Presque tous les Québécois ont une opinion très tranchée sur la souveraineté de leur nation. Plein de certitudes, nous récitons machinalement les arguments accumulés au fil des années. Souvent les mêmes que nos parents.
Chacun dans sa chambre d’écho!
Alors que la question identitaire revient à la mode, je cherche à savoir quelle option nous serait la plus bénéfique sur le plan économique et financier.
« Les votes ethniques et l’argent »
J’ai vacillé des deux côtés de la clôture. Ado, un prof m’avait convaincu d’opter pour l’indépendance. Puis, adulte, je me suis tourné vers le camp des « votes ethniques et de l’argent ».
Parizeau m’avait placé dans cette case lors de son célèbre discours de défaite au référendum de 1995.
Depuis, je m’intéresse au sujet. Chaque fois que je rencontre un souverainiste convaincu, je m’ouvre à ses arguments. Je veux connaître son raisonnement. Pas pour le contredire, mais pour avoir une perspective différente.
Or, sur le plan économique, aucun d’entre eux n’a encore eu la capacité de me présenter un argumentaire nuancé et crédible.
Un député bloquiste a même renforcé ma fibre fédéraliste tellement ses « faits » étaient biaisés.
Je tente aujourd’hui de débroussailler tout ça…
OUI!
Explorons d’abord l’option souverainiste. Je vous rappelle que j’aborde ici uniquement le volet économique de la question.
En 2023, le Parti québécois publiait le budget de l’an 1, une projection financière d’un hypothétique Québec indépendant (source). Ce sera mon point de départ.
Selon ce document, un Québec séparé du reste du Canada récupérerait les revenus présentement recueillis dans la province par le gouvernement fédéral et éliminerait les « dédoublements » entre les deux paliers gouvernementaux.
Un surplus de près de 11 milliards de dollars par année serait ainsi dégagé.
L’indépendance, confèrerait aussi au Québec plus d’agilité, plus de contrôle sur ses politiques économiques, tout en éliminant la couche de bureaucratie et de gaspillage inhérente au fédéral.
Bref, les Québécois en auraient plus pour leur argent.
Par ailleurs, la dette d’un Québec souverain serait à un niveau « confortable » d’après le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon. Avec un ratio dette/PIB de 72%, le nouveau pays se placerait avantageusement parmi les pays de l’OCDE.
Dette en pourcentage du PIB en 2022
Toujours selon le PQ, le Québec serait en bonne posture pour être l’un des pays les plus prospères du monde. Et la transition vers cette autonomie se ferait à un coût nul.
Plus riche, plus égalitaire, plus agile et plus signifiant sur la scène internationale, voilà comment les souverainistes entrevoient un Québec indépendant.
Oui, mais à quel prix?
Sans surprise, le camp fédéraliste a contesté vivement ces projections.
D’abord, les dépenses dédiées à l’armée sont sous-estimées. Le Parti québécois y dédie 0.65% de son budget, alors que l’OTAN requiert au moins 2%. Donc, pour être membre de cette organisation, un Québec indépendant devrait prévoir 8 milliards de dollars en plus dans son budget de l’an 1 (source).
Ensuite, la dette fédérale qui serait transférée au Québec lors d’une éventuelle séparation est également jugée « irréaliste » par les critiques.
La portion de la dette fédérale attribuée au Québec est établie à 17.6% par les péquistes. Or, en se basant sur le poids de la population québécoise (22,4%) ou sur son PIB (19.5%), ce pourcentage semble sous-évalué.
Autre hypothèse contestée, le bilan de l’an 1 estime qu’un Québec souverain bénéficierait du même taux d’intérêt sur sa dette que le Canada. Certes, il n’y a rien de moins certain.
Le Québec a toujours financé sa dette à un taux plus élevé que celle du fédéral. Sa cote de crédit étant de moindre qualité que celle du Canada (AAA contre A+) (source).
Quant aux gains d’efficience qui découleraient de l’élimination du dédoublement fédéral-provincial, plusieurs questions restent en suspend. Entres autres, qu’adviendrait-il des 60 000 fonctionnaires fédéraux qui bossent au Québec?
Tout compte fait, à la lumière de cette analyse, un endettement additionnel de 50 milliards de dollars serait à prévoir au budget de l’an 1 (source).
Assez pour effacer tous les gains promus par le PQ.
NON!
L’option fédéraliste est plus facilement mesurable puisque nous avons les deux pieds dedans.
Il suffit de voyager un peu pour constater à quel point notre pays est dans une classe à part. Nous bénéficions de programmes sociaux, d’outils d’enrichissement et d’institutions dont la plupart des gens sur la planète rêvent.
Tel que l’illustrent les graphiques suivants, le Canada fait partie d’un club sélect au niveau de sa richesse et de son indice de qualité de vie.
Le PIB par habitant en 2025
Le niveau de qualité de vie en 2025

Source L’indice de qualité de vie est mesuré en fonction du pouvoir d’achat, du niveau de pollution, du climat, de l’abordabilité des propriétés, etc.
Se ranger dans le camp du NON, c’est souhaiter la continuité, la stabilité et le maintien de ce confort qui est si enviable à l’échelle mondiale.
Non, mais à quel prix?
Mais, en grattant un peu, la situation devient moins reluisante.
D’une part, le Canada est surendetté. Des déficits de 80 milliards s’ajoutent annuellement à une dette publique monstrueuse, désormais chiffrée à 1 445 milliards (source).
On nait avec 35 000$ de dette sur les épaules.
Soit dit en passant, les transferts que le Québec reçoit d’Ottawa sont en grande partie issus de l’endettement.
Je ne vois pas comment les prochaines générations pourraient jouir de la même qualité de vie dont nous bénéficions actuellement. Quelqu’un devra un jour payer pour la PCU.
La qualité de vie (financière) des Canadiens est enviable et l’économie tourne à bon régime… mais pour combien de temps?
D’autre part, la taille de l’État fédéral canadien a pris des proportions démesurées. La bureaucratie et le gaspillage de fonds publics semblent prendre de l’ampleur.
D’une perspective québécoise, le chevauchement entre certains ministères (ex. Santé Québec vs Santé Canada) ne font qu’accentuer ces inefficiences. Les deux paliers de gouvernement dédoublent leurs ressources, sans nous offrir plus de service.
Pensez aux maudites déclarations de revenus!
Enfin, bien qu’un Québec indépendant ne bénéficierait plus des économies d’échelle que lui procure le Canada, le fait d’être un petit état pourrait constituer un avantage concurrentiel.
Plusieurs des pays qui affichent la plus grande richesse par habitant sont relativement petits, ont constaté les experts (source). Les pays d’Europe du Nord sont cités en exemple.
Ces états ont appris à se spécialiser et à s’adapter à l’instabilité des marchés mondiaux et leur homogénéité culturelle rendent les décisions plus faciles à prendre et plus rapides.
Bref, l’éléphant blanc qu’est devenu le Canada commence à nous ralentir dans notre croissance.
Peut-être!
Les fédéralistes misent sur la peur et les souverainistes misent sur l’optimisme pour défendre leur point.
Je suis cynique dans les deux cas.
Il y a beaucoup trop d’impondérables à considérer pour dresser un portrait clair de l’économie d’un Québec indépendant.
Les experts des deux camps s’entendent cependant pour dire qu’un Québec souverain serait économiquement viable. Notre province est moyennement riche au sein du Canada et rien de porte que croire que ça changerait advenant un OUI au prochain référendum.
Or, la transition vers un pays serait plus longue et plus coûteuse que prévu. Au Québec, il faut normalement doubler ou tripler l’échéance et le budget des grands projets. Imaginez pour la création d’un pays!
Certes, il faut voir plus loin. Disons dans une génération, à quoi ressemblerait l’économie québécoise?
En faisant une moyenne entre les scénarios optimistes des souverainistes et ceux plus pessimistes des fédéralistes, j’ai du mal à imaginer un Québec indépendant significativement plus riche.
Je crains que le vide laissé par le gouvernement fédéral soit vite comblé par une nouvelle bureaucratie québécoise (ex. comités de transition, nouveaux ministères, banque centrale, négociation avec Ottawa, gestion du changement, etc.).
Même constat pour les déficits et la dette. À mon sens, les élus québécois sont aussi irresponsables avec l’argent public que leurs homologues canadiens. Dépenser selon nos moyens n’est plus une option dans le monde actuel, indépendants ou pas.
Tout compte fait, aucuns arguments économiques avancés par le PQ ne me fait rêver (à part la déclaration de revenus unique).
L’enrichissement qu’on nous promet me semble minime et très incertain par rapport à tous les risques, la turbulence économique et à la division sociale engendrés par un tel projet.
Faites moi changer d’avis si vous le pouvez!



Bonjour Jeune retraité,
Bien que la perspective de voir une grenouille sur une éventuelle monnaie québécoise me séduit grandement (pour vrai!), je n’ai malheureusement aucun argument économique convaicant à offrir pour l’option du oui. Trop d’incertitudes et je suis un peu allergique au risque. Le dicton « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » me revient toujours à l’esprit quand on me parle de l’indépendance du Québec. Bien hâte de lire les autres commentaires pour cette question qui soulève habituellement pas mal de passion!
Salut Bruno,
La monnaie est un autre enjeu. Le PQ veut mettre sur pied une commission indépendante qui devra faire ses propres recommandations, mais l’option d’un monnaie nationale est actuellement prônée. Ce processus pourrait prendre 10-20 ans…
Merci pour le commentaire! Bien hâte de connaître l’avis des souverainistes!
La façon de faire baisser le niveau de risque serait:
1. Montrer qu’on gère un budget sans reproche et
2. Avoir des partenaires de confiance qui nous supportera.
Or, bien que je sois maintenant ni oui ni non :
1. Le Québec ne gère pas bien son budget (ou pas mieux que le Fédéral, qui pourtant…)
2. Le PQ n’a jamais fait ses preuves depuis 1995 (vive les impôts rétroactifs !)
3. Les partenaires possibles du Québec ont en ce moment d’autres chats à fouetter avec des déficits hors contrôle (ie comme tout le monde en Europe…).
Donc la pensée magique, en ce moment, est effectivement une pensée à haut risque…
Et que dire de Trump qui veut devenir le roi des Amériques?
« Divide and conquer » disent les chinois.
C’est pas vraiment honnête de réduire la question de l’indépendance à “Est-ce qu’on va être plus riche ?”.
Déjà, “être plus riche”, ça veut dire quoi exactement ?
Moins d’impôts ? Moins de dette publique ? Un meilleur PIB par habitant ? Une monnaie plus stable ? Un taux de chômage plus bas ? Un filet social plus solide ? Une économie plus diversifiée ? Une meilleure transition verte ? Des institutions plus fortes ? Un système de santé différent ?
Selon les gens, “être plus riche” ne renvoie même pas aux mêmes critères.
La souveraineté est un enjeu beaucoup plus large que ça. Oui, l’économie est un volet central, mais se baser uniquement sur cet aspect pour trancher, c’est réfléchir avec des œillères.
Bonjour Guy,
J’ai choisi d’aborder uniquement le volet économique dans cet article (déjà beaucoup trop long). Je pourrai adresser le volet culturel et identitaire dans un prochain texte. Je préfère séparer les deux volets pour avoir une réflexion plus cernée.
Soit dit en passant, même si les données économiques ne m’ont pas convaincues, ma décision n’est pas arrêtée sur l’option du NON. À suivre…
Je considère ici la richesse de la nation (PIB, niveau d’endettement, ressources, etc) et des habitants (niveau de qualité de vie, coût de la vie, PIB par habitant, etc).
Bref, je tente de savoir si les québécois seraient en meilleure posture financière dans un Québec souverain. Et, à la lumière des données disponibles, je ne suis pas convaincu.
L important c est qui devient plus efficace avec nos impots, plus simple. C est devenu trop woke. Meme principe s applique aux fondations. Plus demploye pour plus de donations qui encourage une croissance efere. de nouveau employers. Qui va briser le cercle. Briser le moule . C et du ps moi partout.
Pour faire un pays il faudrait que l on soit tous dans la …. pour nous motiver. Strump permet à Carney de refaire le Canada en un. Deouis 1971, l or n est plus la reference, seulement du papier à la Bigot.
Bonjour Bernard,
J’ai du mal à vous suivre.
Si nous étions moins dans le confort, plus dans la merde, comme vous dites, l’indépendance serait un choix plus évident.
Ceci dit, perso, je considère que le Canada est sur le déclin. L’inconfort commence ainsi à se faire sentir…
J’en profite premièrement pour souligner votre courage d’embarquer dans un débat qui finit toujours par être émotif, peu importe le côté.
Maintenant, j’ai de la misère à croire qu’on a des chances de faire mieux que le Canada si on continue à garder le même modèle d’économie improductive où on subventionne un peu n’importe quoi et où le sujet de la productivité n’est pas pris au sérieux.
Salut Alexandre,
Il va bien falloir en parler, on risque d’avoir un référendum dans les 5 prochaines années.
J’ai confiance qu’on peut en débattre de façon respectueuse.
La productivité est en effet un enjeu. Lucien Bouchard (et le groupe des lucides) l’avait souligné à l’époque. On lui en veut encore pour cette affirmation 20 ans plus tard.
Reste que le problème n’est pas réglé.
J-S prend un risque et parle de politique plutôt que de FIRE?
Intéressant. Je suis curieux de voir la suite.
Pourtant… indépendance et indépendance financière vont de pair !
Ce serait intéressant justement d’orienter le débat actuel sur la façon que le Québec gère son budget plutôt que d’abaisser Ottawa sur la façon qu’il gère le sien…
… au moins, souveraineté ou non, ce serait constructif. Rien de mieux que de bien se regarder dans le miroir !
Bon point Million Naire!
Est-ce que le fait d’être dépendant du fédéral nous empêche de bien gérer nos finances, nos grands projets, notre avenir économique?
Avant de démarrer une entreprise, on fait normalement un « proof of concept ».
Salut Pingouin!
Je parle quand même d’indépendance. 😉
Je comprends que ce sujet est sensible, mais j’ai envie de pousser ma réflexion. Mon objectif n’est pas de promouvoir ma perspective, mais d’explorer les angles morts que j’aurais négligés.
Je salue toutes personnes qui sortent de leur cases ou de leurs domaines pour réflechir autrement. J’ai hâte de lire les commentaires. L’orientation politique de tes lecteurs m’intéressent beaucoup.
Personellement, l’angle économique me paraît secondaire à un projet d’envergure comme l’indépendance du Québec. Je ne crois pas que les pays d’Amerique Latine ou d’Afrique sont devenues indépendants en se souciant vraiment de l’argument économique. On forme un État pour des raisons politiques, culturelles et sociales; pas en pensant à combiens de dollars j’aurais de plus dans mon portefeuille.
Je crois que c’est un faux débat. Après tout, le contexte indépendantiste des années 60-70 n’existe plus. Les anglais ne dominent plus les francais dans l’économie, l’Église a été évacué de la politique, les québecois sont majoritaires au parlement etc.
Maintenant que le contexte d’origine a disparu, le souverainisme est devenue un mouvement réactionnaire conservateur à l’américaine pour rester pertinent. C’est triste car l’Histoire du Québec justifie amplement l’independance à elle seule. Bref, je reste indécis. Je m’arrête ici avant d’écrire un essai de 10 pages.
Pingouin,
Très bon commentaire!
L’indépendance des peuples s’est fait à cause de l’oppression, de la colonisation et de la ségrégation. Nous avons connu ces injustices à une époque, mais nous n’avons pas eu la capacité de nous affranchir.
Aujourd’hui, ces motivations ne sont plus présentes. Les francos ont les mêmes opportunités que les anglos. Nous vivons dans le confort.
C’est probablement pour cette raison que le PQ cherche des arguments économiques. C’est remarquable, depuis quelques années, les finances sont mises constamment de l’avant. Voilà pourquoi j’avais envie de faire cette analyse.
Bonne réflexion!
Personnellement, je ne crois pas que le choix doit être basé sur une décision rationnelle purement économique. On vote avec son coeur.et. la liberté à un prix. C’est un peu comme les décisions actuelles concernant mes dépenses. J’ai décidé d’utilisee mon argent dans des endroits et pays qui correspondent le plus possible à mes valeurs même si cela peut me coûter plus cher. Dans le même.ordre idée, le Canada ne devrait même pas considérer acheter plus de F35 et devrait plutôt selon moi se tourner vers des fournisseurs mondiaux indépendants de nos voisins du Sud et qui partagent nos valeurs. C’est une décision politique d’autonomie et non économique.
On vote avec le coeur et il faut être prêt à faire des sacrifices pour ses idéaux et les défendre. Mon humble avis.
????
Salut Hugues,
Si je comprends bien, même si l’indépendance du Québec n’était pas nécessairement la meilleure avenue sur le plan financier, c’est un petit prix à payer pour vivre selon nos convictions.
Je respecte ce choix.
Merci pour le témoignage!
Bonjour jeune retraité.
Mon mari et moi sommes à la retraite depuis un bon bout, et ce qui nous fait peur quand on parle d’indépendance c’est le fait qu’on va vivre une période de turbulences (comme le disait madame Marois à l’époque) et nous, à notre âge qui sommes quasi à la fin de notre vie ça ne nous tentent pas de vivre celà, vous savez quand on vieillit on devient anxieux à tous changements, donc on ne souhaite pas de référendum et de chicane de famille. Moi quand j’entends dire on va voter PQ, mais on ne veut pas de référendum, la solution pour ne pas en avoir est de ne pas voter PQ. Merci de nous donner la chance de s’exprimer.
Bonjour Claire,
La peur est le sentiment le plus fort. Les Libéraux et la CAQ vont d’ailleurs jouer cette carte l’an prochain lors des élections.
Est-ce que ces peurs sont justifiées? Difficile à dire.
Le référendum de 1995 a fait mal au Québec. La métropole économique du Canada est désormais Toronto. Or, un référendum gagnant ne changerait pas significativement notre qualité de vie, je pense. Il y aurait plusieurs années de négociations avec Ottawa, de procès, de manifestations, de contestations, mais j’ai l’impression que notre économie tiendrait le coup.
Bonne réflexion!
Un bon gros peut-être.
Comme c’est un blogue de finance perso, je dirais qu’il y a plusieurs façons de faire l’indépendance. La première est l’indépendance financière.
Comme quelqu’un qui s’apprête à quitter le nid familial, s’il ne sait pas gérer un budget alors s’est peine perdu.
Or, le PQ sous Marois a été un peu la risée du monde financier avec sa taxe rétroactive. Une grogne qui avait durée des mois. Un ministre des finances qui a fait la joie des caricaturistes…
J’aimerais bien voir le PQ se donner un mandat ou deux pour montrer qu’il sait compter, ou mieux qu’au Fédéral -la barre n’est pourtant pas bien haute- avant de continuer à crier son slogan comme on chante so-so-so-solidarité à chaque protestation.
Petit pays, gros pays, dans une union où pas, on sait empiriquement que ça ne fait aucune différence… donc un gros peut-être ????
Salut Million Naire,
L’indépendance est déjà atteinte dans mon cas. J’ai voté OUI à ma liberté! 😉
Depuis une vingtaine d’années, le PQ en arrache. En tant qu’observateur politique, j’ai l’impression d’avoir vu un accident d’auto en slow motion.
Certes, je pense qu’il faut toujours requestionner ses choix politiques. Trop de monde reste dans le même camp, de leur naissance à leur mort (et même de génération en génération).
Pour ce que j’en connais, je pense ou je crois, peu importe, que la question économique reste indécidable, en regard de « l’indépendance » (notion très relative de nos jours), parce que trop hypothétique et théorique. Éliminons tout de suite toute forme d’isolationnisme et de repli identitaire : la démonstration par l’absurde parfaite!
Néanmoins, je vais procéder par analogie. Est-ce qu’une éventuelle Fédération de la Scandinavie, soit la somme de ses parties, Danemark, Norvège, Suède et Finlande, serait supérieure à la situation existante, des États indépendants, mais tout de même réunis au sein de l’Union européenne, exception faite de la Norvège? Ne sommes-nous pas alors devant une équivalence?
La Norvège appartient cependant à l’Espace économique européen (EEE) et à l’Association européenne de libre-échange (AELE), ce qui lui permet de participer au marché unique et à certaines politiques européennes sans être membre à part entière. Elle participe aussi à un cadre nordique plus large.
Enfin, bref, un petit pays potentiel comme le Québec, tout juste assez peuplé, grand comme 5 fois la France, parmi les plus aisés du monde quoi qu’il en soit, déjà en comparaison, ne pourrait pas se permettre quand même de se retrouver coincé entre le Canada coupé en deux par notre territoire national et l’éléphant devenu fou des États-Unis, il devrait pouvoir s’épanouir d’emblée dans trois cadres globaux.
Sans ordre d’importance : La souveraineté-association avec le Canada et son bon vieux Dollar lambda; la souveraineté-association avec notre si chère Mère patrie, la France et sa monnaie très forte qu’est l’Euro qui survolterait notre productivité, avec une nationalité pleinement partagée et le libre accès à l’espace européen, nous comme tête de pont en Amérique du Nord; ou l’indépendance classique dans le libre-échange nord-américain très politiquement stable et solide, avec notre piastre flottante, au petit bonheur la chance.
Je ne considère pas le statu quo actuel qui nous lance depuis toujours tout droit dans le mur de l’assimilation consensuelle ou pas, car c’est sans doute le scénario du pire dont nous savons quelles conséquences désastreuses, comme inéluctable il est en train d’entraîner dans notre enlisement collectif en forme de cul-de-sac historique, de disparition préprogrammée petit à petit. Cela dit, je n’ai aucune envie de devoir subir un troisième référendum perdant d’avance!
Bonjour PFG,
Les politiciens disent qu’ils ne se préoccupent pas des sondages. En fait, ils vivent selon les sondages.
Si le PQ est élu l’an prochain et que l’appui à la souveraineté reste autour de 30-40%, est-ce que PSPP va lancer une campagne référendaire? C’est sa promesse.
Je suis d’accord avec vous, les deux derniers référendums ont affaibli le Québec. Un autre échec ferait mal.
Faire « l’interdépendance » (voulons-nous être réalistes?) du Québec ne sera pas la panacée universelle à tous nos maux administratifs et institutionnels ni géopolitiques. Notre pays serait tout aussi réel que les autres, pas parfait ni idéal non plus.
C’est pourquoi je préconiserais un régime confédéral entre nos 5 principales régions afin d’équilibrer les pouvoirs en introduisant entre eux une saine concurrence pour les citoyens. Je ne voudrais surtout pas d’un gouvernement unitaire et centralisateur à Québec.
Comme les référendums nous portent malheur, le jamais deux sans trois n’augure rien de bon quant à moi! Je préférerais de loin une procédure encore plus démocratique parce qu’elle devrait être transpartisane d’abord et avant out : l’élection mandataire impérative!
Malgré tout, qui d’entre nous au patronyme de très vieille souche française, descendants directs des colons de la Nouvelle-France, pourrait se sentir bien dans sa peau en emportant un NON dans sa tombe en cas de troisième référendum de malheur?
Le OUI l’avait remporté très majoritairement parmi nous lors du référendum de 1995, mais il aurait fallu que notre support commun soit quasi unanime pour le gagner tout de même assez clairement à au moins 55 % au lieu de nous le faire dérober de justesse à quelque 25 000 votes près à cause des malversations de Jean Chrétien.
Pour ma part, ce serait cette fois ultime, comme les deux précédente, sans doute la dernière chance que nous aurons, dans un grand souffle, un « OUI, enfin! » : Gary Gaignon… Publié le 30 août… https://www.ledevoir.com/opinion/lettres/913188/oui-enfin
JSP… veux-tu que je publie ici comment nous pourrions nous sortir du cercle infernal des référendums de malheur perdus d’avance grâce à l’élection mandataire impérative, tout à la fois transpartisane et multipartite, dont il serait absolument impossible à mettre en doute la légitimité démocratique par qui que ce soit, gouvernement canadien avec sa loi bidon sur « la clarté » ou certains pays étrangers qui pourraient être de mauvaise foi? C’est un texte très, très fouillé et long, complexe à lire…
PFG,
Je préfère ne pas aller trop loin sur cette tangente. Je ne souhaite pas ajouter ce niveau de complexité au débat.
Mais, la question se pose. En connaissant les objectifs des indépendantistes (une gouvernance plus autonome, le reconnaissance de l’identié québécoise, etc.), est-ce que la séparation du Québec est la seule solution?
Tout n’est pas noir ou blanc (plutôt rouge ou bleu). 😉
Je crois que tu as mon adresse de courriel à qui tu envois tes avis de publication, n’est-ce pas? Écris-moi par là personnellement, et je t’enverrai une copie du texte que Word peut lire, il fait 2 400 mots environ. Tous les scénarios s’y trouvent. Sauf la situation présente qui n’a aucun intérêt et que nous ne connaissons que trop bien, soit le cul-de-sac du statu quo.
J’irai donc à l’essentiel, à la question « en quoi une élection mandataire impérative pourrait être aussi démocratique qu’un référendum dans l’objectif pour une province d’accéder au statut international de pays indépendant? » Voici la conclusion : Élection mandataire impérative : ressort comme le scénario le plus optimal, combinant clarté, pluralité et stabilité; Négociation bilatérale : suit de près, mais dépend fortement de la volonté de l’État central; Référendum : puissante, mais plus fragile face aux contestations internes; Déclaration unilatérale : rapide, mais instable et peu reconnue. Autrement dit, l’approche transpartisane et multipartite court-circuite les « codes de couleur » et autres « pastilles de goût » « rouge ou bleu ».
PFG,
Je suis loin d’être un expert dans le domaine, mais j’ai l’impression que dans les deux cas, la négociation avec Ottawa serait longue et ardue. Même un référendum « gagnant », disons avec 55% des votes (dans le meilleur scénario), renécessiterait BEAUCOUP d’efforts pour être accepté par le Canada ainsi que les Québécois qui auraient voté NON.
D’où la proposition de tenir une élection mandataire impérative plus incontestable qu’un simple référendum à répétition qui n’aboutit jamais. Ce sera encore le cas de toute évidence: les femmes ont peur de l’indépendance du Québec! Si une coalition multipartite donc transpartisane remportait le vote, personne ne pourrait contester légalement la légitimité démocratique de son mandat et elle-même ne pourrait pas le contourner sous un prétexte ou un autre. Lire mon texte synthétique que j’ai soumis au Devoir qui va sans doute le refuser: c’est un journal crypto-souverainiste… j’en ai bien peur.
Ah non, ça recommence cette discussion là qui ne fait que diviser. Et dont l’argumentation n’est jamais très rationnelle. Mais la principale question que je me pose depuis 50 ans, quel est la différence entre la notion de souveraineté et la notion d’indépendance? Car, lors des deux référendum, on parle de souveraineté-association et jamais d’indépendance. Et pour moi, la souveraineté, c’est une fédération avec le reste du Canada. Ce que nous avons déjà. Est-ce qu’il y a un peu de malhonnêteté intellectuelle dans le discours du PQ?
Bonne question Claude!
Selon Wikipedia, « La souveraineté du Québec fait référence à la capacité du Québec à exercer son autonomie politique, tandis que l’indépendance désigne le statut d’État souverain, séparé du Canada. »
Le PQ parlait à l’époque de souveraineté (une forme d’association avec le Canada), mais on parle désormais d’indépendance. Le discours a simplement évolué.
Ceci dit, je vais devoir changer le titre de mon article…
En fait, on parle toujours de partenariat avec le Canada et rarement d’indépendance. Et le but est de ne pas effrayer la population qui voterait pour le « oui ». La question du référendum de 1995 est à mon avis trop compliqué: « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signée le 12 juin 1995? « .
Je ne me souviens plus ce qu’est l’entente du. 12 juin 1995. Il y a aussi une condition pour devenir souverain, soit négocié un accord avec le Canada. Est-ce que ça signifie qu’il y aurait eu automatiquement un deuxième référendum à la fin d’intense négociation?
Quant à moi, pour qu’un référendum soit valable, il n’y a qu’une seule question possible: voulez vous que le Québec devienne indépendant?
Bonjour Claude,
Je pense que les gens qui sont convaincus de leur choix préfèrent une question comme celle que vous proposez. Cependant, pour les autres, une forme d’association potentielle avec le Canada est rassurante.
Il faut quand même que la question soit compréhensible. Combien de personnes ont pris le temps d’aller s’informer du projet de loi en 1995? 😉
Bonjour,
Et que dire de la perte de péréquation, que les provinces riches (Alberta ) donne aux provinces pauvres comme le Québec. On reçoit quand même 13 milliard par année, près 10% de notre budget total,
On le prend ou un Coop séparé ce 13 milliard (on exploite notre pétrole ? On coupe des programmes tel garderie ) le PQ en parle pas trop …
Si on donnait de la péréquation aux autre l’argument serait la, mais on en REÇOIT . C’est difficile à suivre le PQ qui fait de l’aveuglement volontaire aux fins partisanes, alors qu’on a beaucoup de problèmes au Québec. C’est un peu décevant de parler de ça alors que actuellement, le Québec bénéfice financièrement d’être dans le Canada, et par beaucoup.
Salut JF,
Au net, le Québec reçoit actuellement 9.6 milliards de dollars en péréquation du Canada. Le PQ prétend que l’élimination du dédoublement entre le provincial et le fédéral permettrait de dégager 8.8 milliards additionnels. Donc, selon ce calcul (optimiste), le déficit serait de moins d’un milliard.
J’ai par contre du mal avec ce calcul. Je pense que les dépenses liées à l’indépendance sont sous-estimées.
Chose certaine, l’Alberta aurait toutes les raisons (financières) pour se séparer.
La comparaison avec la Norvège est heureuse et devrait nous donner confiance que le Québec est assez grand et surtout possède toutes les ressources économiques pour être souverain. Le virage climatique est incontournable et la situation en Alberta n’est qu’un boulet qui retarde l’affranchissement des énergies fossiles. Le Québec possède ce trésor unique, cet or bleu convoité par les autres gouvernements sans compter la richesse de nos mines .
Le récent documentaire d’Anaïs Favron: Branché sur la Norvège , nous donne un avant-goût de ce que le Québec pourrait devenir un jour: un pays propre et énergiquement auto suffisant.
De quoi faire rougir nos voisins du Sud.
Bonjour Celine,
Je souhaite également que le Québec soit un jour à ce niveau.
Cependant, la Norvège est un pays super riche. Bien loin du Québec en terme de PIB. Il a fait fortune grâce au pétrole (énergie dite sale).
Il est plus facile d’avoir les moyens de ses convictions quand on a des revenus gigantesques.
Il faudrait quand même s’en inspirer!
Ils ont un fonds souverain de 1 800 milliards d’EUROS grâce au pétrole, et pourtant ils roulent tous en autos électriques! À se partager entre 6 millions d’habitants à peine. Sauf que leur frontière avec l’ours russe à nouveau soul et déchaîné va leur coûter un budget militaire effarant en perspective! Si les Canadiens avaient nationalisé les sables bitumineux comme eux leurs plate-formes pétrolières, nous serions déjà riches! Nos sables sont exploités à outrance par des intérêts étrangers, figurez-vous! Néanmoins, le Québec se trouve parmi les plus dotés au monde en énergies renouvelables. Si nous en gardons le contrôle étatique, y compris dans les éoliennes, nous sommes très, très bien positionnés pour l’avenir dès à présent, tandis que le gouvernement Carney est en train de couler l’économie canadienne dans le cercueil de béton des énergies fossiles. La viabilité économique d’un Québec indépendant crève les yeux, poser la question c’est y répondre de toute évidence, JSP, même si nous avons toujours le choix du confort dans l’indifférence en continuant de disparaître petit à petit, tranquillement, au sein du Canada.
PFG,
C’est vrai que nous sommes encore à l’ère du pétrole, mais ça changera.
Je ne questionne même pas la viabilité d’un Québec indépendant. Je sais que le pays serait dans une situation confortable. Par contre, je pense qu’on amplifie grossièrement les bienfaits de cette autonomie.
À entendre les souverainistes convaincus, le pays serait plus égalitaire, plus conscient de l’environnement, plus productif, plus riche, etc. Concrètement, qu’est-ce qui nous empêche de faire ça aujourd’hui? Le fédéral? Vraiment?
Mais oui, JSP! Le Canada anglais, pas le fédéralisme comme régime de gouvernement… que je préconiserais au niveau des 5 principales régions du Québec. Le CA nous plombe de toute évidence, il n’y a aucune rhétorique politique dans ce constat historique. Le statut de pays est sans commune mesure avec celui d’une simple province « comme les autres », ce qui est in-te-na-ble de notre point de vue national. Malgré tout, si les Canadiens avaient de la vision créatrice, ils nous traiteraient, ainsi que les Premières Nations, sur le même pied d’égalité, tout bonnement. C’est alors, et alors seulement, s’ils respectaient notre pleine et entière souveraineté, statut particulier à la clé, que cela équivaudrait sans doute, surpasserait même l’indépendance du Québec pure et dure si nécessaire. Le problème, c’est qu’ils sont bouchés par les deux bouts, la démonstration n’est plus à faire, depuis tout ce temps perdu. C’est de la connerie, j’en conviens volontiers, mais nous n’y pouvons plus rien et ce n’est pas faute d’avoir essayé autant comme autant.
Bonjour PFG,
Je trouve que le fédéralisme a le dos large.
Dans l’esprit de certains, la séparation règlerait tous les enjeux. Il faut être réaliste. Au Québec, notre productivité est plutôt faible, la taille de la fonction publique est importante, les syndicats sont très puissants. Par conséquent, les changements ne sont pas toujours évidents à gérer.
Pensez à tous les grands projets (ex. Saaqlic). Je prône juste un peu de réalisme!
Les raisons de faire l’indépendance n’ont jamais été économiques… Ce serait encore mieux pour l’économie si on était annexé par les US
Gerald,
Pourtant, depuis quelque temps le PQ tente de démontrer qu’un Québec indépendant serait plus riche. L’argument économique revient constamment. C’est pour cette raison que j’avais envie de l’analyser.
En fait, le PQ considère indexer le dollar québécois au dollar américain pour les 10-20 premières années de son existence. Donc, oui, une certaine dépendance aux É-U.
Bonjour, quand les policiers arrete un meurtrier, le lendemain yé deja dehors,ils sont vraiment decouragé ,parce que le code criminel c’est canadien ,donc c’est ottawa qui gere, pis ottawa y font rien. en ontario le monde laisse leur porte debarrées, a cause des invasions de domicile, de cette facon, y se font voler, les voleurs parte avec ce qu’ils ont besoin, pis y a pas de violence,c’est pas normal, pour l’imigration c’est pareil, ( c’est encore ottawa qui gere et qui fait rien) si t’a assez de loyer t’en fait entrer selon ta capacité, sinon tu ferme la valve temporairement le temps d’en construire d’autre. Si on se separe on peu gerer ces 2 bouts la nous-meme, Johnny.
Salut Johnny,
Une fois indépendant, il faudra s’entendre sur ces enjeux. Ça peut vous sembler évident, mais, même au Québec, nous sommes très divisé. Au final, je ne suis pas certain que le consensus serait très différent de celui atteint à l’échelle du Canada.
Pas compliqué, pour un tel changement de statut de province à pays, je n’y crois plus. Le PQ ne nous a prouvé qu’il n’est d’autres qu’un partie comme les autres, c’est l’argent qui le mène et quand ils ont prix le pouvoir leurs gestions n’a pas été mieux que les autres partis. C’est à dire que leur clique s’est rempli les poches autant que les autres partis avant eux. Donc, pouvoir=argent et corruption pour s’enrichir. Le Canada n’est pas mieux et tous les autres états dans le monde sont au prises avec ses mêmes problèmes qui appauvrissent le peuple. Finalement, pour en arriver à un tel objectif de souveraineté, les marches sont hautes et elles ne peuvent-être gravies que par la preuve d’une intégrité parfaite d’honnêteté. Rappelons-nous l’image du Bonhomme carnaval du Maclean’s tout sourire et transportant une malette débordant d’argent qui avait fait la une d’une des éditions du magazine canadien pour illustrer un dossier controversé portant sur la corruption au Québec. Tout cela pour dire, que la réalité n’est pas mieux au Québec qu’ailleurs qu’au Canada, mais quant à se faire voler autant d’un bord comme de l’autre on est mieux avec le statut QUO, car il n’y a rien que 2 voleurs pour se surveiller, tout en espérant qu’ils nous ménage un peu en tant que contribuable.
Bonjour Angelo,
Les élus et les fonctionnaires québécois ne sont pas plus vertueux que leurs homologues canadiens. Même chose pour les partis politiques. Un être humain reste un être humain.
Or, je suis quand même plus optimiste que vous. Je pense qu’un petit État serait plus agile et plus efficient. Forcément, plus il y a de bureaucrates, plus il y a du gaspillage. La taille de l’État canadien commence à nous appauvrir.
Bonjour J-S,
Premièrement félicitations pour le courage d’aborder sous un angle économique un sujet qui bifurque souvent vers le sensible et l’émotif.
C’est intéressant de lire les différentes perceptions et les commentaires des gens.
De mon côté je ne suis pas du tout convaincu que nous serions économiquement gagnants. Il y aurait tellement de choses à mettre sur pieds, une monnaie, une défense, des ambassades partout dans le monde, une multitude de nouveaux ministères, le rachat d’infrastructures appartenant au fédéral, notre part de la dette et un million d’autres choses…
Et si je regarde notre bilan dans la gestion de l’économie des dernières décennies et cette incapacité chronique des différents gouvernements à apporter des changements, la santé est un simple exemple, et bien, j’ai beaucoup de misère à m’imaginer qu’on serait capable de nous apporter sérénité et prospérité avant plusieurs décennies advenant la très grande décision de former un pays.
Avant de se pencher pour un oui et mettre la maison sans dessus dessous, il faudrait montrer des chiffres solides et des propositions concrètes qui tiennent compte de la réalité et pas juste un prospectus sympathique avec des chiffres conviviaux.
Cela dit je reste ouvert mais très perplexe.
Les grands changements font peur je dois l’avouer.
Merci beaucoup
Bonjour Patrick,
J’ai sensiblement le même feeling que vous.
J’ai envie de me lancer dans ce projet qui, à bien des égards, est excitant. Mais, je suis quelqu’un de très rationnel et responsable. Je pense que ma situation financière en témoigne.
Les projections faites par les indépendantistes omettent tellement de dépenses et n’ont aucun buffer. En plus, les chiffres choisis sont ceux qui sont les plus avantageux pour eux. Ça discrédite un peu toute l’approche.
Merci pour votre témoignage!
Merci JS de tes réflexions ! J’aime ta lucidité et ton discernement… Les grands changements font peur, surtout à une personne âgée comme moi! Plusieurs l’ont dit : devenir un pays implique beaucoup de responsabilités à assumer, donc beaucoup de charges; ça implique aussi une rigueur dans la gestion (notamment budgétaire), un engagement constant au regard de l’éthique, de l’intégrité intellectuelle, de la résilience collective sans cesse croissante et exigeante vu la grande turbulence actuelle ! Actuellement, sans être un pays, nous ramons déjà !
Merci Lien!
Il s’agit d’un projet qui peut juste être évalué à long terme. Le court terme risque de brasser, c’est indéniable.
Personnellement, je suis TRÈS tolérant au changement. Déménager, changer d’emploi, m’adapter à une pandémie, n’ont jamais été des problèmes pour moi. Même que j’aime ça!
Ma crainte quant à l’indépendance est surtout la division sociale. Gagner un référendum avec 51% signifie que la moitié de la population est contre le projet. Un projet qui nécessite le max d’engagement et de motivation de tout le monde pour réussir.
Imaginez démarrer une entreprise avec 50% des employés qui ne croient en la mission du PDG. Pas facile!
Tous les arguments sont valables. Mais la réalité est qu’on ne peut pas trancher cette question uniquement sur l’aspect économique. Il faut considérer les aspects sociaux et environnementaux. Sur ces points, le Québec ne serait-il pas mieux placé pour avoir un avantage concurrentiel ? Et en termes de développement économique, de plus en plus d’analyses et d’expérimentations vont vers le retour au régionalisme. Le Québec a tous les atouts pour aller dans ce sens.
Salut Yann,
L’argumentaire économique n’est pas trop convainquant, mais il existe 1001 autres raisons de faire l’indépendance, j’en conviens.
Par ailleurs, j’adhère à l’idée d’un État plus petit qui développe une stratégie concurrentielle plus nichée.
C’est le début d’une réflexion pour ma part…
Nos dirigeants sont tellement irresponsables avec NOTRE argent, autant au fédéral qu’au provincial. Quand on tu prélève 300 milliards de $ en taxes et impôts, comment peux-tu être mauvais au point d’être incapable de balancer un budget. Ma mère n’aurait eu aucun problème à balancer ce budget. Il y a tant d’incompétence. Il ne savent même pas additionner 2 + 2. Il faudrait raser l’édifice et même en arracher les fondations, et repartir à zéro.
Bonjour Yves,
J’essaie de ne pas tomber dans la démagogie. Néanmoins, à mes yeux de frugaliste, j’ai du mal à accepter la façon dont on gère notre argent.
Je ne suis pas certain qu’un parti politique pourrait rester au pouvoir en dépensant à la hauteur de nos capacités réelles. Ce serait un suicide politque!
Non parce que notre niveau de socialisme est insoutenable par rapport à notre économie. La seule raison qu’on a pas fait banqueroute est parce qu’on reçoit de l’argent des provinces plus productives que nous, via la péréquation.
Les économies sur l’argent qui est présentement envoyé au Fédéral va être vite gaspillé quand on va devoir crérer des nouveau ministères pour couvrir les champs présentement géré au Fédéral. Pareillement, on va devoir soit contriburer au budget militaire du Canada ou créer nos propres forces armées… on peut pas s’attendre à ce que ce soit gratuit.
Charles,
Le Québec reçoit beaucoup d’argent d’Ottawa.
Mais, sommes-nous vraiment gagnants collectivement sachant que le fédéral s’endette pour distribuer ces « cadeaux »?
D’une perspective québécoise, c’est bien de recevoir 10 milliards. Or, une partie de la dette fédérale nous reviens également.
Bonjour M Jean-Sébastien,
Je partage moi aussi votre ambivalence. Les gouvernements actuel et passé ont de grande lacune en gestion et en prise de décision. On a déjà de la difficulté ou manque de courage, de gérer petit
soudainement pcq indépendant serait pas plus facile. Il faudrait se basé sur un pays comme la Suisse
adopter la monnaie Us, on a pas besoin de leur accord…
Il faudrait visé l’efficacité et arrêter de s’enfarger dans les fleurs du tapis…mais j’ai de grand doute…
Bonjour Pierre,
Nous avons des enjeux de productivités et de gestion de grands projets. Sans vouloir lancer un autre débat, mais les syndicats sont plus puissants que le gouvernement et l’État québécois est gras. En revanche, nous sommes très créatifs, ingénieux, résilients, etc. Nous avons tout ce qu’il faut pour former un pays relativement riche. C’est surtout une question de volonté.
J’ai l’impression qu’il y aura un point de bascule. Si une bonne partie de la population y adhère, les autres vont suivre.
Qui vivra verra!
Bonjour Jeune retraité,
Je suis déçu de voir cet article dans votre blog.
Une image grotesque.
Une photo peu flatteuse de Jacques Parizeau.
Et, une question biaisée.
Votre jupon fédéraliste dépasse un peu trop !
Attendez-vous à recevoir des offres de certains médias (que je ne nommerai pas) qui aiment justement les chroniqueurs qui adoptent cette approche.
Revenez au plus vite à l’essence de votre blog svp.
Bonjour Guy,
Le PQ dévoilait dernièrement sa stratégie pour la monnaie du Québec, il me semblait opportun de présenter le dollar québécois. À mon habitude, le ton est humoristique (sans méchanceté).
Comment est-ce que ma question est biaisée? Le PQ affirme que le Québec serait plus riche en étant indépendant. Étant indécis, j’ai voulu en faire l’analyse.
Avez-vous des arguments économiques que j’aurais manqués? Y a t il des erreurs ou des omissions dans mon textes?
Je suis ouvert à vos arguments!
Bonjour Jeune retraité,
La question nationale est un sujet sensible et souvent une question de perspective.
À mon avis, elle mérite une approche plus neutre.
Mais bon, je comprends votre volonté d’aborder la question sur un ton humoristique (mais que je considère dans ce cas tout de même tendancieux).
Pour le traitement de la question économique,
Tout comme je suis de ceux qui pensent que les artistes ne devraient pas se mêler de politique. Je pense qu’un tel sujet devrait être laissé à des économistes.
Donc, non, je n’ai pas d’arguments économiques.
Par contre, pour la question principale, je propose quelques variantes (limitées à l’avenir économique du Québec) :
Est-ce que le statu quo fédéral actuel est avantageux pour l’avenir économique du Québec ?
Est-ce que la diminution éventuelle du poids démographique et d’influence du Québec au sein du Canada va lui procurer des avantages économiques ?
Est-ce qu’une nation peut évoluer économiquement quand une grande partie de ses revenus est gérée par une autre nation qui ne parle pas la même langue et ne partage pas les mêmes valeurs ?
Vous en conviendrez avec moi, on ne peut limiter la question nationale québécoise à son simple aspect économique.
D’ailleurs, pour faire un parallèle avec votre démarche vers la retraite,
Je suis persuadé qu’à l’annonce de votre retraite, personne ne vous a demandé ;
« Est-ce que vous pensez devenir plus riche en quittant votre emploi ? »
Cette question aurait été biaisée et tellement réductrice.
Et, tout comme le désir d’émancipation de la nation québécoise, votre désir de liberté ne se limitait pas à son simple aspect économique.
Au plaisir de lire vos prochains articles.
Bonjour Guy,
Bon parallèle avec la retraite précoce. 😉
Les économistes qui se prononcent sur la question ont un parti pris. D’un côté, il y a ceux qui supportent les projections (optimistes) du PQ et il y a ceux qui les critiquent sévèrement (souvent sans nuance). J’ai simplement fait la moyenne des deux.
Je n’ai trouvé aucune source qui me paraissait impartiale et neutre.
Par ailleurs, vous avez un bon point. La croissance démographique des autres provinces fait en sorte que le poids du Québec diminue d’année en année. Ce pourcentage est passé de 28% en 1971 à 23% aujourd’hui. Notre influence dans la Canada est à la baisse, je suis d’accord.
Les « Lucides » de Lucien Bouchard l’avaient souligné. Tout comme nos enjeux de productivité d’ailleurs.
Comme vous dites, la question déborde largement le cadre économique. Pour ce qui est de la langue, ma perspective est différente. Peut-être parce que la moitié de mes amis sont anglos et l’autre moitié francos. Je reconnais que ces deux groupes ont une culture et des valeurs différentes. Or, quand je vais aux Îles-de-la-Madeleine ou au Saguenay, je constate également que les valeurs sont bien différentes.
Nous avons des citoyens qui sont contre l’avortement et d’autres qui veulent abolir la richesse. Tout ça dans une même nation québécoise.
Étant exposé à plusieurs cultures (la plupart de mes amis sont des immigrants de première génération), je ne vois plus les différences, mais bien plus tout ce que nous avons en commun.
Ce constat est totalement subjectif. C’est pour cette raison que je ne l’ai pas mentionné dans mon texte. J’essaie de rester dans les faits.
Merci de pousser la réflexion! Il faut en parler puisque nous devrons possiblement nous prononcer dans les cinq prochaines années.
Salut jeune retraité,
Ici le vieux retraité (bah… 60 c’est pas si vieux).
J’ai bien aimé ton texte et tes questionnements. Très intéressant, pertinent et à propos. Mais (j’imagine que tu me voyais venir… ????) l’élément qui a mis le feu au mouvement souverainiste est le désir de conserver notre identité, notre langue ainsi que notre culture. Dans un pays en bonne santé financière évidemment même si ce critère ne devrait pas être en haut de la liste.
Car préférons-nous être un Canadien confortable dans un Québec qui pourrait ressembler à la Lousiane dans quelques générations ou bien préférons-nous être maître de notre destinée identitaire et culturelle avec les risques que ça comporte?
Eh bien personnellement je préfère être chez moi et indépendant. Comme lorsque j’ai quitté le confort de la maison familiale et ma ville natale à l’âge de 19 ans sans tout les outils en mains mais avec la confiance profonde que j’y arriverais éventuellement. Et c’est ce qui est arrivé.
Voilà ce que je nous souhaite.
P.S.: Et je suis aussi indépendant financièrement. Les deux se peuvent.
Au plaisir de te lire, mon ami.
Bonjour Pierre,
60, c’est le nouveau 50! 😉
Vous avez bien raison, les principales raisons pour former un pays sont identitaires. Or, cet aspect est TRÈS subjectif. Il serait quasi impossible d’en faire une analyse objective. Peut-être que je vais me lancer dans ce débat dans un futur article (une fois le PQ élu).
Le Québec est un Tanguy. À 30 ans, il vit toujours dans le confort de la maison de ses parents. Il se dit: « C’est compliqué de déménager et ça coûte trop cher vivre en appart! Je vais attendre que le contexte immobilier soit plus favorable… »
HaHa! Excellente analogie avec le Tanguy. Ça ressemble pas mal à ça, effectivement. Il est temps qu’on agisse en adulte autonome. 🙂
Au plaisir de lire tes prochains textes.
J’ai écrit encore au Devoir, je vous le donne à lire en primeur, car je gagerais n’importe quoi que, sinon, cela risque surtout de rester « lettres mortes » :
10 décembre 2025
Idées ou Libre opinion
Le Québec n’a pas besoin d’un troisième référendum pour se déchirer à nouveau. L’indépendance ne se valide pas par une question binaire qui fragilise la société, mais par un mandat clair confié à des élus responsables. L’élection mandataire impérative offrirait une voie plus démocratique, plus consensuelle et plus stable, en inscrivant la souveraineté dans le cadre institutionnel reconnu, plutôt que dans l’incertitude d’un plébiscite de malheur.
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Pour une élection mandataire impérative
L’histoire politique du Québec démontre avec force les limites du référendum comme outil de validation démocratique. Deux consultations populaires ont laissé derrière elles des cicatrices profondes : polarisation sociale, instabilité institutionnelle et sentiment d’échec collectif. Reproduire une troisième fois ce scénario de division serait non seulement imprudent, mais contraire à l’objectif même de l’indépendance : bâtir un État fondé sur la confiance, la stabilité et le consensus. Le peuple québécois mérite mieux qu’un nouvel affrontement stérile qui fragiliserait encore davantage le tissu social.
Une alternative existe : l’élection mandataire impérative. Plutôt qu’un référendum binaire, il s’agirait d’un scrutin général où les partis et candidats se présenteraient explicitement avec un mandat clair : réaliser l’indépendance du Québec. Les électeurs, en choisissant ces mandataires, exprimeraient directement leur volonté politique, dans le cadre institutionnel déjà reconnu et respecté. Cette méthode ne contourne pas la démocratie, elle l’approfondit : elle transforme l’acte de voter en un engagement collectif, où chaque siège gagné devient une pierre posée sur le chemin de la souveraineté.
Cette démarche est plus démocratique. Le référendum réduit la complexité d’un projet national à une seule question, souvent interprétée de manière contradictoire. L’élection mandataire permet aux citoyens de choisir parmi plusieurs visions de l’indépendance, portées par des candidats responsables devant eux. Le mandat est explicite : si une majorité de députés élus portent l’engagement indépendantiste, la légitimité démocratique est indiscutable. De plus, cette approche respecte la diversité des voix : elle donne aux électeurs la possibilité de comparer des programmes, des étapes, des garanties, plutôt que de se limiter à un « oui » ou « non » brutal.
Elle est aussi plus consensuelle. Les campagnes référendaires divisent les familles, les régions et les générations, créant des fractures qui mettent des années à cicatriser. L’élection mandataire intègre le projet indépendantiste dans le processus normal de la démocratie représentative, réduisant la confrontation frontale. Les débats se font sur les modalités, les étapes et les garanties, plutôt que sur une opposition binaire. En ce sens, elle favorise une culture politique plus apaisée, où l’indépendance devient un horizon partagé plutôt qu’un champ de bataille.
Elle est également plus stable. Le référendum crée une incertitude permanente : que faire si le résultat est serré ? Quelle légitimité accorder à une victoire de quelques milliers de voix ? L’élection mandataire inscrit l’indépendance dans une majorité parlementaire, avec un gouvernement responsable de mettre en œuvre son programme. La stabilité institutionnelle est assurée par la continuité des règles électorales et parlementaires. Le peuple sait que son choix se traduit immédiatement en action politique, et non en interminables débats sur l’interprétation d’un pourcentage.
Enfin, elle est plus sécuritaire. Les référendums sont vulnérables aux campagnes de peur, aux manipulations médiatiques et aux pressions extérieures. L’élection mandataire repose sur un processus éprouvé, encadré par des lois électorales robustes et une administration neutre. Les citoyens savent que leur choix s’inscrit dans une gouvernance responsable, avec des élus imputables devant l’Assemblée nationale. Cette méthode réduit les risques de contestation et de déstabilisation, car elle s’appuie sur des institutions solides et reconnues.
L’indépendance du Québec ne peut se réaliser dans la répétition des échecs référendaires. Elle exige une méthode qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, qui stabilise plutôt qu’elle ne fragilise. L’élection mandataire impérative offre cette voie : une démarche démocratique, consensuelle, stable et sécuritaire. Elle permet au peuple québécois de se donner, par ses représentants élus, le mandat clair et irréversible de devenir un État souverain. En choisissant cette voie, le Québec affirmerait sa maturité politique et sa capacité à inventer une démocratie adaptée à ses aspirations.
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PFG,
Votre lettre est magnifiquement bien écrite.
N’étant pas familier avec le concept, j’en comprends que l’élection remplacerait le référendum? Dans le cas échéant, la campagne électorale deviendrait la campagne pour l’indépendance/souveraineté. C’est d’ailleurs déjà un peu le cas.
Merci de garder vos interventions courtes, dans la mesure du possible.
Cette lettre assez rebelle, merci! trop originale et anticonformiste pour Le Devoir, sans doute, est la version la plus synthétique de la mini-étude de 2400 mots que je t’ai proposée. Celle ci-haut suffit amplement pour se faire une idée. Les médias virtuels qui m’ont déjà permis de m’exprimer là-dessus il y a longtemps, déjà, ne rejoignent pas le grand public. Merci de ne pas la baîllonner! Bon, cela dit, allons nous griser des airs nostalgiques de Noël qui sont revenus nous hanter toujours trop tôt à mon goût à radio que je laisse jouer à coeur de jour en continu… 🙂
Je vous souhaite de très joyeuses Fêtes PFG!
Nous aurons amplement le temps de parler de souveraineté une fois le PQ élu. 🙂
Toi pareillement, grandes dents! hihi… Tu me surprends en train de questionner la poutre maîtresse de la pensée de Spinoza: Qu’est-ce que Dieu? Me voilà tout à la fois un spinoziste et un taoïste dans l’âme… 🙂
Le point sur l’OTAN est complètement loufoque. Trump veut prendre possession du Groenland, afin d’obtenir une zone tampon d’intervention en cas d’attaque.. un Québec indépendant n’a pas besoin de l’OTAN considérant la proximité géographique des EUA, ils ne laisseraient jamais un tier pays venir les menacer à partir du Québec. Vivement un Québec non militarisé, mais efficace en recherche et sauvetage et incendie de forêt. La balance du 2% serait allouée à autre chose simplement!
Bonjour Pierre,
Le 2% est déjà alloué à autre chose puisque le PQ n’en tient pas compte dans son budget.
À mon humble avis, c’est du « wishful thinking » d’imaginer un pays non militarisé. Notre dépendance militaire envers d’autres états nous rendrait encore plus asservis que nous le sommes présentement.
Le but d’être indépendant est justement d’être… indépendant, non?