Mon plan pour la retraite

Il existe une multitude de chemins pour atteindre l’indépendance financière. Voici celui que j’ai choisi suite à dix ans d’expérimentation et à la lecture de dizaines de livres, de blogs et d’articles sur la question. Il existe certainement un chemin plus court, par contre celui-ci a été testé et prouvé.

1. Mesurez l’état actuel de vos finances

Mesurez vos finances

La première étape est de faire le point sur votre situation financière actuelle. Pour ce faire, il vous faudra créer un budget et calculer votre avoir net. Ces deux indicateurs seront utilisés tout au long de votre parcours vers la retraite, un peu comme un tableau de bord. Il vaut donc la peine de prendre le temps de bien les comptabiliser dès maintenant.

1.1  Créez votre budget
Le budget est simplement une représentation de l’ensemble de vos revenus et de vos dépenses. L’objectif derrière la création d’un budget est d’avoir une vue d’ensemble sur vos principaux postes de dépenses et comprendre où va votre argent. Il existe plusieurs outils pour créer un budget (par exemple mint.com), mais pour commencer, je préconise l’utilisation d’un fichier Excel. Vous pouvez télécharger le gabarit suivant et l’utiliser comme point de départ.

Mon budget (fichier Excel)

Dans le fichier Excel, vous pouvez maintenant compléter les champs sous Revenus et Dépenses en vous basant sur vos relevés de payes et de cartes de crédits ainsi que sur vos comptes bancaires pour un mois donné. Assurez-vous que toutes les dépenses et les revenus du mois en question sont comptabilisés. Répétez cet exercice pour quelques mois additionnels. Je recommande de le faire pour au moins trois mois, mais idéalement pour une année entière.

1.2  Déterminez votre avoir net
L’avoir net constitue combien vous « valez » en terme comptable. C’est-à-dire, le montant qui représente vos actifs (investissements) moins vos passifs (dettes). Comme vous l’avez fait pour le budget, vous allez maintenant créer un fichier Excel pour calculer votre avoir net total. Vous pouvez télécharger le gabarit suivant et l’utiliser comme point de départ.

Mon avoir net (fichier Excel)

La méthode est simple, il vous faut comptabiliser tous vos actifs (portion de l’hypothèque payée, vos REER, vos CELI, votre compte d’épargne, votre compte chèque, vos fonds mutuels, etc.) et les soustraire par vos passifs (dettes d’études, emprunt pour l’auto, dettes de carte de crédit, etc.). Le montant obtenu constitue votre avoir net. Est-ce déprimant ou encourageant? Dans les deux cas, il s’agit d’un point de départ. En prenant vos finances en main dès maintenant vous ne pouvez qu’améliorer votre sort.

Êtes-vous curieux de savoir où vous vous situé par rapport à la moyenne canadienne? Voici quelques statistiques :

Moyenne Canada Référence
Avoir net pour un ménage 442 130$ Source
Avoir net pour un célibataire $207 300 Source

Gardez les deux fichiers Excel que vous venez de créer à portée de la main car vous vous y réfèrerez dans les prochains instants.

2. Définissez le montant nécessaire pour votre retraite

Définissez le montant pour la retraite

En prenant une retraite à 42 40 ans et en espérant vivre jusqu’à 90 ans, je passerai plus que la moitié de ma vie en mode retraite. En plus, une augmentation de l’inflation (le pire ennemi du retraité) est pressentit dans les prochaines années. Donc, une planification sans failles devient essentielle. Ce qui nous mène à la grande question, « combien d’argent ai-je besoin pour prendre une retraite confortable? ».

La règle du 4%
Le montant minimum (avoir net) dont vous avez besoin pour prendre votre retraite est de 25 fois le montant que vous déboursez sur une année (tel que présenté dans votre budget).
Par exemple, un couple qui dépense en moyenne 30 000$ par année aura besoin de 750 000$ de dollars pour pouvoir se retirer.

30 000$ X 25 = 750 000$

Ce calcul est basé sur la règle du 4% (source), qui stipule qu’un retraité peut vivre uniquement sur l’intérêt généré par ses placements, soit 4%, sans jamais toucher à son capital.

Cette hypothèse a été démontrée (voir l’étude). Pour obtenir 4% de rendement, il faut en réalité générer 7% de rendement avant la déduction faite pour l’inflation (qui est de 3% en moyenne).

En outre, ce calcul ne prend pas en compte l’argent qui pourrait être collecté dans le cadre de rentes, d’héritage et de plan de pension. Aussi, le calcule ignore la tendance démontrée que les dépenses diminuent naturellement avec l’âge ou pendant une récession. Pour ces raisons, je suis très confiant avec le calcul établi. Si vous n’êtes toujours pas rassuré, faites le calcul vous-même avec l’outil suivant.

Outil pour calculer combien de temps vous pouvez vivre de vos investissements

Les commentaires typiques à ce point sont généralement « comment vais-je accumuler un tel montant? » et « combien de temps ça va me prendre? ». La réponse courte à ces deux questions est la suivante : Si vous partez de zéro aujourd’hui et que vous maintenez un taux d’épargne de 50%, dans 17 ans vous êtes retraité. Je vous explique ce résonnement dans un instant.

3. Maximisez votre taux d’épargne

Maximisez votre taux d'épargne

Le principal facteur permettant d’atteindre l’indépendance financière rapidement est l’épargne. Peu importe votre salaire, le taux d’épargne détermine le nombre d’années avant la retraite. Le taux d’épargne est calculé en divisant le montant que vous avez épargné sur une année par votre revenu net sur la même période. Ainsi, quelqu’un qui gagne 40 000$ annuellement après impôt et qui épargne 10 000$, a un taux d’épargne de 25% (soit, 10 000$/40 000$). Vous pouvez facilement déterminer votre taux d’épargne à même le budget que vous avez créé avec Excel.

Selon Statistique Canada, le taux moyen d’épargne des ménages au Québec est de 5% (source). Or, pour s’assurer une retraite précoce, l’objectif est de maximiser le taux d’épargne. Selon Mr. Money Mustache, un blogueur réputé sur le sujet, il faut viser un taux d’épargne de 50% ou plus pour vraiment aspirer à l’indépendance financière à un jeune âge. En fait, en épargnant la moitié de votre revenu net, vous pourrez prendre votre retraite dans 17 ans, peu importe votre salaire. Pour connaître le nombre d’années qui vous reste à travailler selon vos données personnelles et le taux de rendement avec lequel vous êtes confortable, utilisez l’outil ici-bas.

Outil pour calculer le nombre d’années qu’il vous reste à travailler

Quel est votre taux d’épargne? Il y a de fortes chances qu’il ne soit pas suffisant pour répondre à vos aspirations. Conséquemment, un changement de mode de vie est nécessaire.

3.1  Un mode de vie optimisé pour une retraite précoce
Qu’est-ce qui vous rend vraiment heureux? Votre café matinal chez Tim Hortons? Le volant chauffant de votre nouvelle voiture? On sait tous que le bonheur est immatériel. Cependant, il est tellement facile de consommer et notre environnement nous réconforte constamment dans cette action. De mon côté, j’éprouve du plaisir à nager à contre-courant. Par exemple, réparer quelque chose ou recycler un vieux meuble me procure beaucoup plus de satisfaction que d’en acheter un nouveau. Dans le même sens, je suis en mission pour optimiser ma vie. Ainsi, je questionne toutes mes dépenses et, étrangement, plus elles diminuent, plus je me sens libre et heureux.

Essayez-le par vous-même. Analysez attentivement toutes les dépenses dans votre budget. Est-ce qu’elles sont toutes justifiées? Certainement pas. Il est probablement temps de faire un ménage dans vos finances personnelles.

3.2  La guerre aux frais récurrents
Les frais récurrents sont extrêmement sournois. Ils sont conçus pour passer sous le radar. On se dit « c’est seulement 10$ par mois, c’est rien ». En réalité, pour payer 10$ par mois pendant 10 ans vous avez besoin d’investir 3 000$ de votre capital ou travailler presque 11 jours à un salaire moyen (source). Ainsi, il est venu le temps de questionner toutes les petites dépenses qui trainent dans votre budget.

Par exemple, avez-vous vraiment besoin de payer 40$-60$ par mois pour avoir la télé câblée? À mon avis, il y a tellement de publicités, de placement de produits, de messages convergents à la télé qu’on devrait nous payer pour la regarder. Alternativement, vous pouvez emprunter gratuitement des séries télé et des films à la plupart des bibliothèques municipales. Aussi, énormément de contenu est disponible en ligne gratuitement.

Autre exemple, êtes-vous de ceux qui paient 50$-80$ par mois pour avoir accès à internet sur un téléphone? Vous avez déjà un accès internet à la maison, au boulot et dans plusieurs endroits publiques. De plus, en passant 8h au travail, 1h15 en auto et 4h20 devant la télé à la maison, il ne reste pas beaucoup de temps pour en profiter!

Je suis certain que votre budget regorge d’exemples semblables, tel qu’un abonnement à la radio satellite, à Netflix, au gym, etc. En éliminant graduellement tous ces frais inutiles, vous contribuez directement à votre épargne. Pour connaître la valeur réelle des frais récurrents, utilisez l’outil suivant.

Outil pour calculer le montant réel des frais récurrents

3.3  Acheter ou louer une habitation
Contrairement à la croyance populaire, selon moi, il est rare que l’achat d’un condo ou d’une maison principale soit un bon investissement. Le prix des habitations au Canada est surévalué d’environ 25%-35% selon la région (source) et l’augmentation annuelle du prix est maintenant négligeable à Montréal (0,6% pour 2015). Malgré les taux hypothécaires très bas, les frais associés à une habitation (taxes foncières, intérêts, frais de démarrage, frais d’entretien, commission de l’agent d’immeuble etc.) effacent souvent l’augmentation de sa valeur.

Aussi, l’achat d’une maison mobilise le capital. C’est seulement lorsque vous vendez votre habitation pour en acheter une moins coûteuse (ce qui arrive rarement) que vous pouvez espérer réaliser un gain. Pendant toutes ces années votre argent dort. D’autre part, si vous investissez le montant de votre mise de fond ainsi que l’argent épargné en louant judicieusement, la location est souvent avantageuse. Ne me croyez pas sur parole, faites vous-même le calcul avec l’outil suivant.

Outil pour comparer l’achat à la location d’une habitation

Ceci étant dit, l’achat de biens immobiliers à des fins locatives, tel qu’un immeuble à revenu, peut être une bonne source de revenu passif et un excellent investissement. Il faut simplement faire le calcul.

3.4  L’auto, la pire des dépenses
Il y a fort à parier que votre voiture engloutie un montant disproportionné de votre budget. L’essence, les assurances, l’entretien et l’immatriculation siphonnent votre capital. Même une voiture ordinaire telle qu’une Honda Civic vous coûtera plus de 17$ par jour, et ce, 365 jours par année (source). Les alternatives sont nombreuses à Montréal; vélo, bixi, transport en commun, communauto et Car2Go. Si vous pouvez vivre sans auto, une retraite précoce devient soudainement beaucoup plus accessible.

Si vous avez absolument besoin d’une voiture, soyez à tout le moins rationnel dans votre décision d’achat. Le marketing nous a conditionné à voir notre voiture comme un reflet de qui nous sommes (ou de qui nous aimerions être). On achète donc une voiture trop souvent selon l’image qu’elle projette (la marque) plutôt que selon nos besoins réels. Pour illustrer ceci, de plus en plus les familles achètent des VUS parce qu’elles ont besoin d’espace pour les enfants et d’un sentiment de sécurité. En plus, les véhicules réellement conçus pour la famille ne sont pas à la mode, donc les familles se tournent vers des véhicules inefficients, quatre roues motrices, complètement inadéquats. Le coût journalier passe alors de 17$ à 24$. Si en plus vous devez vous endetter pour acheter ces monstres, vous êtes en mauvaise posture.

4. Payez vos dettes

Payez vos dettes

Une fois que vous avez minimisé vos dépenses, il faut vous débarrasser de vos dettes (autres que l’hypothèque) de façon prioritaire. Les dettes d’études, les dettes de cartes de crédit, les dettes sur des prêts personnels qui trainent font mal à votre portefeuille. Par exemple, en faisant le paiement minimum sur un solde de 1 000$ sur une carte de crédit, vous paierez 413$ en intérêt au final (source). Par conséquent, il faut utiliser l’épargne que vous avez dégagée en optimisant votre budget pour éliminer toutes les dettes qui ne sont pas liées à des investissements.

5. Investissez au lieu de dépenser

Investissez au lieu de dépensez

Lorsque vos dépenses sont optimales et que vos dettes sont complètement payées, il est maintenant temps d’investir vos épargnes. Je préconise l’utilisation maximale de vos REER et de vos CELI à ce stade-ci. Ces deux outils procurent des avantages fiscaux importants et, selon moi, doivent être maximisés avant de considérer d’autres options. Je ne suis pas qualifié pour vous donner des conseils sur les placements, alors je vous laisse le soin de faire vos recherches sur les véhicules de placements qui sont mieux adaptés à votre profil. L’important est d’investir votre argent plutôt que de le dépenser. Pour ma part, j’investie tout mon avoir dans les marchés boursiers, dans des actions d’entreprises nord-américaines. Par contre, j’obtiens des résultats très mitigés. J’envisage actuellement me tourner vers des «Index funds» avec des frais de gestion minimaux, tel que Vanguard.

6. Mesurez et répétez

Mesurez et répétez

Vous avez compris que mon approche face à l’indépendance financière n’est pas basée sur une recette magique ou un programme « Get rich quick » comme on trouve partout sur l’internet. D’ailleurs, la vaste majorité des créateurs de ces programmes miracles sont devenus riches en vendant l’idée de devenir riche plutôt qu’en utilisant le système qu’ils ont créé.

En contrepartie, ma philosophie est basée sur l’optimisation de la consommation et sur l’épargne intensive. Il s’agit d’un mode de vie qui peut être raffiné graduellement avec le temps. Vous commencez par les victoires faciles, comme éliminer des frais récurrents inutiles, ensuite vous mesurez le résultat sur votre taux d’épargne, et vous répétez le processus. Vous y prendrez goût quand vous verrez votre nombre d’années avant la retraite diminuer (calculez).

Mon parcours vers l’indépendance financière

Comme pour la plupart des grands projets, ce n’est pas l’arrivée qui compte, mais le chemin parcouru. Je n’ai pas encore atteint l’arrivée, mais je peux vous dire que le chemin, quoique difficile, est tellement enrichissant. J’éprouve un grand plaisir à optimiser mon budget, investir mon argent et suivre l’évolution de mon avoir net. Je mesure désormais ma richesse en me basant sur le nombre d’années de retraite que je peux me payer et non en termes de matériel accumulé. Et plus ce nombre augmente, plus je me sens libre.

Ceci étant, la retraite n’est pas une fin en soi pour moi. Au contraire, je pense que l’indépendance financière fera en sorte que je multiplierai mes occupations. J’ai des dizaines de projets en tête, du bénévolat à la création de sites web à propos de mes passions.

Peu importe l’issue de ma démarche, à tout le moins, le chemin m’aura appris à voir la vie un peu différemment. Quand je vois les banlieusards faire la file dans leur VUS de luxe le matin chez Tim Horton, ou quand je vois les maisons « trophée » gigantesques dans la deuxième couronne de Montréal, je me dis que j’ai quelque chose que ces gens n’auront jamais… C’est-à-dire, assez.

Voir les lectures recommandées







65 réflexions au sujet de « Mon plan pour la retraite »

  1. Très intéressant comme blog et surtout comme stratégie.

    As-tu réfléchi à l’impact ou plutôt aux nombreux impacts que ton plan aurait sur l’économie ? Malheureusement notre système économique est basé sur la consommation et uniquement sur la consommation.

    Je pense que si demain matin tout le monde suivait à la lettre les étapes que tu proposes, plusieurs seraient en réalité incapable d’y arriver pour une seule et unique raison, l’emploi. La stratégie ferait perdre de nombreux emplois et ces personnes seraient en réalité incapable d’épargner pour prendre leur retraite à 42 ans.

    Nécessairement, si des personnes peuvent prendre leur retraite à 42 ans de nos jours c’est qu’ils sont en mesure d’investir dans des secteurs de l’économie qui rapportent et qui sont directement reliés aux vices que tu décris plus haut : par exemple l’énergie (pétrole et cie), l’immobilier, automobile, le café chez Tim Horton à chaque matin et ensuite de suite.

    Toutefois certaines innovations comme la voiture autonome risque fort bien de changer nos habitudes de consommation au cours des prochaines années et de renforcer le « sharing economy ». Nous savons déjà que ce modèle va énormément avoir un impact sur plusieurs secteurs de l’économie.

    Au plaisir d’en discuter

    Po

    1. Merci PO pour l’excellent commentaire!

      Tu as entièrement raison, notre système économique repose sur la consommation. Qui plus est, la croissance repose en grande partie sur la surconsommation.

      Je serais le premier à perdre mon emploi si nous devenions tous frugaux, étant donné que je travaille dans le commerce de détail. En plus, mes placements perdraient leur valeur puisque plusieurs entreprises feraient faillite. Ce serait la fin des haricots.

      Au début de ma réflexion sur la retraite, j’ai d’abord essayé de me convaincre que le monde utopique présenté par Mr. Money Mustache était possible (lire l’article). Cependant, je suis venu à la conclusion que si tout le monde vivait de la même façon, peu importe la façon, on serait tous perdant.

      Le but de mon blog n’est pas de faire la promotion d’une idéologie stricte. Je propose des pistes de réflexion pour être plus libre et plus heureux. Je vais laisser les lecteurs piger là-dedans.

      Je vais m’informer sur les voitures autonomes…

      1. En fait, ta réflexion sur la retraite est sans doute le sujet le plus important actuellement et pourtant je n’ai pas l’impression qu’il retient l’attention qu’il devrait au sein de la société, surtout de la part de nos gouvernements.

        Le contrat social est entièrement à revoir avec le vieillissement de la population. Si je ne me trompe pas, en 2050, un travailleur devra supporter 2 retraités. Comment Est-ce possible de s’imaginer que les travailleurs voudront également avoir des enfants et les charges qui viennent avec dans un tel système ?

        Encore une fois, j’ai bien l’impression qu’il sera encore plus difficile, dans les années à venir, pour les travailleurs d’épargner.

        D’ailleurs je serais également curieux de voir l’impact d’une retraite précoce sur les services publics. Est-ce que les revenus de l’État diminuerait si une bonne partie des travailleurs réussissait à atteindre une retraite précoce, et si oui, quels services seraient affectés; éducation, santé, … J’imagine que la seule avenue plausible serait d’augmenter les exportations. Donc, orienter la production de biens et de services uniquement pour l’exportation et décourager la surconsommation (donc éliminer certains piliers de notre économie). Et voilà, peut-être que l’idée d’augmenter les taxes à la consommation et de réduire les impôts va encourager les travailleurs au Québec à épargner (encore une fois avec des mesures fiscales à cet effet) et à s’abstenir de côtoyer les quartiers 10-30 de ce monde durant la fin de semaine?

        Le seul problème que je vois néanmoins c’est l’arrivé des nouvelles technologies comme la robotique et AI qui risquent fort bien d’envoyer des travailleurs sur le chômage ou de les forcer à se réorienter, mais vers quoi ?

        1. Je vois l’avenir avec beaucoup plus d’optimisme. Les nouvelles technologies exposent plein d’opportunités. Elles nous permettent d’être plus productif (donc de travailler moins), de travailler à distance et créent une multitude de nouveaux modèles d’affaires. Comme à toutes les époques précédentes, il faut s’adapter pour survivre.

          D’autre part, je ne m’inquiète pas pour les revenus du gouvernement. Même à la retraite je vais continuer de consommer sensiblement au même rythme que maintenant. Seule différence, mes contributions à l’impôt sur le revenu seront plus faibles. J’aurai quand même fait plus que ma part durant ma carrière. Et avec un taux d’épargne de moins de 5% au Canada, le gouvernement serait juste content de voir ce pourcentage augmenter.

    2. Effectivement, l’augmentation du taux d’épargne des gens en vue d’une retraite hâtive risque de nuire aux profits des entreprises dans lesquels ces mêmes épargnants ont investi (si toute la population le faisait).

      Je crois pour ma part que les jeunes retraités seront toujours une mince proportion de la population à cause de la discipline et des sacrifices requis pour atteindre ce but. Bien des gens profitent d’aujourd’hui au détriment de demain et non l’inverse.

      De plus, je crois que la notion de retraite devrait être revue. Historiquement, c’était les enfants adultes qui prenaient soin de leurs parents âgés dont la santé ne permettait plus de travailler. L’état a ensuite pris ce rôle avec divers programmes.

      Cette promesse de ne plus avoir besoin de travailler sans aucun souci financier après X années de loyaux services a par la suite été exploitée par les grandes entreprises, les syndicats, les institutions publiques, etc. afin de fidéliser les travailleurs et les conserver durant longtemps dans un poste qui ne correspond plus forcément à leurs habilités et aspirations.

      Je crois pour ma part que les personnes ayant parvenu à la fois à augmenter leurs revenus et réduire leurs dépenses pour atteindre rapidement l’indépendance financière ont une ambition et discipline suffisante pour demeurer des membres productifs de la société.

      Je crois en effet que la grande majorité d’entre eux vont souhaiter continuer de se rendre utiles, avoir une vie sociale épanouie et s’accomplir régulièrement en relevant des défis. Ce sera seulement selon leurs goûts, leur horaire et leurs termes.

      Ainsi, au lieu de poursuivre les activités les mieux rémunérées, ces personnes vont faire ce qu’elles aiment faire, avec des gens qu’elles apprécient et en respect de leurs valeurs. Ce qui va sans doute augmenter les rangs des entrepreneurs motivés à régler un problème de leurs clients et y faire un profit, fournir plus de bénévoles pour diverses causes, pousser des gens à redécouvrir leur potentiel artistique ou sportif, inciter de faire des voyages à l’étranger hors des destinations touristiques, etc.

      Même si ça peut sembler jouer sur les mots, je ne crois pas que l’objectif de bien des ‘jeunes retraités’ soit de devenir oisifs et casaniers, mais plutôt de mettre de côté tout souci financier et laisser sa marque sur le monde.

      1. Raymond, votre commentaire est magnifique! Il résume d’ailleurs très bien ma pensée.

        Si tout le monde vivait comme nous, l’économie serait en très mauvaise posture. Certes, je pense que le mouvement des « jeunes retraités » représente une goutte d’eau dans l’océan. Son impact est (et restera probablement) insignifiant.

        En outre, avec le vieillissement de la population, les emplois plus précaires que jamais et le surendettement des ménages, la définition de la retraite devra être revue. Quand je parle de retraite, je parle vraiment de retraite du monde corporatif. J’ai fermement l’intention de continuer à contribuer à la société, faire du bénévolat, rencontrer des gens et réaliser des projets. Je pourrai cependant le faire la tête libre de soucis financiers.

        J’ai visité votre site web. Il est justement en ligne avec mes valeurs. Je vous contacterai au besoin! Merci!

    3. Bonjour,

      J’aime bien cette question :

      « As-tu réfléchi à l’impact ou plutôt aux nombreux impacts que ton plan aurait sur l’économie ?  »

      En prenant du recul, on réalise que le but ultime ici n’est pas d’épargner, mais surtout de travailler moins. Donc si tout le monde prends sa retraite a 40 au lieu de 65 ou 70 ans, ils travailleront 2 a 3 fois moins au total dans leur vie, laissant des emplois d’autres.

      Mais effectivement, ca causerait un crash temporaire si tout le monde adopterait cette strategie du jour au lendemain. Mais quelques années plus tard, les retraites hatives viendront, laissant des postes vacant! Au final, ca s’équilibrera je crois bien.

      Quand on y pense, dans les années 70, les gens croyaient que dans le futur (maintenant), il n’y aurait presque plus besoin de travailler grace au progrès de la technologie. La société serait basée sur le loisir.

      http://www.journaldemontreal.com/2017/07/23/quelle-societe-des-loisirs

      Hors, rien n’est plus faux. Au contraire, la société actuelle travaille autant sinon plus qu’à l’époque, car maintenant la majorité des femmes sont au travail.

      Comment ça se fait ? Est-ce le cout de la vie qui a augmenté ? Nous sommes plus taxés qu’avant ?

      La réponse fondammentale, a mon humble avis : la nature humaine. On n’a pas su mettre de limites, et le marketing et pub s’en sont mêlés, alors maintenant un travaille plus pour se payer des plus grosses maisons, un plus gros char, aller plus souvent dans le « sud, manger du chocolat Godiva, porter des lunettes Oakley etc. Et donc on travaille plus.

      Au final, ce que je trouve dommage en tant que trentenaire, c’est que la semaine de 40H (ou +) est resté un standard, avec 3 semaines de vacances par an. Même lorsque comfortable financierement, c’est très difficile dans le monde corportatif de prendre des semaines sans solde . Si c’est permis pour certain, c’est mal vu par le management, et ca peut mettre a risque de perdre son emploi ou du moins de voir sa progression stagner.

      Dans ce contexte, la stratégie décrite ici est plein de sens. On travaille dans le moule etabli (40h+ / sem), mais on prends sa retraite plutôt question d’avoir plus de temps.

      L’autre avantage de la stratégie, c’est bien sur de mettre un maximum d’argent tôt dans des investissements, question de pouvoir utiliser la tendance connue de la bourse de croitre de 7% / an en moyenne, et donc d’avoir encoire moins a travailler au final. Mais bon, cela demande des gros sacrifices dans la vingtaine et trentaine.

      Et donc pour en revenir a la question original sur l’économie, je pense qui si tout le monde adoptait la meme stratégie pour le contrôle des depenses et vision de la vie (le temps c’est important), on tenderait vers un monde ou la semaine de travaille est 4 ou 3 jours par semaine

      Avec de telles conditions de travail, on pourait profiter mieux de la vie jeune, sans compromettre sa retraite. Et les retraites hatives seraient donc moins frequentes.

      Mais bon, je doute qu’on y arrive un jour!

      1. Merci beaucoup Maxime!

        Mes grands parents vivaient dans un appartement, avec leurs 5 enfants, sur la rue Jean-Talon à Montréal. Quand un vêtement était troué, ma grand-mère le reprisait et quand un objet brisait, mon grand-père le réparait. Ils n’avaient aucunes dettes! À cette époque, on voyait les années 2000 comme l’aboutissement du développement technologique et de la productivité. Or, comme tu dis, la société de loisir promise a été remplacée par la société de consommation. On a troqué notre liberté contre du matériel. Pire encore, on en a jamais assez, alors on s’endette pour en avoir toujours plus.

        Excellent commentaire! N’hésite pas à récidiver!

  2. Bonjour,
    Pour répondre à PO, heureusement peu de gens atteindront la liberté financière jeune car en fin de compte, ce que nous faisons pour y arriver est tout de même assez difficile et à contre-courant de la société de consommation dans laquelle on vit. Alors je ne m’arrêterais pas de viser cet objectif simplement parce que de plus en plus de gens s’intéressent au early retirement extreme.

    Le monde utopique de Mr Money Moustache n’est pas sur le point de se réaliser. La pression à surconsommer est mondiale. La planète entière veut goûter aux « joies » de l’abondance et de la surconsommation.

    Alors, personnellement je ne m’en fais pas trop à ce sujet.

    Si j’atteins mon objectif d’être libre à 45 ans, je sais que je serai l’un des seuls et rare de ma génération. Et personne n’aura à financer ma retraite car je l’aurai auto-financé moi-même grâce à de l’épargne assidue et systématique. En plus je paie présentement au delà de 35,000$ en impôts sans compter toutes les taxes que je paies comme tout le monde à droite et à gauche alors je considère que je donne suffisamment à cette société pour me permettre d’arrêter de travailler comme un esclave plus tôt. Comme si travailler contribuait tant à la société de toute façon. La richesse n’est pas accumulée par le peupe mais par quelques ingrats qui l’exploitent. En plus de se faire exploiter, notre temps est monopolisé par des tâches routinières au lieu d’être ut

    Dis-moi, lorsque tu dis que tu obtiens des résultars mitigés avec tes investissements boursiers, quelle est ton approche? Connais-tu la méthode du « dividend growth investing »? Si oui, quelle est ton opinion sur cette méthode?

    Pour ma part je l’aime bien et je déteste les fonds, même les fonds indiciels pour de nombreuses raisons qui seraient trop longues à énumérer ici… mais je reconnais que sur papier, le fonds indiciel est supérieur à pas mal toutes les méthodes. Voilà pourquoi une part de mes épargnes va dans un fonds indiciel du S&p500.

  3. Pour le petit bout coupé. Je voulais dire que si nous avions tout notre temps à nous, peut-être que plusieurs d’entre nous pourraient le consacrer à améliorer la société et la vie en communauté, à s’instruire et à devenir des citoyens plus intelligents plutôt que de le consacrer à enrichir comme des machines stupides et bien huilées des gens déjà trop riches.

    Si je me rends sur mon lit de mort sans n’avoir rien fait d’autres que du 9 @ 5 toute ma vie alors je considérerai que j’ai eu une vie merdique et triste.

    Comme toi, je ne recherche pas le bonheur matériel. Je ne cherche pas à être « riche » pour me pavaner mais bien pour être libre. Libre de mon temps car il y a tant de choses à voir, tant d’endroits à visiter, tant de mets à goûter, tant de livres à lire, de choses à apprendre, de gens à rencontrer et aider… alors pourquoi le perdre à faire jour après jour la même chose qu’hier et que demain.

    Est-ce tout ce qu’on a comme imagination, nous qui avons réussi a bâtir des civilisations aussi évoluées et organisées?

    1. Merci Alain pour tes commentaires.

      C’est la première fois que je rencontre quelqu’un au Québec dans mon groupe d’âge qui partage ma vision. Alors, je ne m’inquiète pas d’un mouvement d’épargnants extrêmes prochainement. En fait, j’ai un mode de vie qui va à l’encontre de mes placements. Mon portfolio est pratiquement composé à 100% de titres boursiers, qui dépendent de la croissance exponentielle et de la surconsommation. Ainsi, dans un sens je suis content de voir les gens faire la file devant le Apple Store pour être les premiers à surpayer pour un téléphone.

      J’ai l’intention de mettre plus d’emphase sur les dividendes quand je serai plus proche de la retraite (ou à la retraite). Pour l’instant, je vise la croissance.

      Au plaisir de lire ton blog!

  4. Il est clair que la société de surconsommation n’est pas prête de prendre fin… Voilà pourquoi je ne me prive pas d’être investi à 100% à la bourse.

    Je ne veux pas non plus me priver de la partie « croissance » dans mon portefeuille, mais j’ai de la difficulté à choisir des titres et à évaluer grossièrement la valeur intrinsèque de ces compagnies. Peut-être pourras-tu m’y aider?

    J’ai essayé l’analyse technique mais avec un succès disons… plus que mitigé. Et si j’utilise l’analyse fondamentale… oublie ça.

    Pour l’instant j’ai 2 actions de Google (lol un début)… comme ça si le titre explose d’ici à ce que je sois grand-père je pourrai dire à mon petit-fils « Pépère en a dans son portefeuille lui! » Au lieu de dire… ouin.. j’aurais du en acheter comme dit mon père à propos de Microsoft lol mais je les ai acheté tard…

    Je pense acheter du Berkshire Hathaway bientôt même s’ils ne versent pas de dividendes. Je ne serais pas surpris qu’à la mort de Warren Buffett, les gestionnaires finissent par décider de splitter l’action et de verser un dividende.

    J’aurais aimé avoir des actions de Tesla, Amazon, Facebook peut-être mais j’ai de la difficulté à trouver un point d’entré intéressant et je suis convaincu qu’une correction majeure les attend à un moment ou un autre comme il attend toute compagnie techno trop à la mode.

    Une cie vaut le cash flow qu’elle peut rapporter… c’est fondamental et un jour ou l’autre c’est toujours ce qui arrive. Si j’avais le choix pour nourrir ma famille entre acheter un dépanneur qui perd de l’argent chaque mois mais qui a du potentiel incroyable selon les attentes générales et un dépanneur qui génère 50,000$ par an et dont le potentiel est de pouvoir augmenter les revenus au moins aussi vite que l’inflation chaque année, j’achèterais le deuxième.

    C’est mon profil. Un tient vaut mieux que deux tu l’auras et c’est une approche qui a fait ses preuves depuis la nuit des temps en immobilier comme en affaire.

    Lorsqu’une cie doit vendre des gogosses pendant 3000 ans à 18 planètes qui comptent 7 milliards d’habitants de marchés non exploités pour justifier son prix ça commence à être exagéré.

    Un blogueur a fait il y a un an ou deux une analyse de la valeur intrinsèque de Tesla et pour justifier le prix de l’action la cie aurait du vendre plus de véhicules que GM, Chrysler et Ford réunis chaque année (je ne retrouve pas l’article) et on sait que c’est loin d’être le cas et qu’au prix qu’ils vendent leurs véhicules ça n’est même pas plausible de le penser car la plupart des gens ne peuvent pas se permettre de dépenser autant pour une voiture. Peut-être que ça sera le cas dans 10 ou 20 ans… ou peut-être pas. Il y a beaucoup de mais et de si… De toute façon le secteur automobile n’a jamais été un très bon secteur où investir pour le long terme.

    Les gens ont tendance à trop surenchérir sur ces titres dit de « croissance »… Amazon à 854 fois les earnings c’est complètement débile! Il faudrait 854 ans pour récupérer mon investissement. J’essaie d’éviter de payer plus que 20 fois les revenus… après tout, je suis un simple mortel et j’ai déjà presque 35 ans. Il va falloir qu’Amazon augmente de façon drastique ses revenus chaque année en malade pour justifier un tel prix et une bonne partie de la population a déjà un compte Amazon alors d’où viendra la croissance??? Et avec Wal Mart le géant au cash flow qui ferait l’envie de bien des pays du monde qui a décidé de lui faire la guerre, le pari n’est pas gagné d’avance.

    J’ai peur que ces titres fassent comme ils font presque toujours lors des crashs boursiers… patate! Pour reprendre par la suite une croissance plus réaliste.

    Peut-être que c’est à ce moment que je trouverai mon point d’entrée car il est clair qu’Amazon à un bon prix pourrait trouver une place dans mon portefeuille pour le long terme. Ils ont un excellent modèle d’affaire et j’ai confiance qu’ils continueront de croître pour le long terme même. Mais un investissement payé trop cher ne rapporte jamais.

    C’est Warren Buffett qui disait :

    « C’est lorsque la marée baisse qu’on voit qui se baigne tout nu ».

    En parlant des titres de cie qui ont des prix qui ne sont pas justifiés par leurs fondamentaux et surtout de ces cies populaires qui se vendent à un prix de fou alors qu’elles génèrent des pertes qui s’accumulent trimestre après trimestre.

    Alors voilà pourquoi j’ai de la difficulté à avoir ces titres en portefeuille. Je ne saurais pas quand les acheter…

    Pour la croissance je pourrais miser sur des small caps qui ont le potentiel de devenir de gros joueurs mais encore là, comment les choisir? Selon quels critères? Qui peut savoir d’avance que telle ou telle cie générera un tsunami sur les marchés comme Microsoft l’a fait?

    Alors encore une fois je ne saurais pas comment procéder et il est fort probable que j’aie tort la grande majorité du temps.

    Un de mes amis investis dans PLI.to depuis qu’il est à 34 cents. Ça fait deux trois ans qu’il me rabache les oreilles avec cette cie. Son prix a monté jusqu’à 3,62$ cette année. S’il avait conservé ses actions depuis le début il serait retraité. Mais, le prix de l’action fluctue sans cesse car il n’est basé que sur du potentiel. La cie génère des pertes trimestre après trimestre.

    Alors mon ami fait des in and out à court terme, souvent dans la même journée et il perd aussi souvent qu’il gagne tout en payant une fortune en frais de transaction.

    Ils sont dans le pharmaceutique. Un bon matin une nouvelle va apparaître qui va faire bondir le titre en fou en une seule journée dans un sens ou l’autre. Sera-t-il de la partie?

    Moi je n’arrive pas à mettre mon argent dans ce genre de titre et surtout de cette façon. C’est du gambling.

    Vas-tu publier ton portefeuille. Je serais curieux de voir sur quels titres tu mises et sur comment tu t’y prends?

    En passant, savais-tu que selon plusieurs études 90% du rendement du marché boursier du dernier siècle a été causé par les dividendes et leur croissance, non par les titres croissance?

    Le passé n’est pas garant de l’avenir mais la logique reste la logique. Moi c’est ce qui m’a convaincu.

    J’achète une cie pour les revenus qu’elle rapporte et pour ceux qu’elle devrait pouvoir raisonnablement rapporter compte tenu de sa position dans le marché. Chaque fois qu’elle rapporte plus, forcément elle vaut plus. Surtout lorsqu’elle a démontré réussir à augmenter ses revenus de façon constante année après année. Lorsqu’elle verse un dividende en croissance, elle prouve non seulement que son cash flow est réel (tellement de cie trichent sur les états financiers), mais elle fait aussi augmenter la valeur du titre toujours selon la même logique. Un investissement qui rapporte plus vaut plus. J’adore donc les cies qui peuvent facilement transmettre le coût de l’inflation à leurs clients comme Tim Hortons peut le faire.

    Ainsi pour l’instant seules 2 approches me convainquent. L’approche indicielle qui devraient rapporter un peu moins que le marché (pertes dues au timing d’achat par le gestionnaire du fonds et par les frais de gestion) mais dont la VANPA varie bcp plus que le marché ne varie réellement (c’est une des choses que je n’aime pas de cette approche… la VANPA vaut souvent moins que la valeur réelle des actifs détenus avec un fonds commun) et l’approche par la technique des dividendes en croissance.

    Une seule me motive à investir 15-20,000$ par an et c’est l’approche des dividendes car mon revenu croisse de façon tangible et mesurable et en investissement, j’adore le concret! Recevoir chaque mois mes chèques et les réinvestir comme bon me semble me plaît. J’ai l’impression de jouer au Monopoly ou à un jeu semblable mais avec du vrai cash!

    1. D’après ton commentaire précédent, ça me fait plaisir de constater ton niveau d’enthousiasme pour le sujet.

      Personnellement, je ne crois pas au « day trading » et je ne suis pas un disciple de l’analyse technique. Je ne connais personne (crédible) qui a eu un grand succès avec ces techniques. C’est une erreur selon moi de vouloir battre le marché, car nous connaissons rien de plus que les millions d’autres investisseurs. Je suis plutôt de l’école Buffett. En me basant sur l’analyse fondamentale, j’essaie de miser sur des entreprises solides bien gérées, peu endettées avec un bon potentiel de croissance.

      La portion « stocks » de mon portfolio est composée à 50% de titres de type « blue chip » qui versent des dividendes (ex: BCE, CIBC, Coca-Cola, etc.), à 40% des titres « small caps » qui misent sur la croissance (ex: Corus Entertainment Inc., High Liner Foods Inc., Westjet, etc.) et 10% dans un fond de placement. Comme tu vois, je n’ai pas de recette magique! J’attends et j’investie davantage quand les marchés sont « bearish ». D’ailleurs je considère que présentement est un bon moment pour acheter progressivement des titres de qualité.

  5. Je ne comprends pas pourquoi vous essayer d’étudier et d’analyser le marché plutôt que de laisser les autres le faire.

    Pourquoi ne pas investir dans les fonds indiciels à faible frais administratif? 95% des gens ne réussissent pas à battre le marché. Vous obtiendrez une meilleure diversité. Mon portefeuille est composé des indice US, International et obligations.

    Pour Amazon, il y a un faible revenu car 99% est reinvesti pour la croissance, ce qui fausse les données.

    Bon succès à tous!

    1. Merci pour le commentaire. Je viens de découvrir votre blog et je vais y jeter un coup d’œil.

      Vous avez raison, il est pratiquement impossible de battre le marché de façon constante. Les fonds ETF, comme Vanguard, sont une excellente option selon moi. Pour l’instant, j’investis dans des entreprises que j’aime. Par contre, il est fort probable que je transfère une partie de mon portefeuille dans des fonds indiciels d’ici ma retraite dans deux ans.

      Avez-vous des bons fonds à conseiller?

      Aussi, je vois que vous investissez une grande partie de votre avoir dans le marché immobilier. Est-ce que votre plan pour la retraite est de générer un revenu passif à partir d’immeubles à revenu?

      1. Je n’ai entendu que du bon de Vanguard et il existe VanguardCanada, alors j’y jeterai un coup d’oeil. J’ai un compte avec Vanguard aux États-Unis. Ils n’ont pas la meilleure des interfaces, mais avec des frais de 0.05% et 0.10%, disons que ça bat pas mal mes anciens fonds d’employeurs à 1.5%+ de frais…

        De même, j’ai entendu beaucoup de bien des fonds indiciels e-series de TD. Vous pouvez y accéder par un compte TD ou bien avec un courtier à escompte tel que questrade.com (ils ont un site en français).

        Pour le reste, j’y vais dans le simple: stock US, obligations et un peu d’internationale. Je me dis que si marché US s’écroule, le reste du monde va tomber avec, alors je ne m’en fais pas trop. 😉

        1. Et pour l’immobilier, nous vivons dans un secteur dont les prix sont fous. Nous étions locataires avant, mais avec les déductions d’impôts et le fait de se « sentir chez soi », nous avons décider de retourner propriétaire. Seul l’avenir dira si c’était une bonne idée… ou la plus mauvaise décision. :)

          Aucun immeuble à revenu de prévu !

        2. Lorsque j’aurai plus de USD je vais faire un test avec Vanguard. L’argent US est trop dispendieuse pour le moment, alors je vais attendre un peu avant de faire la conversion. Je trouve que la version canadienne de Vanguard est un peu moins intéressante.

          Les frais de gestion demandés par les banques sont effectivement scandaleux. Ça fait une immense différence sur le rendement à long terme et très peu d’investisseurs s’en soucis. C’est mon cheval de bataille! J’ai d’ailleurs écris un article sur le sujet: Votre conseiller financier prendra sa retraite avant vous. Merci pour le commentaire!

          1. Sais-tu comment convertir du CAD en USD et vise-versa avec la méthode de Norbert’s Gambits?

            Le prix du USD n’a pas rapport, le prix des actions seulement est important. Depuis 2 ans, les ETFs de Vanguard Canada et Blackrock comme VXC et XAW sont idéales pour éviter de convertir des $ et ils sont très abordables. Quelqu’un qui ne veut pas trop se compliquer la vie n’a qu’à mettre 70% dans VXC ou XAW et 30% dans VCN ou XIC et c’est tout!

            Les marchés, au prix actuel, devraient générer environ 5-6% et le taux d’inflation est très bas, tout ira bien!

          2. Je ne suis pas familier avec cette méthode et on se posait justement la question. Nous avons pas énormément de USD et nous aimerions acheter des ETFs américains.

            Merci pour le tuyau Barbu!

    2. Moi ce que je ne comprends pas c’est d’abord ce désengagement généralisé des gens envers leurs finances, leurs enfants, leurs problèmes… pourquoi toujours chercher à laisser les autres faire… garderie, fonds communs etc…

      En faisant on développe une richesse qui vaut tout l’argent du monde, c’est notre richesse intellectuelle et notre savoir faire.

      Et puis je ne comprends pas pourquoi ne pas se renseigner sur 500 compagnies choisies selon des critères arbitraires (lire sur comment est constitué un indice) serait supérieur à apprendre à analyser des états financiers et à investir son argent soi-même dans 20-30-50 compagnies choisies pour leurs qualités. Surtout qu’avec un portefeuille de 20 cies bien sélectionnées on peut obtenir une diversification amplement suffisante.

      Lorsque tu atteindras la retraite et que tu auras un capital d’un montant X, comment le transformeras-tu en revenus? En laissant les autres transformer ton capital en revenus? I.e. en souscrivant une rente viagère à un taux merdique qui annulera tous les soi-disant profits que tu feras de plus en achetant tous les indices…

      À trop diversifier on finit souvent par diluer…

      Il sera trop tard pour commencer à faire des erreurs graves avec 500,000$ ou 1 million… Vaut mieux selon moi apprendre à l’investir et à générer des revenus passifs maintenant, dès le commencement.

      Vas-tu appliquer la technique qui consiste à vendre 4% de tes actifs chaque année?

      Et si le marché est baissier au moment de prendre ta retraite? Dépenser trop de capital au début de la retraite pourrait mener à épuiser le capital avant terme…

      Je ne commente pas dans le but de critiquer agressivement. Je ne détiens pas la vérité. Je cherche juste à comprendre la logique derrière car elle ne me convainc pas.

      Bien sûr, toutes les méthodes ont leurs avantages et leurs désavantages et personne ne connait l’avenir de toute façon. Mais je ne vois pas en quoi la méthode indicielle est supérieure.

      Lorsque Warren Buffett explique qu’il recommande à sa famille de mettre 90% de leur argent dans un fonds indiciel de Vanguard, c’est notamment parce qu’il sait que personne dans sa famille n’a d’intérêt pour la chose et qu’ainsi, la meilleure chose à faire dans le contexte et pour la plupart des gens d’ailleurs c’est d’investir son argent dans un fonds indiciels au lieu de la jouer au casino de la bourse en faisant n’importe quoi ou de la mettre en cpg qui ne protège même pas le capital contre l’inflation.

      Lui qui est un gourou de l’investissement n’investit pas lui-même dans un fonds indiciels…

      Je ne suis bien sûr pas Warren Buffett, je ne prétends pas l’être ni un jour me rapprocher de lui mais voici pourquoi j’investis dans des actions individuelles qui versent des dividendes en croissance si ça peut répondre à ta question :

      – la méthode est intégrée, pas besoin de vendre des actifs pour tirer des revenus de mes investissements. Je sais combien je gagne et dans la vraie vie on dépense des revenus, pas notre valeur nette et moi je compte vivre de mes revenus passifs d’investissement. Alors je veux avoir du contrôle sur leur provenance;
      – voir mes revenus passifs croître me motive au plus au point. Grâce à cela j’épargne 20k par année. Voir un fonds fluctuer et faire des paper gains ou paper loss.. ne me motive pas et ça me permet difficilement de quantifier mes progrès car j’ai un objectif de revenus, pas de capital;
      – en investissant dans des cies qui versent des dividendes en croissance, je suis forcé d’investir dans des multinationales qui ont généralement un avantage concurrentiel majeur par rapport à leurs concurrents
      – les dividendes c’est un tiens au lieu de 2 tu l’auras. J’ai un retour en cash chaque trimestre sur mes investissements. Comme avec les loyers d’un immeuble à revenus, c’est du concret et ça j’adore ça. Que l’action fluctue, monte ou baisse, je reçois une part de mon rendement en argent réel et sonnant.
      – c’est un investissement basé sur une logique que je comprends : un actif qui génère plus de cash flow vaut plus. En augmentant le dividende, l’action prend automatiquement de la valeur
      – 90% du rendement du marché est la conséquence directe ou indirecte des dividendes

      Ayant investi plusieurs années durant dans des fonds mutuels, à plusieurs reprises je me suis fait faire le coup suivant : fermeture du fonds par la cie émettrice qui réévalue périodiquement l’offre de fonds qu’elle fait à ses clients et c’est généralement chaque fois au mauvais moment que ça se produit. Tu te ramasses alors avec un gros magot à réinvestir d’un seul coup où… et là on fait souvent de mauvais choix.
      – Ensuite, j’ai souvent remarqué que lorsque les marchés chutent, les fonds chutent plus que les actions du fonds. Les gens qui détiennent des fonds surréagissent aux événements parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils font…

      Bref… convainc moi.

      1. Merci d’avoir pris le temps de faire un commentaire aussi détaillé!

        Pour l’instant je vise la croissance de ma valeur nette plutôt que la croissance de mes revenus passifs. Il me reste environ deux ans avant la retraite, alors je maximise mon avoir. Ainsi, je suis investi à 100% dans le marché boursier (je ne compte pas mon condo comme un investissement). Je fais du « stock picking » dans des entreprises solides, mais prometteuses. Je gère entièrement mes investissements depuis une dizaines d’année. Humblement, je pense qu’il est pratiquement impossible de battre le marché de façon constante. Je crois à la théorie de « l’efficience des marché ». C’est pour cette raison que je vois Vanguard comme une bonne option.

        Mon objectif est de vivre de mes investissements, sans toucher à mon capital. J’espère vivre en retirant 4% de mes rendements et en payant le moins d’impôt possible. Quand viendra la retraite, je vais sûrement changer mon style d’investissement. Je vais probablement me tourner vers les « blue chips » et miser plus sur les dividendes.

        J’espère avoir répondu à toutes vos questions…

    3. Petite précision…
      Les bénéfices (de Amazon dans ce cas) sont présentés dans le « income statement » et l’argent reeinvestit est consignée dans le cash flow statement.

      Donc l’argent reeinvestit ne va affecter que le free cash flow.

      Comme Amazon à peu ou pas de repaire&maintenance, l’operating cash flow permet de déterminer la valeur.

  6. Yeah! Je rencontre (enfin) quelqu’un de ma génération avec un parcours similaire ! J’ai 30 ans… avec une valeur nette de 550 000$ (aucune dette…épargne de + 50% du salaire!) Je m’occupe de mes actions tout en considérant quelques ETF 😉 Les intétêts/ dividendes sur mes placements sont maintenant plus importants que mes cotisations…l’argent se fait tout seul ! (effet boule de neige…vive l’intérêt composé pour les 15 prochaines années…)
    Mon plan retraite: être libre de choisir… No rat race for me :)

    1. Wow, le montant de vos épargnes est impressionnant! J’aurais aimé avoir un tel montant à mes 30 ans. Bravo! Vous êtes en excellente posture pour atteindre l’indépendance financière rapidement.

      Quel bonheur de rencontrer (virtuellement) des gens qui prennent leurs finances en main et qui résistent à la surconsommation dans le but d’être vraiment libre.

      Merci pour le commentaire Mary. Au plaisir de rester en contact!

      1. Bonjour, je vous suggère d’ajouter à cet ouvrage à votre liste de lectures: « J’achète! Combattre l’épidémie de surconsommation » de John de Graaf (Fides, 2004). Il vous aide à comprendre les pièges de la surconsommation et à les déjouer. Il est disponible à la bibliothèque.

        Moi, je fais toujours mon budget et mon bilan financier pour être libre financièrement et pour ne plus être esclave de la société d’abondance matérielle!

          1. Salut, dis-moi après l’avoir lu! Dans ce livre, il explique pourquoi les consommateurs sont « infectés » par un virus appelé « rage de consommer. » Le livre est divisé en trois parties: les symptômes du virus, les causes de l’infection et les traitements pour le guérir.
            Bonne lecture!

  7. Il est une chose qui ne semble pas avoir été discuté en détail et qu’il est important d’avoir à l’esprit entant qu’épargnant. Les marchés sont très spéculatifs. Ils contiennent pleins de « bulles » que seuls maîtrisent une poignée d’individus. Et même eux ne sont pas à l’abri d’une baisse soudaine des rendements car ils se livrent une féroce compétition entre eux.
    Bien sur, nous, les « petits » épargnants, avons une certaine incidence, vu notre nombre, mais il reste que ce n’est qu’une incidence.
    Quand les entreprises se livrent à des annonces dans le seul but de voir leurs titres augmenter, il y a de quoi être prudent.
    Personnellement, je me suis « accoté » avec des gros et ça m’a bien réussi. ( retraite à 59 ans, sans fonds de pension d’employeurs, et malgré l’acquisition de pleins de « jouets mécaniques » achetés à rabais, bien sur, mais sans étouffer les vendeurs. )
    Selon une rumeur, Kennedy père se serait retiré du marché boursier quelques temps avant le crash de 1928 après qu’un chauffeur de taxi lui aie conseillé l’achat d’un titre en particulier. Il se serait dit alors que le marché de la bourse, livré à tant de non initié, était voué à l’échec….Rumeur ou vérité ?

    1. Merci pour la contribution à la discussion Yves!

      Étant donné que ma conjointe et moi sommes complètement investis en bourse, nous sommes vulnérables aux humeurs du marché. Une crise de l’ampleur de 2008 pourrait se reproduire. D’ailleurs, je ne crois pas que les politiques du Présdient Trump vont réduire la volatilité et la spéculation. Il y une certaine part de risque! Pour diminuer ce risque, nous transférons progressivement nos investissements vers des fonds indiciels, plus diversifiés (plutôt que d’investir dans des titres individuels).

      Chaque mois, je lis un article qui prédit un krach imminent de l’économie. Je préfère en faire abstraction, pour ne pas perdre la tête comme certains investisseurs!

  8. Merci « le jeune » Loll

    Vous avez tout a fait raison, une panique des investisseurs pourrait avoir un effet catastrophique. Et en plus, elle enrichirait les gros investisseurs qui eux, achètent à rabais et ont les moyens d’attendre que les cours reprennent. Ce qui ne ferait, selon moi, qu’augmenter l’écart entre les classes….

    C’est avec beaucoup de plaisir que je découvre votre site et il me plait tout particulièrement. Merci de partager toutes ces informations avec nous.

  9. Effectivement ta façon de procéder correspond aussi à la mienne. C’est pourquoi sur mon blogue, mensuellement je fais un suivi rigoureux de ma valeur nette, de mes actifs et de mes passifs. Et surtout de mes revenus de dividendes.

    C’est de cette façon que je peux confirmer que ma façon de procéder est la bonne. Un petit pas en avant à chaque mois vers l’indépendance financière.

    Lâche pas et merci de partager tes expériences.

    1. Merci LeDividende!

      Je n’ai jamais vraiment eu la « bosse des maths », par contre quand vient le temps de compiler mon budget ou mon avoir net, je m’éclate. Ces outils me permettent de mesurer mon niveau de liberté. D’ailleurs, je calcule ma richesse en termes d’années de retraite (ou d’années de liberté financière). C’est beaucoup plus concret!

  10. « 30 000$ X 25 = 750 000$

    Cette hypothèse a été démontrée (voir l’étude). Pour obtenir 4% de rendement, il faut en réalité générer 7% de rendement avant la déduction faite pour l’inflation (qui est de 3% en moyenne). »

    Question sur ce paragraph. Je suppose que ton 4% est pour générer le même montant que tes dépenses (4% *750000 = 30000). Mais dans ce cas le 30000$ serait brut et donc le montant serait moins un fois le gain en capital déduit. Ne serait-il pas mieux de prévoir un retrait de 5% pour s’assurer de générer 30000$ net d’impot?

    1. Bonjour Viddy,

      Nos dépenses réelles sont inférieures à 30 000$/années et les impôts ont été budgétés dans ce montant. D’autre part, les impôts à payer sont minimes (500-600$/année) pour quelqu’un qui déclare un revenu de 15 000$/année ou moins.

      Ceci dit, il est important de préciser que la règle de 4% n’est pas infaillible. Selon le Trinity Study, lors des 100 dernières années, cette règle a fonctionné dans 96% des cas. D’ailleurs, plusieurs utilisent la règle de 3% pour s’assurer d’avoir un coussin qui couvrira les impôts, les fluctuations du marché boursier et les autres imprévus. Dans notre cas, nous ne prévoyons pas laisser d’héritage à notre mort, alors nous pourrons consommer notre capital en fin de vie. Ainsi, le 96% nous satisfait.

      Merci pour le commentaire!

  11. Bonjour, merci à tous pour vos commentaires intéressants qui éclairent sur les chemins à prendre pour accéder à l’indépendance financière! Vous êtes vraiment hot! J’admire les gens qui aspirent à plus de liberté et qui s’en donnent les moyens intelligemment. Je m’intéresse à l’indépendance financière depuis le début de la trentaine. J’ai vécu frugalement, hors des dettes et de la surconsommation en investissant dans ce qui me tenait le plus à coeur (ma famille, les voyages, l’engagement citoyen). J’ai choisi pendant plusieurs années de travailler à temps partiel pour élever mes 3 enfants. Un divorce difficile m’a affectée financièrement mais ensuite, j’ai fait des choix intelligents qui m’ont aidées à retrouver les chemins de l’épargne (retour au travail à temps plein, rachat de notre triplex qui me donne un logement gratuit avec des revenus, obtention d’un poste de conseillère municipale qui me permet de m’impliquer dans ma communauté tout en dégageant un revenu supplémentaire, etc). J’ai 49 ans et je pense travailler à temps plein pour encore 1 an et demi. Ensuite, une année de liberté en traitement différé m’attends (yé! goûter à cette liberté qui me fait si envie!), puis retour au travail à mi-temps pour 5 ans (pré-retraite), pour prendre ma retraite définitive de la Rat race à 56 ans…Je suis dans l’enseignement et j’aurai un petit fond de pension que je compléterai avec mes épargnes. Je suis très bonne pour épargner (50% de mes revenus nets) mais je laissais mes économies à la banque avec des taux d’intérêt déprimants. Récemment, j’ai pris la décision de bouger une bonne partie de mes avoirs vers Tangerine qui offre des fonds indiciels, avec des frais de 1, 07$. Pour quelqu’un qui a peu de temps à mettre pour connaître l’investissement, ça me semblait un bon compromis. Que pensez-vous des fonds Tangerine pour des néophytes? Au moins, je me dis que les frais sont plus bas et leurs fonds ont donné de bons rendements depuis leur création…Comme vous, je ne souhaite pas prendre ma retraite rapidement pour me consacrer au golf, mais pour m’impliquer dans des projets personnels qui me font vibrer. Bon succès à tous et toutes!

    1. Merci Ginette pour le témoignage inspirant!

      Aussi, bravo pour votre stratégie d’épargne!

      Je ne suis pas vraiment familier avec Tangerine, mais après une recherche rapide, je constate que les rendements sont assez intéressants (source). En plus, les frais de gestion sont d’environ la moitié de ceux des fonds communs qui vous seraient proposés à la banque. Déjà là vous êtes gagnante. Ceci dit, je vous invite à vous informer sur les fonds négociés en Bourse (FNB). Les frais de gestion sont encore moindre et le rendement suit celui des grands indices boursiers (comme Tangerine). Les banques n’offrent habituellement pas ce type de placement, car ce n’est pas payant pour elles. Par contre, votre banque pourra vous indiquer comment ouvrir un compte de courtage en ligne. Par la suite, vous aurez l’option d’acheter des FNB vous-même.

      Voici un article que j’ai écris sur le sujet: Votre conseiller financier prendra sa retraite avant vous

      Bon succès!

  12. Bonjour, Je viens de découvrir votre blogue très interessant. Jai 25 ans mariée un bébé en route. Je suis bonne lorsqu’il s’agit d’économiser (50% revenus) mais dès que vous parlez de portfolio, dividendes, actions, FNB, c’est du chinois pour moi. Quels livres suggérez vous pour en apprendre plus à ce niveau, comme vous présentez le fait d’investir comme une étape importante à la liberté financière ?
    Merci d’avance

    1. Bienvenue Sacha!

      Bravo pour le taux d’épargne, il s’agit de l’étape la plus importante.

      Je vous conseille le livre The Simple Path to Wealth. Vous pourrez certainement le commander à votre biblio.

      Personnellement, je trouve que le meilleur point de départ est d’investir dans des FNB (ETF en anglais). Il s’agit d’un ensemble de titres boursiers qui sont représentifs des grands indices. Ainsi, ça vous évite d’acheter les stocks un à un et le rendement est bon. Surtout, c’est le meilleur moyen d’éviter les frais de gestion élevés imposés par les banques. C’est d’ailleurs pour cette raison que votre planificateur financier fera tout pour vous dissuader d’en acheter. Je vous invite aussi à lire: Votre conseiller financier prendra sa retraite avant vous

      Bonne lecture!

  13. Bonjour,
    Moi aussi, je viens de découvrir votre site et cela tombe à pic. Car je dispose de qques stock options de ma compagnie qui vont bientôt arriver à expiration et je veux « rapidement les exercer » pour ne pas tout perdre. Peux-tu me conseiller un « novice » sur la facon de procéder et quel peux être l’institution efficiente qui peut m’accompagner (orienter)?
    Cela sera très apprécié!!
    PS : j’ai cherché sur le site une adresse courriel par où écrire…
    Merci

    1. Bonjour Al,

      En toute transparence, je n’ai aucune expérience, ni expertise avec les options d’achat. Ainsi, je ne suis pas en mesure de vous conseiller intelligemment. Par contre, peut-être qu’un lecteur pourrais vous aider…

      Y a-t-il quelqu’un qui a déjà exercé des « stock options »?

  14. Bonjour,
    j’ai 39 ans, et depuis plusieurs mois j’ai entrepris mon éducation pour parvenir à la liberté financière. Pour moi ça passe par l’investissement immobilier hors-Québec. J’aime beaucoup que vous preniez le temps de partager vos apprentissage sur Internet, c’est très généreux. Je me permet de mettre en doute votre affirmation qu’une maison n’est pas nécessairement un bon investissement. Un individu qui achète une maison peut après quelques années prendre une marge de crédit (HELOC: home owner line of credit) à très faible taux qui peut financer l’achat d’une propriété à revenu. Sur laquelle on peut éventuellement prendre un autre HELOC et financer une deuxième propriété à revenus. C’est la porte d’entrée pour utiliser le merveilleux levier financier que permet l’investissement immobilier. Faire de l’argent avec l’argent prêté par la banque à très faible taux. Tant qu’à l’épargne, oui mais il faut faire terriblement attention où on stationne notre argent. Trop de personnes stationnent leur argent à des endroits pas assez profitable… Voilà une perspective parmi tant d’autres!

    1. Bonjour Julie,

      J’avoue ne pas être familier avec les investissements immobiliers hors-Québec. Si vous désirez partager votre expérience, n’hésitez pas!

      Je pense que sur le plan strictement financier, l’achat d’une demeure (pour y vivre) n’est pas toujours un bon placement. Dans un marché comme celui de Montréal, où un condo moyen coûte 300k$, la location est très souvent avantageuse. Par contre, si l’immeuble rapporte des revenus, ça devient plus intéressant. D’ailleurs, je vais présenter l’histoire inspirante d’un couple qui a atteint la liberté financière en investissant dans des immeubles à revenus dans les prochains mois.

      L’effet de levier est très puissant en effet. Tout comme vous, je serais plus enclin à contracter une dette pour investir en immobilier que d’investir en bourse sur marge.

      Je pense qu’on est d’accord sur le fond!

      Merci pour le commentaire!

  15. Je viens de découvrir ce site. J’aime beaucoup votre façon d’amener les choses qui ressemble beaucoup à la mienne. Personnellement, je veux atteindre l’indépendance financière afin de ne plus avoir à travailler pour un boss et surtout, pour avoir la liberté de mes choix. Le mot-clé, c’est liberté. Lorsque j’aurai atteint ce stade, je pense que j’apporterai toujours autant à la société, car rendu là, je vais mener de front pleins de projets. Impossible pour moi de penser que je deviendrais inactive. Je vais juste vivre autrement.

    1. Quel bel objectif Cynthia!

      C’est également la mien. Atteindre l’indépendance financière libère le cerveau de tous les stress liés à l’argent. Ça permet d’être plus créatif, de démarrer des projets impossibles puisque non lucratifs et, surtout ça permet de se dédier à ses passions. Dans un tel contexte, je pense que notre contribution à la société est plus significative. Les gens heureux et épanouis apportent plus à la société que les « rats de laboratoire ». C’est mon humble avis.

      Au plaisir de lire vos prochains commentaires! :)

  16. Wow super! Un site québécois! Et montréalais! Je suivais de très près Jacob avec son site de earlyretirementextreme et je viens de découvrir le tiens.

    Je vivais déjà un vie bien frugale mais j’ai commencé il y a 5 ans à épargner plus intensément pour la même raison que vous: l’achat d’un endroit où vivre. Les aléas de la vie ont fait que le projet a été annulé et je me suis longuement questionnée sur quoi faire pour finalement tomber sur le site de Jacob. J’avais déjà une bonne avance et en faisant le calcul de mes dépenses confortables * 25, j’arrivais à ce moment à un montant à 110 000$ près de ce que j’avais déjà épargné. Alors j’ai continué. Sur 5 ans j’ai épargné entre 60 et 75% de mon revenu. J’ai dû réajuster mon montant à épargner car j’ai changé de logement locatif mais rien de bien alarmant.

    J’ai maintenant 31 ans et d’ici la fin de l’année j’aurai atteint le montant fixé. J’essaie d’en apprendre plus pour faire des choix d’investissement plus judicieux à la bourse mais jusqu’à maintenant, les fonds communs et FNB ont été mes alliés mais je cherche maintenant une meilleure indépendance dans ce domaine. Dans tous les cas, les revenus d’investissements ont couvert en totalité mes dépenses personnelles en 2016. En ce moment, tout laisse à croire qu’ils couvreront mes dépenses, et +.

    Bien que je pourrais arrêter de travailler à mes 32 ans, je sens que je n’ai pas fini d’apprendre à mon travail et c’est cette soif d’apprendre qui me permet d’avancer dans la vie. Par contre il est clair que si j’ai l’impression que ça ne m’apporte plus rien, y’a rien qui m’empêche de prendre une pause et voyager ou faire du bénévolat etc.

    Le fait d’atteindre l’indépendance m’apportait une sécurité et une liberté. La sécurité financière et la liberté de consommer comme si tout coûtait la même chose (et donc choisir quelque chose de durable versus quelque chose en plastique) ou consommer local et ou bio. Ça me permet de vivre plus selon mes valeurs.

    Mon downside est probablement en ce moment ce en quoi mon argent est investi. J’essaie de voir mes alternatives.

    Au plaisir de te suivre.

    1. Salut Ady,

      Bienvenue dans la communauté! Ton témoignage est super inspirant!

      Tes dépenses sont extrêmement basses. Je n’ai jamais vu ça! As-tu des trucs à partager? Comment fais-tu pour te loger? Je suis certain que les lecteurs auraient plein de questions pour toi…

      Le plus libérateur est d’atteindre l’indépendance financière. Juste le fait d’avoir la liberté de travailler ou non change complétement la vie. C’est ce que les blogueurs américains appellent le « fuck you money ». Ainsi, tu travailles par choix, par intérêt et non par obligation.

      J’ai écris un article sur comment investir en bourse. C’est un bon point de départ. J’écrirai surement la suite prochainement.

      Au plaisir de lire tes prochains commentaires! Merci!

      1. Je voulais seulement spécifier que dans mon texte, ce n’est pas de 110 000$ que j’ai besoin comme montant final mais plutôt ce qui me manquait dans le temps pour atteindre mon montant final 😉

        Je dois quand même avouer que 7 ans à vivre avec plusieurs colocataires à Montréal ont fait que mes dépenses ont été extrêmement basses de ce côté; nous payions 250$ tout inclus pour vivre très près du centre-ville. Mes dépenses mensuels à ce moment variaient entre 600$ et 800$, incluant les voyages ailleurs dans le monde que je me permettais). Je n’achetais pas de passes mensuels et je marchais ou prenais mon vélo pour travailler.

        Maintenant mes coûts ont maintenant augmenté: 620$ pour un 3 et demi tout inclus mais plus loin de mon travail alors je dois me payer une passe de transport en commun durant l’hiver (parce que je ne suis pas à l’aise de faire du vélo d’hiver). Mais d’un autre côté, mon salaire a augmenté avec les années alors il n’y a pas vraiment eu d’impact sur le montant que j’économise, mais plutôt sur le pourcentage que je mets de côté vs mon salaire.

        J’ai travaillé à temps partiel à plusieurs reprises durant ces années là (genre un 4 jours semaines) et j’ai pris plusieurs semaines sans solde pour pouvoir voyager. Alors vraiment, je ne me suis pas privée. Maintenant, par contre, sachant que j’atteins mon objectif de façon imminente, je me laisse plus de jeu, j’investis sur ma santé, ma communauté locale (paniers bio, designer locaux), ma forme physique (des cours de yoga qui me permettront d’avancer dans mon niveau quand j’en ferai chez moi). Comme j’ai eu une promotion au travail, mon salaire a de nouveau augmenté ce qui fait que ces achats n’ont eu vraisemblablement aucun impact sur le montant économisé automatiquement.

        Finalement, je suis le tout sur une feuille excel depuis 2012. J’ai remarqué l’année dernière que la différence entre le montant en décembre 2015 et celui de décembre 2016 était l’équivalent de mon salaire net… Comme quoi les intérêts et dividendes avaient couvert la totalité de mes dépenses de l’année.

        Présentement, en faisant le même exercice, la différence dépasse déjà mon salaire net. Ça m’a donc confirmé que je suis sur la bonne voie de l’indépendance financière :) En espérant donc que mon commentaire saura encourager certains de se lancer à l’aventure et qu’il est possible de trouver à Montréal des loyers à prix abordables pour aider à réussir ce projet.

  17. Je navigue de puis peu votre site mais j’aime bien votre philosophie et j’aimerais moi aussi espérer prendre ma retraite relativement tôt malgré que je commence tard.

    J’aimerais savoir, sur le calculateur d’années restante avant la retraite de Noteworthify, faut-il mettre notre revenu annuel brut ou net?

    Merci.

      1. Merci pour votre réponse. Pour faire un petit résumé rapide, une fois que les dettes sont payées, vous suggérez de maximiser le REER et le CELI puis toute autre épargne l’investir? Je simplifie bien sûr…

        Étant donné que je commence tout juste à m’intéresser au sujet, je ne me vois pas prendre moi-même des décisions en bourse mais j’étais contente que votre recommendation, celle d’utiliser les programmes d’investissements de Tangerine, est une chose que j’ai fait par moi-même au mois de décembre dernier. Ça m’a rassuré que c’était une bonne décision car vraiment, les CPG, ça n’avance tout simplement pas assez à mon goût!

        1. Bonjour Caroline,

          Je ne suis pas planificateur financier, alors je ne peux pas vous donner de conseils sur les placements.

          Voici, par contre, la stratégie que j’ai utilisée:

          1- Réduire ses dépenses au minimum
          2- Épargner 50-60% de son revenu net
          3- Payer ses dettes
          4- Maximiser les cotisations aux comptes CELI et REER
          5- IMPORTANT: Investir l’argent disponible dans le CELI et le REER dans le marché boursier
          6- Investir l’épargne additionnelle en bourse sur une base mensuelle
          7- Rééquilibrer son protefeuille ponctuellement
          8- Maintenir ce mode de vie pendant 13 ans pour être libre financièrement

          Pour ma part, j’ai investi dans une trentaine de titres boursiers. Or, ceci requiert certaines connaissances et un suivi assez rigoureux (i.e. rééquilibrer le portefeuille, acheter, vendre, etc). Je m’oriente désormais vers les FNB (fonds négociés en bourse) pour simplifier le processus. Par ailleurs, si je n’avais pas le temps ou les connaissances pour gérer tout ça moi-même, je serais tenté par les robots-conseillers. Par exemple, WealthSimple est une solution clé en main qui semble intéressante. Les frais de gestion sont relativement bas, le rendement suit celui du marché et le rééquilibrage du portefeuille est automatique.

          Bonne recherche!

  18. Je prends votre liste comme base. Je suis heureuse de dire que je n’ai aucune dette alors je sens que j’ai en partant un petit avantage.

    Merci de vos conseils!

    1. Bonjour Caroline,

      C’est la stratégie que nous avons trouvée (et testée) pour être financièrement libre. Vous pouvez piger là-dedans pour créer votre propre stratégie. Déjà, en n’ayant pas de dettes, vous avez une longueur d’avance.

      Le nerf de la guerre est vraiment l’épargne. Trop de gens mettent l’emphase sur les revenus. Ils prennent des risques irrationnels pour s’en mettre plein les poches. Or, vous avez beaucoup plus de contrôle sur vos dépenses que sur vos revenus. Ainsi, en pratiquant l’épargne intensive (50-60%), vous serez libre en moins de 15 ans.

      Bonne suite!

  19. Bonjour, j’aimerais avoir une clarification sur le calcul du taux d’épargne. Si mon employeur et moi-même cotisons dans un régime à cotisation déterminées (RCD), que dois-je inclure dans le numérateur et le dénominateur du calcul du taux d’épargne ? Je donne des chiffres pour illustrer ma question.

    Sur ma paye, en plus de l’impôt, sont prélevés 8 % de mon revenu brut qui vont dans le fond de pension. À ça, l’employeur verse un 8,6 % additionnel dans le fonds de pension. Ce sont 16,6 % qui s’additionnent à mes épargnes retraite avant que le chèque de paie ne soit déposé dans mon compte chèque et n’est donc pas inclus dans mon revenu net disponible. Voici donc ce que j’utilise comme calcul :

    Taux d’épargne = (cotisation employeur + cotisation employé + épargnes personnelles CELI, REER) / (chèque de paie après impots et cotisations au régime de retraite et assutrances collectives + cotisation employeur + cotisation employé )

    Est-ce juste ? Dois-je inclure les cotisations de l’employeur et les cotisations volontaires de l’employé dans les revenus disponibles et l’épargne ? J’ai l’impression que je dois les inclure car ils font partie de mes épargnes et si je quitte mon emploi, ils se transféreront en REER immobilisés.

    1. Bonjour Philippe,

      Bienvenue dans la communauté!

      Le taux d’épargne est le pourcentage de votre revenu net qui est épargné. Ainsi, le numérateur est le montant épargné (i.e. fonds de pension, REER, CELI) et le dénominateur est le montant de votre revenu net d’impôt.

      Alors, je le calculerais de la même façon que vous, soit:

      Taux d’épargne = (cotisation employeur + cotisation employé + épargnes personnelles CELI, REER) / (chèque de paie après impots et cotisations au régime de retraite et assutrances collectives + cotisation employeur + cotisation employé)

      Vous devriez avoir un excellent taux d’épargne avec un tel fonds de pension!

      J’espère que ça répond à votre question. À bientôt j’espère!

  20. Bonjour,

    Merci de partager votre vision, vos articles m’on ouvert les yeux sur l’indépendance financière. J’ai vu une publicité de barrage capital sur votre dernier article, est-ce que vous les connaissez? Et si oui, qu’en pensez vous?

    1. Bonjour Frédérik,

      Bienvenue dans la communauté!

      Je n’ai aucun contrôle sur les pubs qui apparaissent sur ce blogue. Elles sont générées selon votre profil de recherche Google. Ainsi, je ne connais malheureusement pas Barrage Capital.

      Bonne journée!

  21. Bonjour,

    Je vis présentement ma première année de retraite à 46 ans. Je me considère semi-retraité car j’étais à quelques années de mon objectif d’indépendance financière lors d’une restructuration où j’ai eu la possibilité de prendre une prime de départ. Alors au niveau financier il m’en manque un peu pour me considérer pleinement indépendante.

    Ma situation me permet de regarder les choses différemment et certains des sujets de discussions me font un peu sourire. Je me permet de partager mes pistes de réflexions:

    1-L’économie s’effondrerait si tout le monde se retirait aussi tôt. De faire des prédictions sur le fait que tout le monde ferait le même choix (prendre sa retraite très tôt) n’est pas vraiment un argument. Personne ne fait les mêmes choix dans le vie. Des gens continue de travailler par choix et par passions bien au delà de 65 ans. D’autres font le choix d’arrêter tôt et de contribuer différemment à la société.

    Avant les années 70 la plupart des femmes demeurait à la maison, donc pendant des décennies la moitié de la population active effectuait un travail non rémunérer et l’économie capitaliste se portait plutôt bien. Les enfants des jeunes retraités n’ont pas besoin de places en garderies, leurs parents vieillissant ont moins besoin d’aide à domiciles. Plus de gens autonomes financièrement représente un filet social et une charge de moins pour les finances de l’état.

    2- Les calculs pour déterminer un montant nécessaire pour atteindre l’indépendance financière doivent pas être considérer comme des chiffres absolu. Il est nécessaire de faire un calcul en prenant un taux d’inflation et un taux de rendement fixe pour se faire une idée mais il faut aussi se laisser de la marge dans un calcul d’indépendance financière.

    Par exemple, certains frais de mon budget sont fixes, j’ai pas le choix de payer mon compte de taxes. Par contre dans une mauvaise année de rendement je peux très bien laisser faire le voyage à l’étranger. Je peux aussi faire le choix d’aller chercher un revenu d’appoint, prendre un travail contractuel pour quelques mois. En ce moment j’ai décidé d’arrêter tout travail pendant une période de 18 mois. Après je vais peut-être ajuster avec un emploi à temps partiel ou ma propre entreprise pendant quelques années. Il y aura donc des périodes de retraite et d’autres de travail. Bref je m’ajuste!

    Je crois que tout ceux qui visent ou vivent l’indépendance financière seront d’accord avec moi que l’important c’est le mot indépendance. C’est prendre chaque aspect de notre vie et regarder ce qui est vraiment important pour nous et non pas se faire dicter sa vie par le marketing.

    1. Bonjour,

      Bienvenue dans la communauté! Merci pour l’excellent commentaire!

      C’est étrange à quel point quelqu’un qui épargne pour être libre peut être marginalisé. On doit toujours se justifier. À l’autre extrême, les gens qui s’endettent pour acheter autos neuves, meubles, bateaux, téléviseurs et vêtements sont bien vus dans la société. En fait, ils sont les véritables extraterrestres!

      C’est évidemment que si la population entière vivait exactement de la même manière, tout s’effondrerait. Or, même sous un régime totalitaire extrême, ce résultat est impossible à atteindre. C’est contraire à la nature humaine.

      Je pense que notre mode de vie est très confrontant pour certains. Ainsi, ils essaient de le discréditer pour éviter de se remettre en question.

      Comme vous dites, il faut constamment s’ajuster dans la vie. C’est pour cette raison que l’exécution est plus importante que la stratégie elle-même. On peut avoir le meilleur plan au monde, si on n’a pas la flexibilité pour s’adapter aux multiples imprévus, ça mène à rien.

      Félicitations pour votre blogue. À bientôt!

  22. Bonjour le jeune,
    Le lien à la section 3.3 est invalide.
    je fais affaire avec un planificateur financier. Tu étais probablement au primaire quand j’ai commencé à épargner. Donc, à la retraite je veux me tourner vers la location. La façon que je veux procéder est dès la vente de ma maison, transférer le montant dans un outil financier dont les interets pourraient payer les mensualités. Quel est votre avis sur le sujet?
    Cordialement,
    Daniel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *