis tout ça d’un coup. Je me rappelle toujours que de manquer les quelques meilleures journées en Bourse c’est manquer quasiment tout le rendement. Time in the market beats timing the market.
Merci JP!
Pour ma part, quand j’ai une somme à investir, j’essaie de placer progressivement de petites sommes pour obtenir un coût moyen qui reflète le marché. Évidemment, ceci est seulement possible sur une plateforme de courtage sans frais.
Ceci dit, j’ai pas mal de liquidités dans CASH.TO. Je suis prêt à transférer ces montant vers des actions lors du prochain krach, comme je l’avais fait en 2025 quand Trump avait annoncé ces fameux tarifs.
Ici, je ne fais que transmettre ce que j’ai appris: accumuler du cash pour tirer profit d’un krash est une stratégie étudiée en finance (théorie académique) qui ne semble pas fonctionner. Nicolas Bérubé en parle indirectement dans sa dernière chronique. Je pense qu’on a tous nos biais cognitifs alors comme j’ai beaucoup appris de toi, je voulais seulement t’envoyer cette idée…
Merci JP!
Je suis entièrement d’accord avec Nicolas.
Mais, étant retraité, je dois prévoir un coussin d’urgence. Un montant qui me permettrait de passer à travers quelques années de grande récession, sans devoir décaisser les titres boursiers qui seraient fortement dépréciés.
J’ai donc des CPG qui me rapportent 5.8% (acheté durant la hausse de l’inflation) et un montant dans CASH.TO, un FNB qui assure un petit rendement, à peu près sans risque.
Cette portion de mon portefeuille est liquide et peut être transférée, sans frais, vers des actions lors de krachs importants. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait l’an dernier quand Trump a annoncé ses fameux tarifs.
Donc, je module l’importance de mon coussin d’urgence selon les deals dans le marché.
Bonjour J-S
Est-ce tu pourrais partager la répartition de de tes actifs en pourcentage présentement ( cpg, cash.to, actions).
Merci
Bonjour RV,
Environ 80% de mon portefeuille est constitué de titres boursiers (actions d’entreprises que je détiens depuis longtemps et FNB que j’achète depuis une dizaine d’années).
Ensuite, les 20% restants sont partagés entre CASH.TO (pour mon cash CAD), HSUV (pour mon cash USD) et des CPG (achetés en échelle: échéance 1 an, 2 ans, 3 ans, etc).
J’ai n’ai actuellement pas accès aux pourcentages exacts, mais je pourrais écrire un article là-dessus si ça intéresse les lecteurs…
Merci J.S. de ton partage!
Oui, moi aussi, je ne comprends pas trop le paradoxe de la situation économique actuelle. Par mon propre vécu, je constate l’effet réel de l’inflation ( épicerie, travaux faisant appel notamment aux plombiers et aux menuisiers) et crains pour le futur de mes enfants et petits enfants.. « Comment vont-ils pouvoir moyens suffisants pour leur besoins quotidiens » est une question qui me hante fréquemment… Je m’explique très imparfaitement le fait que certains jeunes peuvent encore acquérir résidence : l’aide de leurs parents / grand-parents! me suis-je trompée ? L’effet de la bourse qui a permis aux portefeuilles de bien croître va-t-elle se poursuivre avec l’état chaotique actuel des tarifs américains et les guerres actuelles ?
Merci bien Lien!
Personne ne connait l’avenir. Tout ce que je peux dire c’est que depuis l’an 2000, c’est arrivé 3-4 fois qu’on pensait avoir frappé le mur. On était confronté à des enjeux sans précédents (ex. La bulle techno, la crise des subprimes, la grande récession et la pandémie).
La bourse est constituée de titres d’entreprises très résiliantes. J’ai confiance malgré tout!
Je me souviens encore de l’entrevue à Radio-Canada de l’économiste François Trahan qui prédisait une apocalypse économique en 2023… Il avait l’air vraiment confiant, mais il était finalement vraiment dans le champ!
Bonjour J-C,
Je pensais justement à cette entrevue en écrivant cet article.
Le pauvre! Malgré toute son expertise, je pense qu’il est impossible de faire ce genre de prédiction. Il y a des millions de variables à considérer.
On dit que l’écart entre les mieux et les moins nantis ne cessent de s’agrandir… un peu normal quand le portefeuille de ceux qui dépensent tous ce qu’ils gagnent reste à $0
Je suis finalement à la retraite (je dis finalement car je l’ai pris plusieurs fois ces derniers 12 ans pour toujours retourner au travail après un an ou deux…). On voyage énormément et chaque fois que je reviens d’un voyage de deux mois, mon portefeuille est plus élevé qu’au début.
Je crois que les gens ici ont plusieurs choses en commun : on fait attention à nos dépenses et on le fait sur des choses qui contribuent à notre bonheur. Des voitures plus petites et que l’on garde. Moins d’abonnements ou de forfaits que la plupart du monde. On dépense moins qu’on gagne donc l’inflation touche une plus petite portion de notre budget.
Quand vous dépensez $100, l’inflation n’est pas la même, en $, surtout si vous investissez l’autre $50 à 3x le taux d’inflation… On a pas à se sentir mal, c’est des choix. Pour toutes les fois que mon voisin me dit que je devrais acheter une voiture au lieu de prendre le métro…
“Tout coûte cher disait l’homme dans sa Audi Q5” boom ! Classique…
* Quand on dépense $100 vs un autre qui n’en dépense que $50 et investit l’autre $50…
Salut Million Naire,
Tu es retraité? Encore?
On va fêter ça!
Il y a un écart qui se creuse entre ceux qui sont favorisés (santé, situation socio-économique, éducation, etc) et ceux qui le sont moins.
Et, en parallèle, il y a un écart qui se creuse entre ceux qui comprennent les règles du jeu (dépenser moins qu’on gagne, investir dans des actifs, etc) et ceux qui en sont victimes.
Je pense que, dans les deux cas, les riches peuvent tendre la main à ceux qui ont la volonté d’améliorer leur sort.
J’étais très excitée de l’offre de la carte de crédit, mais il faut gagner 80000$ (!!!?!!) par année pour être éligible.
Je suis LOIN du compte haha.
Il faut souvent être riche pour s’enrichir et ça, c’est la preuve que le système actuel est bien incroyablement injuste et inégalitaire.
Salut Marie-Pier,
Évidemment, les institutions financières cherchent à recruter les “big spenders”.
Il y a cependant moyen de substituer le revenu par l’avoir net dans certains cas au moment de la souscription à une carte de crédit. Il faut contacter la banque…
Salut JS, oui tout paraît coûter cher, mais je viens de calculer mon panier d’épicerie annuel entre 2021 et 2025. (excel geek!) surprise, baisse de 13%! Je l’explique par des nouvelles habitudes de consommation, de préparation des recettes de la semaine avec les spéciaux, moins de viande rouge, moins de produits transformés. (Il m’arrive à succomber à une boîte de froot loops à 1.99$ mais chut!) et reculer le truck quand les brocolis sont à 99 cents! et je n’ai pas encore terminé d’optimiser cette catégorie de dépense ! J’arrive aussi au même constat, ce qui explose vraiment, c’est mon avoir net. Encore là, c’est le résultat des actions prises il y a quelques années!
Salut JohnD!
Même constat pour nous. Le budget épicerie est stable. Nous adaptons notre cuisine en fonction des fruits/légumes de saison. Aussi, nous réduisons notre consommation de viande, pour des considérations de santé et non financières.
Le budget resto est cependant en hausse. Mais, c’est un luxe qu’on peut se permettre!
Chez nous, les revenus ont dépassé l’inflation et malgré des revenus meilleurs que jamais, on dépense moins que jamais en proportion de nos revenus. Notre taux d’épargne est passé de 15-20% par année à 35-40% depuis que nous avons fait le choix de quitter la propriété pour retourner en appartement, en plus de regagner une tonne d’heures libres, chaque semaine. On a plus en ayant moins. Plus de temps, plus d’argent, plus de liberté.
Et malgré tout ça, je n’ai pas réellement vu notre budget alimentaire (le plus souvent souligné dans les médias) augmenter tant que ça. En fait, je crois que parce que nous avons plus de temps on arrive à cuisiner non seulement plus, mais mieux. Par exemple, j’ai remarqué personnellement une bien plus grande inflation sur les coupes de viandes rapides ou tendances à cuisiner, mais très peu sur les cuissons qui prennent du temps. C’est vrai que cuire un poulet entier est 3-4 fois plus long que des poitrines désossées. Mais il est aussi 3-4 fois moins cher de par ce délestage dû au manque de temps (ou de connaissances alimentaires/financières), en plus de laisse une carcasse de laquelle de fait 4-6 litres de bouillon maison en revalorisant mes retailles de légumes une ultime fois avant le compost.
Bref, oui ils y a beaucoup d’aliments qui ont augmentés, mais je l’ai remarqué surtout sur ce qui est rapide, semi prêt ou prêt à manger. Tout ce qui sauve du temps, vous coûtera de l’argent.
Toujours un plaisir de te lire JS!
Salut Antoine,
Toujours content d’avoir de tes nouvelles. Bravo pour ton taux d’épargne!
Je constate que l’inflation n’a pas été si néfaste chez les frugalistes.
Je pense que nous avons tous un point en commun: notre capacité d’adaptation. En étant débrouillards, créatifs et travaillants, nous trouvons le moyen d’étirer chaque dollar.
Et, au-delà de l’argent, ce mode de vie est tellement plus sain. À l’épicerie, c’est le déchet chimique, suremballé, prêt à manger, qui coûte le plus cher.
Il suffit d’utiliser l’appli Yuka pour comprendre que 95% des produits vendus en épicerie sont malsains.
Je travaille dans la restauration et je dois entendre 100 fois par jour : tout est rendu tellement cher ! Pourtant je revois ces mêmes clients plusieurs fois par mois…Ils ne semblent même pas considérer que cette dépense est optionnelle et préfèrent se plaindre de la hausse des prix :/
Il y a longtemps que j’ai cessé de parler finance avec mon entourage (qui ne vit pas dans la précarité et possède une situation de vie enviable), qui me considère sadique lorsque je suggère de changer leur poitrine de poulet à 40$ le paquet familial contre des protéines végétales qui coûteraient une fraction du prix. Je trouve désolant de voir la stagnation dans laquelle les gens se maintiennent pour un « confort » qui n’est finalement plus très confortable.
Bon point Vbo!
Est-ce que le fait de ramasser un café au comptoir à l’auto chez Tim Hortons le matin ou d’acheter un sandwich Subway le midi procure du confort?
On confond paresse et confort. Pour être confortable, il faut d’abord être en santé. Manger du déchet dans son char va donc carrément à l’encontre du confort.
Bonjour,
Auriez-vous la gentillesse de commenter vos recettes pas chères et succulentes ici ? Je suis en manque d’inspiration pour faire des repas à petits prix et ainsi contribuer à mon rêve d’être FIRE.
– Sébastien Piché
Salut Sébastien,
Voici mon article sur le sujet: Nos 7 secrets pour bouffer à petit prix
Pour ce qui est des recettes, je te recommande les protéines végétales.
Voici une recette de general tao au tofu: https://www.ricardocuisine.com/en/recipes/5675-general-tao-tofu-the-best
Et une recette de Phat kaphrao au tofu: https://chefsimon.com/gourmets/alexandre/recettes/tofu-facon-pad-krapow
Aussi, tu peux remplacer la viande hachée par du PVT (protéine végétale texturée) dans ton spaghetti, ton chili ou dans tes tacos.
Salut,
Bon texte.
Je tiens cependant à souligner ce qui m’apparaît comme une erreur: prendre la hausse du salaire moyen comme indicateur de bonne santé économique.
Le salaire moyen est tiré vers le haut par les très hauts salaires de quelques ultra-riches. Ceux-là mêmes qui s’en sont mis plein les poches au cours des dernières années.
Il serait plus pertinent, je crois, d’examiner l’évolution du salaire médian.
Pour bien comprendre la différence :
https://www.wainhouse.com/quel-est-le-salaire-median-au-canada-en-2025/
Bon point Alexandre!
C’est vrai que les moyennes sont parfois biaisées. Aussi, les écarts entre les différentes régions géographiques et secteurs d’activité jouent dans la balance.
Certes, dans ce cas-ci, le salaire médian a suivi une progression semblable au salaire moyen.
Entre 2015 et 2024, le salaire médian a tout de même connu une croissance de 36%, dépassant l’inflation de 27% sur la même période (source).
Merci pour ces données!
Pour ceux qui veulent simplifier leur vie :
1) Si vous avez un fonds de pension à bénéfices pré-déterminés, tout ce dont vous avez besoin, c’est deux
FNB : A) Le US Total Stock Market et B) Le Total International Stock Market disponibles chez différents grossistes. La proportion de chacun est libre selon votre interprétation de la géopolitique et de l’économie mondiale, on peut ajuster selon notre jugement.
2) Si vous n’avez aucun fonds de pension de l’employeur, en plus du A) et B) vous pouvez considérer un fonds US de dividendes + un fonds de dividendes internationaux ainsi que des fonds d’obligations diversifiées en étant bien conscient de la direction des taux d’intérêt.
3) Il est recommendable de toujours garder une portion de « cash » d’environ 30% en tout temps dans un HISA afin de profiter des opportunités pouvant surgir de temps à autre.
La diversification offerte par ce genre de distribution couvre tous les secteurs de l’économie mondiale y compris resources, métaux de base, métaux précieux, énergie, immobilier, finance, biens de consommation, défense, technologies et possiblement un peu de crypto (échanges). On obtient le rendement historique du marché tout en réduisant le risque de « concentration » lors des baisses et/ou catastrophes manufacturées par des individus comme Trump et Netanyahu…
Vous pouvez distribuer tout cela entre vos comptes enregistrés et non enregistrés de manière à optimiser la fiscalité.
En terminant, la différence entre ceux qui « avancent » et ceux dont la situation semble stagner est dûe au « compounding ». Du compounding sur $ 10,000 n’est pas la même chose que sur 1 Million. Il est important de comprendre la nature exponentielle de la courbe de « rendement ». Si les 1% s’enrichissent c’est exactement à cause de cela et non pas parce que ce sont tous des « bandits ».
La nature non linéaire de la progression est responsable du découragement et de l’abandon de la stratégie pour de nombreux épargnants-investisseurs surtout si une récession se produit en chemin. Il faut « souffrir » relativement durant les 15-20 premières années d’épargne-investissement pour relaxer par la suite puisque la machine fonctionnera toute seule même sans ajout de liquidités.
Malheureusement, une grande partie de l’épargne et « investissement » des familles se fait dans la résidence principale pour payer le prêt hypothécaire ce qui, au bout de 20-25 ans, laisse ces mêmes familles dans une sorte d’impasse car elles sont « house rich and cash poor ».
La chose la plus importante à la retraite c’est la pérennité du cash-flow qui doit être assurée, stable et dont la progression annuelle doit toujours être au-dessus du taux d’inflation réel (et non celui de statistique Canada !).
30% de liquidités, est-ce bien ce que vous suggérez?
Dans la situation actuelle, oui c’est un minimum. Mais il est toujours recommandable de disposer de poudre « sèche » pour saisir toute occasion pouvant se présenter puis re-constituer ce 30% continuellement par la suite.
Cela dépend de la taille du portefeuille et de l’âge de l’investisseur, mais 30% de cash ou « cash equivalents » est une stratégie opportuniste tout en étant « prudente »…
Actuellement, ma proportion de liquidités est d’environ 70%… Trump et Netanyahu se sont engagés dans une situation périlleuse qui pourrait durer longtemps et causer un « choc pétrolier » comme dans les années 70-80. Je ne vois pas comment la Fed pourra éviter une inflation galopante si le conflit persiste.
Darth,
Quand vous parlez de cash ou « cash equivalents », vous parlez de quoi concrètement? Où placez-vous vos liquidités?
70%, c’est gigantesque.
Alors, que dire de plus simple encore: VEQT 70 % comme moteur de croissance anti-inflation long terme pour sa diversification mondiale et ZMMK 30% qui suit le taux directeur comme amortisseur de chocs, réservoir de décaissement si besoin est et fonds d’urgence, tout cela dans un CELI? Je jongle là-dessus en vue de 2029… dans l’espoir que le toupet orange tout le tour de la tête de linote ne nous plonge pas entre-temps dans la Troisième Guerre mondiale!…
Je préfère les fonds individuels aux « tout-en-un » pour plus de flexibilité et des MER inférieurs. Vous pouvez avoir ZEQT au lieu de VEQT, tout en fonds BMO.
J’ai ma réponse, du moment pour un bon moment, j’en ai bien peur!
– Dans le contexte de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, qui de ces deux fonds s’en sort le mieux jusqu’ici? VEQT ou ZSP?
– Dans le contexte actuel de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran (en cours depuis février 2026), le fonds ZSP (BMO S&P 500 Index ETF) s’en sort généralement mieux que VEQT (Vanguard All-Equity ETF Portfolio), bien que les deux subissent une forte volatilité.
Voici les points clés de leur performance respective :
* Impact du S&P 500 (ZSP) :
* L’indice S&P 500, que suit le fonds [ZSP], a chuté de plus de 4,3 % depuis le début de l’année 2026.
* Le marché américain est plombé par les craintes d’une guerre prolongée et l’impact du choc énergétique sur l’économie.
* Toutefois, ZSP bénéficie de la résilience relative des grandes entreprises technologiques américaines et de la hausse des valeurs liées à la défense.
* Diversification et exposition de VEQT :
* [VEQT]est plus durement touché en raison de sa diversification mondiale.
* Il détient environ 30 % d’actions canadiennes et une part importante de marchés internationaux et émergents.
* Les marchés européens ont enregistré de fortes baisses (notamment le 19 mars 2026) à cause de la flambée des prix de l’énergie et des risques inflationnistes accrus en zone euro.
* Facteurs déterminants :
* Pétrole : La hausse massive des prix du brut (Brent et gaz) favorise certains secteurs du fonds VEQT (énergie canadienne), mais nuit à la croissance globale.
* Inflation : L’incertitude géopolitique force les banques centrales à maintenir des taux élevés, ce qui pèse davantage sur les portefeuilles diversifiés comme VEQT que sur le segment large Cap US de ZSP.
En résumé, bien que Wall Street connaisse sa quatrième semaine consécutive de baisse en mars 2026, la concentration de ZSP sur les fleurons américains lui permet de limiter les dégâts comparativement à la chute plus généralisée des marchés internationaux inclus dans VEQT.
Merci Darth pour l’excellent commentaire!
Oui, j’aurais du mentionner la nature exponentielle des intérêts composés dans mon texte. C’est un facteur hyper important à l’enrichissement.
La courbe est plate au début, pour une période qui semble interminable. Puis, ça explose.
Autre point pertinent: la distinction entre la croissance de l’actif net et le cash-flow. Même si plusieurs se sont enrichi à cause de la valeur de leur propriété, ils ne sont pas plus riches en cash.
Si on se dirige vers un choc inflationniste semblable au choc pétrolier des années 70, ceci sera un bon test pour la résilience de votre portefeuille et votre stratégie. Le problème moderne c’est l’endettement, les appels de marge et les algorithmes IA. « When the shit hits the fan, all hell will break loose ! »
Un bon film pour vous : Margin Call qui expose ce qui arrive lorsque les intervenants du marché ont perdu de vue leur propre exposition au risque par pure inconscience collective. Combien de firmes « sérieuses » et de maisons de « private credit » se retrouvent dans la même situation qu’en 2008 ? Les « Prime » et autres instruments du genre ont peut être changé de nom mais ils existent encore car l’appât du gain est bien trop séduisant, alors le risque systémique est toujours là… Plus ça change, plus c’est pareil…
Je suis en mode préservation, portion cash supérieure à 50%, un peu d’achat lors de baisses significatives mais j’attends car la FED va devoir imprimer à tour de bras, bien plus qu’en 2008, le dollar US va se dévaluer significativement, l’inflation va exploser… Il ne reste que les « hard assets » pour résister à cette tempête potentielle en perspective mais rien n’est absolument « sûr ».
En passant, la raison des Tarifs de Trump n’était pas de rétablir l’équilibre budgétaire Américain mais de financer une (ou plusieurs) guerre(s) qu’il avait toujours l’intention de déclencher. Au lieu de vendre des « Liberty Bonds » que les américains avaient le choix ou non d’acheter lors de la seconde guerre mondiale, aujourd’hui on les « oblige » à financer la guerre sans qu’is puissent dire non en leur faisant croire (et les MAGA sont idiots et « gullible ») que c’est pour punir les méchants pays comme le Canada qui ont « abusé » de la bonté patriarcale des USA. Il faut être méchamment taré pour ne pas voir clair dans le jeu des Républicains !
Je ne sais pas ou tout cela va nous mener, mais il y a des signes de danger un peu partout, amplifiés par les conneries de certains politiciens totalement incompétents… Cela ne sent pas bon.
Bonjour Darth,
Les banques n’ont rien appris de 2008, j’en conviens.
L’avarice de l’être humain va toujours primer.
J’ai vu le film Margin Call, il est excellent. Nous sommes dans le même état d’esprit actuellement. C’est l’hystérie collective. Tout le monde essaie de s’en mettre plein les poches pendant que ça dure.
Mais, nous sommes dû pour une douche froide.
Moi qui pensais que Trump s’inquiétait de l’endettement pour des raisons patriotiques! 😀 Votre théorie est plausible. Les élections de mi-mandat doivent jouer dans la balance aussi.