Personne ne souhaite votre liberté

Personne ne souhaite votre liberté!

Vous visez la liberté financière? Bravo! Mais, j’espère que vous êtes motivé, car vous devrez nager à contre-courant continuellement. En réalité, personne n’a vraiment avantage à vous voir libre. Votre employeur vous aime mieux soumis, votre entourage projette ses peurs sur vous, les gouvernements ont besoin de votre contribution pour faire croître le PIB, la machine marketing vous bombarde de messages pour vous empêcher de penser par vous-même et les banques facilitent votre endettement en se remplissant les poches au passage. Un consommateur qui est libre n’est pas très profitable. L’article qui suit illustre pourquoi tout le monde vous empêche d’atteindre la liberté.

Votre employeur préfère vous savoir dépendant

Un employé qui a une hypothèque à payer et qui dépend de son chèque de paie pour vivre est généralement plus docile et plus malléable qu’un employé qui est libre financièrement. D’ailleurs, lors des entrevues d’embauche, j’ai souvent entendu des questions visant à savoir si le candidat avait besoin de travailler rapidement. Les employeurs aiment avoir le gros bout du bâton quand vient le temps de définir la charge de travail et de négocier le salaire. En somme, la peur de perdre son emploi est un motivateur très puissant. Alors, un employé libre représente un risque majeur pour l’employeur.

Les disciples de la consommation veulent vous garder dans la secte

Les gens de votre entourage, sans doute de fervents adeptes de la surconsommation, sont souvent les plus grands détracteurs de la liberté (les objections les plus fréquentes). Le marketing a conditionné notre façon de penser, vos amis et votre famille n’y échappent pas. Un peu à l’image des grandes sectes (lire religions), les non croyants sont démonisés. Ainsi, si vous conduisez une vieille auto, vous mettez la vie de votre famille en danger. Si vous vivez en logement, vous jetez l’argent par les fenêtres. Si vous ne portez pas un manteau Canada Goose à 800$, vous allez geler. Vous comprendrez que la peur est le thème récurrent ici. D’ailleurs, votre entourage, sûrement pour bien faire, se fera un devoir de vous rappeler régulièrement ces arguments créés par le marketing.

Les gouvernements veulent la croissance économique

La surconsommation est nécessaire à la vitalité de notre économie. Il faut travailler, payer des impôts et réinjecter une grande partie de nos épargnes dans l’économie pour la faire croître. « C’est fou tout ce qu’on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l’encourage à coup de subventions et de baisses d’impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l’endettement. » (source). D’ailleurs, dépenser est pratiquement devenu un devoir de citoyen. Or, l’épargne intensive et l’indépendance financière vont radicalement à l’encontre de ce système économique.

Le marketing vous conditionne 3000 fois par jour

Il va sans dire, un consommateur insensible à l’image d’une marque, qui a le réflexe de réparer plutôt que d’acheter et qui évite tous les achats impulsifs, n’est pas désirable pour une entreprise. Même si quelques marginaux essaient de lever le voile sur nos habitudes de consommation aberrantes, ils ne font pas le poids contre l’immense machine marketing au service des multinationales. Ainsi, le marketing guide chacune de nos décisions d’achat et nous réconforte constamment dans nos choix. Par conséquent, si vous voulez être libre (de penser), vous devrez développer une solide carapace pour résister aux 3000 messages publicitaires auxquels vous êtes exposés chaque jour (source).

Les banques veulent votre argent, point final

Tristement, l’éducation financière des Québécois se fait majoritairement par des planificateurs financiers à la banque. Or, les institutions financières sont des entreprises privées qui ont pour impératif de maximiser leurs profits. Donc, les conseillers vous vendront les produits financiers qui sont les plus profitables pour eux. De cette façon, ils pousseront les fonds communs de placement leur rapportant 2-3% de frais de gestion. Si les banques voulaient vraiment votre liberté financière, elles vous expliqueraient que ces mêmes frais de gestion grugent plusieurs années à votre retraite.

D’autre part, pour être libre, il faut éviter l’endettement à tout prix. Néanmoins, les dernières années nous ont démontré le laxisme des banques à ce niveau. Les banques vous donneront (en fait, vous vendront) la corde pour vous pendre. Elles n’hésiteront pas une seconde à vous prêter le montant qui vous repoussera à la limite de vos capacités financières. Un client bien endetté est un client loyal et profitable.

Pensez-vous que la liberté est valorisée au Québec? Avez-vous des trucs pour résister à la pression?

Publié par

Le jeune retraité

J’aime l’argent non pas pour le matériel qu’il me permet d’acheter, mais plutôt pour la liberté qu’il me permet d’atteindre. En fait, je n’ai pas réellement d’aspiration matérielle. Je veux simplement être libre de vivre pleinement. C’est-à-dire, posséder le moins possible de matériel à entretenir (maison, jardin, piscine, auto, chalet) et avoir le plus possible de temps pour vivre des expériences vivifiantes (voyages, spectacles, projets personnels, rencontres avec des amis, sport, temps de qualité en famille).

36 réflexions au sujet de « Personne ne souhaite votre liberté! »

  1. Tout est dit… tellement vrai et La plus part de nous savons déjà cette réalité de surconsommation, mais hélas peu de nous réussissons à résister. Merci de nous ramener à la basse de La vie, les gens, La Famille et les expériences de vie.

  2. Ça me fait beaucoup de bien de vous lire. Comme vous le dites si bien, la pression est grande et les commentaires fusent de partout. Je n’ai pas de carte de crédit et lorsque les gens l’apprennent, le commentaire le plus fréquent est : »Ben voyons donc ! Comment tu fais ? »

    1. Bonne question, comment tu fais?!

      Je reste toujours surpris quand je vois quelqu’un qui paye cash ou avec sa carte de débit! J’ai toujours un 20$ sur moi au cas où et j’utilise ma carte de débit 3x/année pour retirer 200$ au guichet.

    2. Merci Laurence!

      Ça me fait également beaucoup de bien de lire des commentaires comme le vôtre. Je réalise que nous sommes quelques « irréductibles gaulois » qui résistons à la pression sociale. D’ailleurs, le fait d’échanger quotidiennement avec des gens allumés me garde motivé et me redonne confiance.

      Bonne fin de journée. Au plaisir de rester en contact!

  3. Bonjour,

    Je vous dis bravo pour votre démarche d’indépendance financière et votre site Internet! Je fais aussi partie de la très petite minorité de québécois qui aspirent à cette indépendance le plus tôt possible…

    Cet article est un pure plaisirs intellectuel car il résume beaucoup mes lectures des dernières années! J’aspire moi aussi à construire ma liberté financière (j’ai mon plan, ma vision, etc.), peu importe le chemin qu’on emprunte!

    Pour répondre à votre question (valorisation), j’ai du plaisirs à observer la réaction des gens de ma génération (mi-quarantaine) lorsque je leur dis que je compte « prendre ma retraite maximum 55 ans (même début cinquantaine si possible) » et unanimement tout le monde me regarde de travers et me disent: « Je n’aurai pas les moyens de le faire… », « Qui a les moyens aujourd’hui? », « Je vais travailler jusqu’à 65 ans minimum, voir jusqu’à ma mort… », etc. Je réponds brièvement que j’ai mon plan et que j’utiliserai un chemin alternatif en complément aux REER, etc. Je ne cris pas mon plan sur les toits en détails, ni ce que je fais, mais personne ne me pose de question pour élaborer sur la question et entamer une discussion. Car oui il y a moyen, si on s’y met. Ce n’est pas facile (…) mais très possible.

    Être financièrement indépendant est totalement contre le système économique actuel, malheureusement (monde occidental en général, pas seulement au Québec). Vous avez tout à fait raison. Rien n’est enseigné dans les écoles en ce sens, ce n’est pas demain qu’on enseignera au secondaire en Économie Familiale « Comment devenir financièrement indépendant à 35-40 ans et s’échapper de la rat race ». Sans parler que l’argent est toujours un sujet tabou au Québec.

    Question de résister à la machine marketing, je pense que devenir conscient de notre propre conditionnement (éveil spirituel également ou quand l’inconscient devient conscient) est ma façon de résister à ce rouleau compresseur économique. Je ne dis pas que je suis blanc comme neige mais je valorise davantage l’expérience que la possession. Je me pose souvent la question (comme Pierre-Yves McSween le dit si bien) est-ce que j’en ai vraiment besoin?

    Exemple: conduire une Lamborghini au circuit iCar à Mirabel. Oui c’est environ 500$ pour quelques tours de piste, mais quelle expérience, quel plaisirs! Mais jamais je n’aspirerais à m’acheter une voiture de 200,000+$, même si j’en avais les moyens pour impressionner mon voisin!

    Bref, continuez votre travail et je lis assidument vos articles inspirants!

    Salutations!

    1. Merci Yan pour le superbe commentaire!

      La peur est le sentiment le plus puissant au monde. Quand on a peur, on consomme plus, on se ferme sur nous-même, on ne prend plus aucuns risques, on se réconforte dans nos petites habitudes et on vote pour Trump. 😉

      De plus, l’ignorance est « la petite soeur » de la peur. La plupart des peurs sont fondées sur un manque d’éducation ou de connaissances. En ce sens, le système d’éducation québécois ne fait pas très bonne figure. Typiquement, l’éducation financière se résume à la rencontre annuelle avec son conseiller financier durant la période des REER.

      Bravo d’avoir pris vos finances en main! Si votre entourage ne veut pas en entendre parler, je serais ravi de lire vos commentaires. À bientôt!

  4. Bonjour,
    Bravo pour ce blogue, c’est super! Les textes sont bien travaillés. Je m’intéresse à ces questions depuis des années, ainsi qu’au minimalisme en général (un bon site américain là-dessus : http://www.theminimalists.com/about/#the_mins). Personnellement j’envisage la liberté autour de 50 ans car nous avons deux ados aux études. Un choix assumé mais pas vraiment économique! Ma question concerne surtout les voyages. Nous adorons partir et découvrir de nouveaux horizons. Je me vois bien vivre sur une somme modeste au quotidien lorsque nous serons deux seulement, mais comment inclure des voyages dans un budget annuel comme celui que vous présentez ? J’aurais plusieurs autres questions mais je veux pas abuser… félicitations encore pour ces textes rafraîchissants.

    1. Bonjour Caro,

      On m’a souvent suggéré ce documentaire, j’ai bien hâte de le voir.

      Vous touchez deux très bons points, soit la retraite précoce avec des enfants et le voyage économique. Ces deux sujets seront abordés prochainement. D’ailleurs, j’écris actuellement un article sur de jeunes couples qui planifient la retraite avec des enfants.

      Pour ce qui est de la question des voyages, nous appliquons les mêmes stratégies d’épargne quand nous sommes à l’étranger. Premièrement, le choix de la destination joue pour beaucoup. Il est évident que le coût de la vie n’est pas le même en Allemagne qu’en Inde. Alors, il faut sortir un peu des sentiers battus. Aussi, il faut avoir la flexibilité de partir quand on tombe sur un vol par cher. Par exemple, la semaine dernière, ma conjointe a trouvé un vol vers Taiwan pour 600$. Si nous étions retraité nous aurions fait nos valises! Pour l’hébergement, il y aussi moyen de faire de choix économique. Je vous invite à lire mon article sur le sujet dans le prochain mois. J’aurai l’occasion d’aller dans le détail.

      Entre temps, toutes vos questions sont les bienvenues… N’hésitez pas!

      Merci et bonne fin de journée!

  5. Encore une fois, très bon article! Je crois que la liberté au Québec, et tout simplement le fait de faire de l’argent et de réussir, est très mal vu. Vous avez mis le doigt directement sur le problème en mentionnant l’entourage et l’employeur qui ne veulent pas nous voir s’améliorer et atteindre l’indépendance, car c’est mieux pour EUX ainsi. Je crois qu’il faut seulement garder ses buts en tête et ne pas écouter ce que les autres peuvent dire. Bien qu’il soit plus facile à dire qu’à faire. Au plaisir!

    1. Bonjour,
      J’adore te lire. Tu nous inspirent. Je trouve que tu as raison et que la consommation, le marketing et la pression sociale ne nous fait pas toujours prendre les bonnes décisions. Continue de nous challenger.

      1. Merci beaucoup Orev!

        Je souhaite simplement présenter l’autre côté de la médaille. Je ne détiens pas la vérité absolue non plus. Par contre, j’ai travaillé toute ma carrière en marketing, alors je connais bien ses excès et ses vices.

        Bonne journée!

    2. Merci Philippe-Oliver!

      À travers les années, j’ai appris à utiliser cette énergie négative à mon avantage. C’est-à-dire, quand quelqu’un discrédite mon projet, ça me motive encore plus à le réaliser. Au final, je pense que mes détracteurs auront été la source de motivation la plus forte.

      Au plaisir!

  6. C’est tellement bien vu d’acheter des trucs. Les gens se trouvent mille et une justification de pourquoi c’était bien pour eux de s’acheter une nouvelle paire de souliers ou un café Tim. Quand tu leur fais remarquer qu’ils en ont pas besoin et qu’ils auraient pu faire bien mieux pour ces dollars, ils t’accusent de ne pas profiter de la vie. Les gens ont peur. Peur d’admettre qu’ils sont dans l’erreur. Peur d’admettre qu’ils ne savent pas comment se récompenser autrement. C’est comme le fumeur qui voit son oncle fumeur mourir d’un cancer des poumons et qui va se justifier de continuer d’allumer en disant que la vie est courte! :S

    1. Maryse, j’adore ton analogie avec le fumeur! C’est exactement ça!

      On rationalise tous nos défauts à un moment ou un autre avec des phrases toutes faites, telles que « il faut bien mourir de quelque chose! », « j’ai juste une vie à vivre! » ou « il y en a des pire que moi! ». Comme tu dis, c’est sans doute pour masquer nos peurs et nos incertitudes.

      Merci Maryse pour ta contribution et bonne chance avec ton livre (Spisak)!

  7. Des trucs pour atteindre la liberté financière, il y en a plein, allant jusqu’au petit détails. Une chose que je m’applique à faire c’est de réparer toutes choses qui brisent, de Dieu sait qu’il y en a beaucoup qui brisent de rien…., car ça coûte, généralement moins cher, et ça fait un objet de moins à décomposer dans un dépotoir autour de ta ville ou ton village. Certes, c’est sûr que ça fait pas l’affaire de l’industrie de la fabrication.

    1. Bonjour Alain,

      Bien des gens se disent « je travaille assez fort durant la semaine, je ne vais pas commencer à faire des réparations la fin de semaine ». En réalité, ils travaillent la semaine pour pouvoir consommer la fin de semaine. C’est un cercle vicieux! En réduisant son niveau de consommation, on peut réduire ses heures de travail et, par le fait même, gagner du temps.

      Merci d’avoir partagé votre expérience!

  8. J’aimerais tellement recommencer ma vie avec les connaisssance de maintenant je pourrais penser à avoir ce même projet de retraite hâtive !
    Martin 58 ans

    1. Bonjour Martin,

      La plus grande lacune au Québec est l’éducation financière. Les gens ne savent même pas qu’il y a d’autres façons de vivre que celle proposée par la société de consommation.

      Ceci dit, il n’est jamais trop tard pour prendre ses finances en main. Le bonheur ne passe pas nécessairement par la retraite hâtive. Ça pourrait plutôt être de réaliser un voyage de rêve, faire une formation ou occuper un emploi plus proche de vos passions. En plus, si vous avez des jeunes dans votre entourage vous pouvez agir comme exemple.

      Merci pour le commentaire!

  9. Si on consommait moins, on aurait moins besoin de travailler. Du même coup, une pression à la hausse sur les salaires et plus d’emplois disponible pour les gens à la recherche d’emploi. On aurait plus de temps pour se tenir en forme, cuisiner (au lieu d’aller au restaurant) moins de dépenses reliées au travail (voiture, garderie, vêtements etc) bref, un gros plus pour la société en général!

  10. J’aime beaucoup cet article car ça me rejoint dans mes convictions d’être et non d’avoir. J’ai cependant une question: comment puis-je faire pour suivre moi-même mes placements au lieu de laisser mon planificateur financier de la banque le faire. Je constate les frais que je paie et le peu de profits engrangés vu les bas taux d’intérêts. Je tente de suivre mes placements moi-même mais je ne trouve pas la chose simple.

    1. Bonjour Gabrielle,

      Pour ma part, j’utilise un compte de courtage en ligne. Toutes les grandes banques ont leur plateforme web. Votre banque pourra vous guider sur comment ouvrir un compte. C’est relativement simple et les frais sont habituellement moins de 10$ par transaction.

      Par la suite, vous pourrez choisir comment investir votre argent. Vous serez maître de votre destinée! Il faudra lire beaucoup sur le sujet. Je me base souvent sur le périodique Investment Reporter (disponible gratuitement à la bibliothèque).

      Pour éviter d’avoir à choisir les titres boursiers un à un, vous pouvez également investir dans un FNB (fond négocié en bourse) à long terme. Il s’agit d’un fond qui regroupe déjà un ensemble de titres représentatifs des grands indices boursiers. Vanguard est souvent le FNB privilégié par les jeunes retraités. Dans tous les cas, je vous conseille d’investir graduellement et de ne pas hésiter à poser des questions à votre institution financière.

      Bravo de prendre vos finances en main! Bonne continuation!

  11. Bonjour !
    Bravo pour votre blogue. Très inspirant.
    Je suis au début de la quarantaine et je réalise l’ampleur de notre société de surconsommation qui nous amène à nous éloigner de notre retraite pourtant tant désirée. Actuellement, je travaille fort pour changer mes habitudes et voir comment je pourrais espérer une retraite possible à 55 ans.
    Petite question en ce sens.
    Si vous possédez une maison payée, est-ce mieux de la vendre, de placer cette argent pour générer des intérêts et vivre plutôt en location, louer une maison plutôt que de l’acheter?
    Qu’en pensez-vous ?
    Merci et au plaisir de vous lire,
    Sandra

    1. Merci bien Sandra!

      Une maison (même payée) ne génère aucun revenu passif. C’est seulement à la vente que vous pourrez récolter les gains (si vous vendez à un moment favorable). Alors, à moins de « flipper » des maisons, une maison est un mauvais investissement dans l’optique d’être libre financièrement à un jeune âge. Ceci dit, les immeubles à revenu sont de très bons investissements.

      Selon moi, dans la plupart des cas, il est financièrement avantageux de louer et d’investir la différence (à la bourse ou dans l’immobilier à revenu). J’ai d’ailleurs écrit un article sur le sujet: Louer ou acheter une propriété?

      Au plaisir de lire vos futurs commentaires!

    2. Bonjour,

      Pour avoir fait des calculs moi-même pour mon condo en 2016, je peux vous dire ceci avec certitude : l’argent de la vente dépassera vos plafonds de Reer et Celi, et probablement Reee aussi… donc il faudra investir hors-reer pour ne pas perdre au combat contre l’inflation. Ce montant hors-reer produira des intérêts qui seront taxés… et c’est à ce moment là que, vendre maintenant et investir la différence rstante d’une location, ou demeurer propriétaire et réduire le coût de ce poste en limitant les dépenses aux taxes et entretien après avoir payé l’hypothèque le plus rapidement possible… et en investissant le montant restant si possible… les deux options sont, à quelques dizaines de milliers de dollars près, très semblables. Une fois l’inflation, les imprévus et les mauvaises années de bourse prises en compte…

      Pour ma part, maintenant que je suis déjà propriétaire et que mon condo est un match parfait plus souvent qu’autrement, j’ai décidé de demeurer chez-moi. Egalement, j’ai travaillé au service à la clientèle des déménagements… et du recouvrement. Je sais que je n’ai pas la personalité requise pour ètre heureuse à gérer un logement locatif, donc cette option n’est pas sur ma table. J’ai tellement entendu des histoires d’horreur de proprios floués, de logements saccagés et j’en passe… Il faut avoir les reins solides pour investir dans le locatif!..

      Enfin, savoir alors, en 2008, ce que je sais maintenant à propos des condos neufs et des tours à condo, ou simplement des condos à Montréal, je n’aurais pas acheté et j’aurais plutôt appliqué la texhnique d’investir davantage. Mais les frais de départ sont payés maintenant, alors… alea jacta est! Et pour ce qui est du rendement, tout montant extra que vous payez sur votre hypothèque est un peu comme un placement au taux de ce prêt, non?

      Pour ma part, j’ai payé aussi rapidement que possible mon prêt de sorte que j’ai sauvé 20 ans d’intérêts jusqu’à présent. Quant à la valeur de mon condo, maintenant que j’ai décidé de la garder, je planifie de considérer la vente à un moment où le marché sera propice et que je ne serai pas en urgence de vendre, donc que je pourrai attendre ce moment si nécessaire. (Entre 65 et 70 ans probablement) Ceci dit, puisqu’une fois le prêt payé en entier, mon loyer pendant prês de 15 ans sera très bas, les économies vs un loyer ailleurs devraient compenser si je ne fais pas de rendement à proprement parler sur la vente de mon unité.

      Ainsi, le temps est une fois de plus un facteur déterminant dans la prise de décision.

      En espérant que ce commentaire aide!
      Bonne analyse!

      1. Merci Mireille pour le complément d’information.

        Investir dans le but de générer des revenus de dividendes peut aussi être avantageux sur le plan fiscal.

        Dans tous les cas, je trouve que l’outil suivant est la meilleure façon de mesurer les deux options:
        http://www.lautorite.qc.ca/files//pdf/consommateurs/IEF_RvB_FR_061110/ief_RentVsBuy_fr.html

        Enfin, j’écris actuellement un article sur la question. Il paraîtra d’ici deux semaines. Merci de rester à l’affût.

        Bonne journée!

  12. Bonjour,

    Voici mon opinion au sujet de RVER: On a déjà le REER et le CELI…

    La VRAIE question: pourquoi les gens sont-ils incapables d’épargner en prévision de leur retraite ? Le gouvernement du Québec a une solution géniale, c’est le RVER!! Mais au fond, ça ne change pas de grande chose, de plus il pénalise les petits salariés, à mon avis.

    En gros, le RVER est une solution bâclée. Le gouvernement devrait dire aux gens de RÉDUIRE leurs dépenses de consommation! Grosse et belle maison, une ou deux voitures VUS, vacances annuels dans le Sud, restos 5 fois par semaine, etc. et tout cela au détriment de leur capacité d’épargner. On a le REER et le CELI; peut-être la retraite n’est pas une priorité pour eux.

    Comme vous le dites dans votre article, le gouvernement ne souhaite pas que nous sommes libres…

    1. Merci Marc-André pour le commentaire!

      Le RVER est plutôt symbolique à mes yeux.

      D’un côté les gouvernements veulent qu’on épargne davantage, de l’autre côté ils doivent s’assurer qu’on consomme pour alimenter la croissance économique. Je pense que ce deuxième élément a plus de poids dans la balance…

      Bonne fin de journée!

  13. Je trouve que c’est un article véridique ! Je garde toujours le principe de ne pas parler de mes projets à qui que ce soit avant qu’ils ne se réalisent. Généralement, comme tu le dis, ce n’est pas tout le monde qui souhaite notre liberté.

    1. Bonjour Miliana,

      En général, je constate que les gens tolèrent la réussite de ceux qui ont des talents exceptionnels (ex: sportif de haut niveau, chanteur international, chef d’entreprise, etc.), mais qu’ils ont beaucoup de difficultés à accepter la réussite de leurs semblables. Pour ma part, j’ai atteint mon objectif principalement à cause de ma motivation et de ma discipline. Ironiquement, ceux qui ont essayé de me mettre des bâtons dans les roues sont ceux qui m’ont motivé le plus à réussir.

      Merci pour votre contribution à la discussion!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *